MEDECINE

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 13:52

Les aphtes vulgaires sont des ulcérations bénignes et passagères qui touchent la face interne des joues, des lèvres, de la langue, des gencives, du plancher buccal…

Ulcérations bénignes, passagères… mais douloureuses !

qui nous pourrissent la vie  et  les repas.

Existe-t-il un traitement radical de l’aphte vulgaire ?

Non.

Les prescriptions classiques (bains de bouche, pastilles à sucer) sont aussi décevantes les uns que les autres.

Des confrères m’ont suggéré de prescrire Aspégic 500, voire Aspégic 1000, en bains de bouche matin et soir.

aspegic

Il s’agit d’un traitement empirique hors indication AMM (autorisation de mise sur le marché).

Le résultat serait encourageant, voire souverain.

Dont acte.

 

Attention :

Note 1-  l’Aspégic c’est de l’acide acétylsalycilique. La molécule est donc contre-indiquée en cas d’allergie à l’Aspirine.

Note - 2 : Ne pas confondre l’aphte vulgaire, dont relève ce traitement empirique, et la maladie aphteuse (aphtose bipolaire, syndrome de Behçet…) qui nécessite une approche spécifique.

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 18:17


Lentilles - cholestérol: un rapport explosif.

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Si l'excès de cholestérol tue.

On vient de découvrir que les lentilles tuent... l'excès de cholestérol !

Une équipe du Saint Michael's Hospital (Toronto) vient de publier une étude remarquée :

Selon cette étude, les conseils alimentaires conventionnels (diminution de la consommation des graisses, de viande rouge…) ne suffisent pas en matière de cholestérol.

Pour diminuer efficacement l’excès de cholestérol (une bombe à retardement pour nos artères), il faut inclure à notre régime alimentaire des aliments spécifiques.

 

Parmi ces aliments aux effets hypocholestérolémiants (qui font baisser le taux de cholestérol dans le sang), les auteurs canadiens citent :

1-   Les stérols de plantes (margarine enrichie),

2-   les fibres visqueuses (psyllium, avoine...),

3-   le soja, les noix,

4-   les petits pois, les pois chiches, les haricots et les lentilles.

Ils montrent de façon indiscutable qu’à court terme, ces aliments spécifiques agissent comme des médicaments pour faire baisser le taux de cholestérol.

C’est une découverte majeure.

Car, face à une augmentation du taux de cholestérol, la réponse habituelle du médecin est de prescrire un médicament ( Zocor, Tahor, Elisor, Crestor, Lipanthyl…).

Avec leur cortège habituel d’effets secondaires (douleurs musculaires, troubles hépatiques…) et leurs prix prohibitifs.

Une alternative est donc possible.

N’est-il pas plus simple, avant d'aller chez le médecin, de faire un tour chez l’épicier du coin ou chez le marchand de légumes ?

Tout le monde y trouvera son compte, même la Sécu !


Note :

Tout le monde, sauf les actionnaires des labos côtés au CAC 40 !

Mais ils ont déjà trouvé la parade : ils vont spéculer sur le prix des lentilles

Note 2 :

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of the American Medical Association (Jama) du 24 août 2011.

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : santé-medecine
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 23:05


Mercredi dernier, la police arrêtait un médecin urgentiste de l'hôpital de Bayonne accusé d'avoir provoqué la mort de quatre patientes en fin de vie.

Chef d’inculpation : « Empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables ».

Mis en examen, il a été remis en liberté ce matin sous contrôle judiciaire.

Mais il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

( Pour situer le niveau de sanction, il encourt la même peine que cet homme qui, en 2008, a tué puis découpé à la scie égoïne, une institutrice à la retraite de la région nantaise.)


Aux dernières nouvelles, le parquet n’est pas d’accord avec la remise en liberté provisoire du médecin et compte faire appel.

 

Les faits se seraient déroulés entre mars et août 2011.

Ce médecin urgentiste aurait injecté à ses quatre patientes des substances « ayant entraîné le décès immédiat ».

Il aurait reconnu les faits devant la police.

 

Ce cas douloureux nous interpelle tous, médecins et patients.

