Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

VOYAGE À TRAVERS L'AN MIL: ARLES - 1

pont arles 3

 

Non, ce n’est pas la ville d’Arles en l’an mil!

J’ai pris cette photo ce matin, en voiture, depuis le pont qui enjambe le Grand-Rhône.

Mon propos est seulement de montrer où se situait la ville d’Arles à la fin du X° siècle.

Regardez bien sur la droite de la photo : c’est là !

Quant aux rives du Rhône, elles n’étaient peut-être pas très différentes d’aujourd’hui…

Car les Romains les avaient remarquablement bien aménagées.

 

Les Romains ?

 

Oui, ils avaient transformé ARELATE (Arles) en une colonie prospère, de droit romain. Les monuments avaient poussé comme des champignons !

Une raison à cela :

les Arlésiens avaient soutenu Jules César contre Pompée, notamment lors du siège de Marseille.

Par contre les Marseillais, fort mal inspirés, avaient pris fait et cause pour Pompée.

Comme chacun sait, Jules César franchit le Rubicon et anéantit l’armée de son ennemi juré.

Or, Jules César savait récompenser ses amis. 

Devenu le maître de l’empire romain, il combla ARELATE de faveurs, privilèges, droits, monuments splendides : forum, temples, théâtre, amphithéâtre, cirque, thermes…

Que l’on admire toujours : théâtre antique, arènes... 

Les Marseillais durent se contenter du Vieux Port… creusé longtemps avant par les Phocéens…

Avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de monuments romains à Marseille ?

Eh non !

Bref, Jules César punit Massalia (Marseille) et transforma Arelate en un petit bijou !

(Trois siècles plus tard, l’empereur Constantin l’appellera « La petite Rome des Gaules » !)

 

Une ville d’autant plus prospère que le général Marius, vers 102 avant J.-C., avait fait creuser par ses légionnaires un canal reliant Arles à Fos, ce qui permettait d’atteindre le Rhône depuis l’actuel Golfe de Fos, en évitant les turbulences du delta : on appelait ce canal les Fosses Mariennes.

 

On peut supposer que des ponts à plateau mobile permettaient de franchir les Fosses Mariennes à intervalles réguliers… un peu comme le pont peint par Van Gogh en 1888:

images

 

pont-canal-3.jpg 

 (Alors que "le pont de Van Gogh" se trouvait au départ du canal d'Arles celui-ci se trouvait à l'extrémité donnant sur le golfe de Fos)

 

 

Quel rapport avec l’an mil ?

 

On ne peut comprendre Arles en 999 que si l’on a en mémoire son prestigieux passé romain.

Demain, nous verrons à quoi ressemblait ARELATE en l’an 999+1.

J'évoquerai, entre autres, l'abbaye de Montmajour, Alyscamps, Azalaïs...

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