Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

Une histoire de tiques: La Maladie de LYME



(Tique "avant")



(Tique "après" son "repas de sang")

Automne:  la saison des amateurs de chanterelles, des cueilleurs de châtaignes, des promeneurs… L’air est pur, la forêt magique.
Sauf qu'une une bête nous guette,  le « Nosferatu du Gévaudan » :

 

La tique.

 

Le redoutable vampire des sous-bois, le responsable de La maladie de Lyme.

 

Qu’es aco ?

 

Une maladie potentiellement grave, due à une bactérie qui porte le joli nom de Borellia.  Cette bestiole est hébergée par les tiques… qui la transmettent à l’homme au cours de leur repas « hémoglobiné» : La tique se gorge de sang et rejette son locataire.

 

Que se passe-t-il après le « repas » de notre Dracula des forêts ?

 

Dans un premier temps, la jolie Borellia, expulsée de chez la tique, fait des petits. C’est l’incubation, qui dure de quelques jours à quelques semaines.

 

Dans un second temps, apparaît sur la peau une tache « bizarre » qu’il faut bien connaître et savoir reconnaître : il s’agit d’une tache rouge en cocarde, c’est-à-dire un peu plus claire en son centre. Cette tache ne fait pas mal, mais « gratte »  (indolore et prurigineuse). C’est « l’érythème chronique migrans » des livres de médecine.

 

Donc, si vous découvrez une tache « en cocarde » sur votre peau, surtout quelques jours ou semaines après une ballade en forêt, n’hésitez pas : consultez votre médecin. Au besoin dites-lui que vous pensez à la « Maladie de Lyme », car le médecin, lui, risque de penser à autre chose et vous adresser au dermato, lequel s’il ne soigne que des traders ou des cosmonautes, risque de penser à un « eczéma de contact »…

 

Bref, il faut penser à la maladie de Lyme devant toute tache bizarre «  en cocarde ».

 

D’autant que la conduite à tenir est simple comme bonjour : on donne un antibiotique.

Pas besoin prise de sang (sérologie).
Le diagnostic est clinique et la lésion spécifique. En médecine, on dit « 
pathognomonique ».

 

Bon, mettons que vous n’avez pas vu « la tache », que le médecin ait pensé à de « l’eczéma », que vous ayez fait le tour du monde à vélo…

 

Dans ce cas, dès votre retour, peuvent survenir des complications. Pour simplifier les choses, j’en retiens trois :

 

1-    Des complications neurologique : je pense en particulier à la paralysie faciale isolée, qui touche surtout l’enfant. Si l’un de vos enfants, cousins, voisins, présente une paralysie faciale quelque temps après une « classe verte », la première chose à laquelle vous devez penser, c’est à la Maladie de Lyme.

2-    Des complications rhumatologiques : en sachant qu’une articulation est toujours touchée dans ce cas : le genou.

3-    Des complications cutanées : en plus de « l’érythèe en cocarde », si vous avez un jour le lobe de l’oreille « bizarre »  – décidément, il n’y a que des trucs bizarres dans ces histoires de tique ! – , avec une « lésion violacée », pensez à la Maladie de Lyme. Cette lésion violacée est caractéristique, elle aussi, de la maladie.

 

Quelques questions pratiques.

 

En particulier, faut-il faire une prise de sang (sérologie) :

 

a)    Chaque fois que je trouve une tique sur moi ? Non. Le trou de la Sécu est assez large comme cela. Pas question de chercher une confirmation biologique en l’absence de symptômes : pas de sérodiagnostic de débrouillage.

b)    Chaque fois que je me fais piquer par une tique ? Non plus, car on n’attrape pas obligatoirement la maladie de Lyme après chaque piqûre de tique ! Sinon, nos ancêtres-chasseurs « seraient tous morts » (C’est vrai qu’ils le sont déjà, mais je veux dire avant…bon, vous avez compris).

c)    De manière systématique chez les sujets exposés (bûcherons, ramasseurs de champignons, chasseurs, Blanche-Neige, nains, lutins…) Non, pour les mêmes raisons : pas de sérodiagnostic de débrouillage.

d)    Chaque fois que l’on découvre un « Erythème migrans typique » ? Eh ben non, puisque c’est une lésion typique : pas besoin de prise de sang !

e)    A titre de contrôle pendant ou après traitement? Mais Non ! Cela ne sert à rien, puisque je suis déjà traité !

 

Ce traitement, il consiste en quoi ?

Je l’ai déjà dit, simple comme bonjour : On donne un antibiotique.

Plusieurs familles sont disponibles : pénicillines, cyclines, macrolides… Il faut juste tenir compte des allergies possibles et éviter les cyclines chez les enfants de moins de 8 ans (elles « jaunissent » les dents).

 

 

PEUT-ON PREVENIR LA MALADIE DE LYME ?

 

Si on entend par là, la vaccination : Non, car il n’existe pas de vaccin.

 

Par contre, on peut prévenir les piqûres de tiques :

a)    Par l’utilisation de répulsifs, mais pas sur la peau : plutôt sur les vêtements.

b)    En faisant le tour du propriétaire après une balade en forêt. Et si vous découvrez une tique sur la peau, retirez-la avec un « tire-tique » ou avec une pince à épiler le plus vite possible.

c)    Par le port de vêtements longs quand on va en forêt. Les mini-jupes sont formellement contre-indiqués (d’autant que les forêts de Gaule sont infestées de satyres !)


 

 

 (SATYRE au repos de PRAXITELE)
Copie romaine conservée au musée du Capitole, à Rome.

La présence de ces satyres en forêt de Gaule expliquerait-elle la "bonne-mine" des gauloises? 

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