 

Car le problème de l’euthanasie a beau être considéré comme chasse gardée des députés, du Sénat, des synagogues, des Eglises, des mosquées, des théologiens… c'est avant tout celui, au quotidien, de malades en fin de vie et de familles dans le désarroi.

Je côtoie ce problème tous les jours.

En tant que « médecin de famille », j'ai à m'occuper de personnes en fin de vie qui souffrent, dont l’agonie se poursuit, "traîne"... des heures, parfois des jours.

J’exerce dans une région où l’amiante industriel a fait des ravages. J’ai suivi jusqu’à la fin un nombre considérable de patients atteints de mésothéliome, ce redoutable cancer du poumon dû à l’amiante.

Les personnes souffrent, étouffent… c’est horrible à voir.

Les familles me supplient :

- Docteur, faites quelque chose, ne le laissez pas comme cela !

Que répondre ?

Hausser les épaules et prescrire du Doliprane ?

 

Quoi qu’en pensent les juges, quoi que décident les procureurs de la République, les députés, les théologiens… le dilemme pour le médecin est  très dur, parfois violent.

Que faire ?

Assister, impuissant, à l’agonie d’un patient dont on a suivi pas à pas le déclin, dont on sait qu’il va mourir, que c’est la fin… et qui supplie du regard ?

Répondre à la famille dans le désarroi :

-  Désolé, c’est interdit ? 

Ou alors, injecter une substance sédative à forte dose, avec le risque « qu’elle entraîne le décès immédiat »  et partant la mise en examen pour « empoisonnement sur personne particulièrement vulnérable » ?

 

La loi de 2005 sur l'euthanasie dite "passive", permet dans certains cas l'arrêt des traitements et l'administration de médicaments anti-douleur à des doses pouvant être mortelles.

A condition « qu’elles ne tuent pas »!

Oui, à condition que le médicament administré à forte dose... ne tue pas.

C'est toujours ça.


 


Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 13:38

 

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Hamac et cocotiers.

Que faire si la crise d'appendicite survient dans une île déserte?

(Photo Internet)

 

 

La crise d'appendicite aiguë, lorsqu'elle frappe loin d'un centre chirurgical, peut devenir un drame.

  Que faire?

Tout n'est pas perdu si on a su prendre ses précautions.

Une étude récente montre que les atb peuvent "refroidir" ou même guérir cette maladie.

Des chirurgiens français (Hôpital Béclère) ont mené un essai randomisé multicentrique chez des patients de 18-68 ans atteints d'appendicite aigue non compliquée, avérée par scanner.

Les patients furent:

a) soit traités par Amoxicilline clavulanate 3 g/j (Augmentin, Ciblor...)

b) soit opérés en urgence.

 

  Le but de l'étude était de quantifier le devenir de ces patiens à 30 jours.

La conclusion des auteurs est la suivante:

 

 "Le devenir des patiens traités par atb

n'est pas inférieur à celui de ceux appendicectomisés".

 

Donc:

Elément pragmatique important à retenir si l'on compte partir sous les cocotiers, dans une île déserte: 

Il est légitime de traiter par AUGMENTIN  une suspicion d'appendicite aiguë, de façon à prendre le temps nécessaire pour transférer le patient dans un centre médico-chirurgical de qualité.

 

Sources:

Lancet 2011; 377: 1573-9

VONS C et al. Amoxicillin plus clavulanic acid vesus appendicectomy for treatment of acute uncomplicated appendicitis: an open-label, non-inferiority, randomised controlled trial.

Déniché dans VISA (Voyages Internationaux Santé Actualités, Juin 2011 n° 141

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : santé-medecine
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 19:20

 

 

Le syndrome SAPHO est fréquent.

Mal connu.

On peut passer à côté, ignorer le tableau, penser à autre chose, affoler la personne atteinte,évoquer un « mauvais diagnostic »…

J’ai des patients qui présentent ce syndrome.

C’est pour eux que j’écris ce texte.

(Elaboré à partir de l'article du Dr Gilles HAYEM, Service de Rhumatologie, Hôpital Bichat, PARIS)

 

 

Le mot SAPHO correspond aux initiales des principales manifestations de la maladie :

 

S : Synovite

A : Acnée

P : Pustulose palmo-plantaire

H : Hyperostose

O : Ostéite.

