Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

VOYAGE À TRAVERS L'AN MIL

 

Tout le monde a entendu parler de Jeanne d’Arc et de la prise d'Orléans, des Templiers et de leur supposé trésor, de l'épopée cathare et du drame de Montségur...

On connaît Saladin, Richard Cœur de Lion, Aliénor d'Aquitaine... 

Et sur la route de Camargue, Aigues-Mortes nous fait  encore et toujours rêver: par les nuits de pleine lune, lorsqu'on longe les remparts, il n'est pas rare que l'on entende le cliquetis des armes... et si l'on plisse les yeux,  que l'on devine des croisés postés derrière les créneaux.

Oui, nous connaissons ces faits et ces périodes. Une sorte de savoir diffus, de patrimoine culturel que notre société transmet de génération en génération.

 

Mais… l’an mil ?

 

... !?

 

Notre inconscient collectif l’associe à une période enfouie aux confins du Moyen Âge, obscure, peuplée d'inconnus... où panique et terreur balayent l'esprit de gens assez ignares pour  croire en l'imminence de la fin du monde...

Bref, un trou noir.

 

Est-ce là, la vérité?

 

Oh ! que nenni !

 

L’an mil grouillait de vie, de lumière.

et il n'y a jamais eu de panique apocalyptique.

 

Une période fascinante.

 

Que j'ai découverte dans des documents d'époque : arabes, juifs et chrétiens... 

Et qu'il me tardait de faire connaître.

 La seule question qui me tracassait était de savoir comment?

La réponse est venue toute seule, simple : par la fiction.

Car la fiction a ceci de particulier: qu'elle transcende l'espace/temps.

 

Je vous propose donc d'emprunter la vieille machine à remonter les siècles et de partir.

... jusqu'à l'an 999.

en évitant les grandes routes: celles des vieux livres d'Histoire.

Je préfère les chemins de traverse.

Cela nous permettra  de rencontrer des gens, de nous promener dans Rome et Cordoue, d'immerger notre imagination dans les fastes et les raffinements d'Al-Andalous...

Je compte faire halte à Paris, Reims, Verdun - qui, par ces temps-là, disposait de cliniques spécialisées dans la « fabrique d’eunuques » –  ;

visiter Byzance, interroger Gerbert d’Aurillac, ce moine fils de berger devenu pape en 999...

 

Je commencerai demain ce périple par une halte sur les bords du Rhône.

En Arles.

Pourquoi Arles ?

Aucune raison majeure, hormis que j’adore cette ville et que je me suis pris d’affection pour le personnage d’Azalaïs, comtesse de Provence, veuve de quatre maris, dont l'aura rayonnera sur le Sud de la France tout au long de l'an mil.

 

A demain donc, en terre d’Arles.

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