 

 

- La synovite désigne l’inflammation de la synoviale, c’est-à-dire de l’enveloppe qui entoure les articulations. Qui dit inflammation, dit articulation enflée, douloureuse, raide…

- L’acné,  tout le monde connaît. Les glandes sébacées des poils se bouchent, forment des boutons, surtout sur le visage. C’est le cauchemar des adolescents, des adolescentes, d’un bon nombre de jeunes adultes.  

- La pustulose se traduit par de petites cloques remplies de pus au niveau de la plante des pieds ou la paume des mains. Ces cloques ou pustules finissent par sécher, donnant une desquamation de la peau. 

- L’hyperostose correspond à une croissance, un épaississement, une déformation d’un ou plusieurs os. 

- L’ostéite correspond à une atteinte inflammatoire de l’os.

 

Que ce soit clair, les personnes atteintes du syndrome SAPHO ne présentent pas forcément toutes ces manifestations. Mais la découverte, chez une même personne, de plusieurs de ces tableaux, doit faire penser au diagnostic, afin de ne pas se perdre dans des examens inutiles et faire bénéficier la personne atteinte du meilleur traitement possible.

 

Question 1 : Quelle est sa fréquence ?

On ne sait pas exactement.

On sait, par contre, que beaucoup de cas restent méconnus en raison de la relative « nouveauté » de la description.

 

 Question 2 : Qui est concerné ? 

Le syndrome SAPHO touche autant les femmes que les hommes,

surtout les jeunes ;

parfois les enfants.

 

Question 3 : Quelle en est la cause ?

On ne sait pas.

On parle de prédisposition génétique, de facteurs environnementaux, d’une infection, d’un mauvais fonctionnement des défenses immunitaires...

Beaucoup évoquent un mécanisme auto-immun, c’est-à-dire que les

défenses immunitaires, au lieu de s’attaquer à l’ennemi (bactéries, virus...), se retournent contre notre propre organisme, l’attaquent, s’acharnent (sur la peau, les os, les articulations…)

En d’autres termes, face à une agression, le système immunitaire de la personne atteinte de SAPHO, réagirait de façon inappropriée. On pense que l’agresseur « mimerait » les cellules de l’organisme. Les anticorps de la personne confondraient alors les « intrus » avec les cellules du corps.

 

Question 4 : le syndrome SAPHO est-il contagieux ?

Non !

 

Question 5 : Comment se manifeste-t-il ?

Les manifestations du syndrome SAPHO sont multiples et variées. Comme nous l’avons vu dans la définition, elles combinent des symptômes osseux, articulaires et cutanés.

La personne atteinte ressent généralement :

a)   de fortes douleurs au niveau du sternum, au milieu du thorax, et des clavicules…,

b)   mal au dos

c)      une grande fatigue,

d)   des problèmes de peau (acnée, pustulose)

e)   Développement excessif de certains os (hyperostose) pouvant entraîner une petite déformation, par exemple au niveau de l’articulation entre le sternum et la clavicule, ou au niveau de la colonne vertébrale.

f)     Parfois, l’hyperostose est telle qu’elle peut entraîner la soudure entre deux os, par exemple entre la clavicule et la première côte. Lorsque cela arrive, il faut toujours penser au SAPHO !

g)   Les lésions osseuses peuvent s’accompagner d’une atteinte articulaire : c’est la synovite, c’est-à-dire une inflammation de la membrane tapissant l’intérieur des articulations. Nous retrouvons alors la triade des anciens : dolor – rubror – calor,  c’est-à-dire douleur, rougeur, chaleur, ainsi qu’un gonflement de l’articulation.

h)   L’atteinte cutanée survient le plus souvent un à deux ans avant l’atteinte osseuse. Mais il n’y a pas de règle : ce délai peut excéder 20 ans, et dans certains cas, il n’y a pas de problèmes cutanés du tout.

 

 

Question 6 : Quelle est son évolution ?

 

Le syndrome SAPHO est une maladie chronique, c’est-à-dire durable dans le temps, avec des périodes de crise et des accalmies. Fort heureusement,  le syndrome n’évolue jamais vers des lésions cancéreuses ou des infections.

C’est une affection qui a plutôt un bon pronostic, les atteintes osseuses et articulaires n’étant habituellement pas trop sévères. Chez certaines personnes, les symptômes peuvent même disparaître de façon spontanée.

 

Question 7 : Comment font les médecins pour poser le diagnostic du syndrome SAPHO ?

 

Le diagnostic du syndrome SAPHO est souvent difficile, d’autant plus que les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre, et qu’ils n’apparaissent pas tous en même temps.

Les médecins ont défini deux situations qui suffisent à diagnostiquer un syndrome SAPHO :

1-   Découverte d’une inflammation osseuse non infectieuse (qui n’est pas provoquée par des bactéries) atteignant le thorax, la colonne vertébrale ou le bassin, avec ou sans lésions cutanées,

2-    Le cas d’une atteinte articulaire associée à une maladie de la peau (acné sévère, pustulose palmo-plantaire...)

 

Cependant, ces critères ne sont pas spécifiques du syndrome SAPHO et les médecins doivent éliminer une à une toutes les maladies ressemblantes avant de pouvoir conclure avec certitude.

Il est même possible que dans certains cas, le diagnostic définitif ne soit établi qu’au bout de plusieurs années d’évolution.

 

Question 8 : Y a-t-il des tests diagnostiques ?  

 

Non. Il n’y a pas de test diagnostique spécifique du syndrome SAPHO.

On prescrit, par contre, des examens complémentaires :

-   scintigraphie osseuse,

-   scanner,

-   imagerie par résonance magnétique ou IRM.

-    

 

Question 9 : Existe-t-il un traitement spécifique ?

Il n’existe pas de traitement particulier pour le syndrome SAPHO.

Certains médicaments permettent cependant de limiter l’intensité des symptômes, et surtout de soulager les douleurs.

Le traitement de base repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (ne contenant pas de cortisone) comme Voltarène, Ibuprofène, kétoprofène, etc.

Les rhumatologues leur associent parfois des médicaments puissants qui agissent sur le système immunitaire, comme la Sulfasalazine ou le Méthotrexate.

Enfin, un médicament de la classe des bisphosphonates (le pamidronate) a montré une action favorable non seulement sur les douleurs, mais aussi sur les lésions de pustulose.

Dans de rares cas, des corticoïdes (comme la prednisone) sont prescrits, généralement à faible dose et sur une courte durée, principalement pour lutter contre les douleurs osseuses et articulaires. Ils sont parfois proposés en injections intra-articulaires (infiltrations) donnant dans ce cas de bons résultats.

Certains médecins ont proposé le recours à un traitement antibiotique prolongé (en particulier par azithromycine), en tenant compte de la possible implication initiale de bactéries à développement lent dans l’apparition du syndrome SAPHO. Les résultats se sont révélés variables, mais cette option thérapeutique mérite d’être prise en compte, surtout dans les formes récentes de syndrome SAPHO.

Quant à l’acné et autres lésions cutanées, elles doivent être prises en charge par un dermatologue.

La doxycyline (antibiotique) efficace contre l’acné, semble parfois soulager les douleurs ostéo-articulaires.

 

Question 10 : Quelles sont les options thérapeutiques du futur ?

 

Des médicaments récents utilisés pour traiter d’autres rhumatismes inflammatoires (comme la polyarthrite rhumatoïde ) ont été essayés chez certains patients.

Ainsi, les biothérapies anti TNF-alpha (Etanercept ou Infliximab), qui ont donné de bons

résultats et peuvent être une alternative intéressante. Elles permettent de bloquer le TNF-alpha, molécule produite naturellement par l’organisme et directement impliquée dans l’inflammation chronique du syndrome SAPHO.

Dans certains cas, lorsque les crises sont vraiment trop douloureuses, les médecins proposent de la morphine, mais à titre temporaire. 

Enfin, de manière générale, la kinésithérapie peut soulager les articulations en aidant à

limiter les raideurs.

 

Question 11 : Quels sont les risques du traitement ?

 

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont généralement bien tolérés mais ils peuvent

entraîner des effets secondaires indésirables, et notamment des troubles gastro-intestinaux (gastrite, hémorragie digestive, ulcère). L’administration simultanée d’un médicament destiné à protéger l’estomac est donc souvent nécessaire.

Les corticostéroïdes ont aussi des effets secondaires (prise de poids, troubles cutanés, osseux, hormonaux, digestifs), mais ils sont habituellement prescrits sur une courte durée.

 

Question 12 : Un soutien psychologique est-il souhaitable ?

 

Oui, car le syndrome SAPHO retentit sur la vie quotidienne (douleurs ostéo-articulaires, fatigue). De plus, la récurrence des crises et l’incertitude quant à l’évolution de la maladie peuvent générer des difficultés psychiques et relationnelles aux conséquences négatives. 

Retenons enfin que l’influence du psychisme sur le cours évolutif du syndrome SAPHO est un phénomène assez généralement reconnu, d’où l’importance d’une prise en charge adaptée.

 

Question 13 : Comment se faire suivre ?

 

Le syndrome SAPHO n’est pas, pour l’essentiel, une maladie susceptible d’occasionner des complications graves, aussi les consultations régulières chez le rhumatologue et le dermatologue sont suffisantes. Pour les décisions délicates (désir de grossesse alors qu’on est sous traitement agressif), bien peser le pour et le contre avec les spécialistes concernés ; mais le syndrome SAPHO n’empêche pas d’avoir un enfant ! 

 

Question 14 : Quelles sont les informations à connaître et à faire connaître en cas d’urgence ?

 

Aucune, hormis signaler le traitement en cours afin d’éviter les interactions médicamenteuses.

 

Question 15 : Peut-on prévenir cette maladie ?

 

Dans l’état actuel de nos connaissances, non.

Mais l’on peut influer positivement sur son évolution, en la prenant en

charge précocement et de façon appropriée.

 

Question 16 : Où en est la recherche ?

 

Elle s’oriente :

a)   Vers une meilleure compréhension des mécanismes de la maladie,

b)   Vers de nouvelles solutions thérapeutiques, plus ciblées et plus efficaces.

c)      Des recherches sont actuellement menées pour déterminer si le syndrome SAPHO est lié ou non à un terrain génétique de vulnérabilité. Un certain nombre de similitudes a été observé entre le syndrome SAPHO et d’autres affections rhumatismales intégrées dans un groupe plus vaste de maladies, appelées spondylarthropathies inflammatoires.

d)   Une réflexion commune, faisant envisager ces différents rhumatismes comme des pathologies « réactionnelles » résultant de l’intrusion initiale d’un agent infectieux « opportuniste », ayant secondairement suscité, surtout pour des raisons génétiques, une réponse persistante et inappropriée du système immunitaire.

 

Question 17 : Comment entrer en relation avec d’autres malades atteints de la même maladie ?

 

En contactant les associations de malades consacrées au syndrome SAPHO.

Vous trouverez leurs coordonnées en appelant :

a)   Maladies Rares Info Services au 0 810 63 19 20 (Numéro azur, prix d’un appel local)

b)   Ou sur le site Orphanet (www.orpha.net).

 

 

CONCLUSION

 

Le syndrome SAPHO est le regroupement d’affections rares donc mal connues. Sa connaissance a plusieurs intérêts : éviter les biopsies osseuses répétées et les traitements antibiotiques intempestifs à l’aveugle, éviter de retenir une étiologie tumorale devant des images condensantes, enfin, rassurer le patient.

 

SOURCES :

Je me suis inspiré, pour bâtir ce texte, sur l’article du Dr Gilles HAYEM,

Service de Rhumatologie, Hôpital Bichat-Claude Bernard, Paris.

Association  pour l’ Information et la Recherche sur le Syndrome SAPHO.

 

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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  • Ramon BASAGANA
  • Le blog de Ramon BASAGANA
  • Homme
  • 15/01/1944
  • sud de la France
  • littérature Chine Espagne médecine Catalogne
  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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