Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

TEMPLIERS: LE GONFANON BAUCENT

 

 

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On ne peut parler des Templiers sans évoquer le « gonfanon baucent » .

De quoi s'agit-il?

 

Le mot gonfanon vient de « gundfano »: « drapeau de guerre »

Le gonfanon ou enseigne du Temple est « baucent » ou balcent, c’est-à-dire «mi-parti »:  On dit par exemple d’un cheval qu’il est baucent lorsqu’il est de deux couleurs.

Le gonfanon du Temple est donc mi-parti, noir et blanc.

 

beaucent 1

 

Il est porté et déployé au bout d’une lance dans les combats.

Mais il ne chevauche point seul: il est protégé par un groupe de dix chevaliers et doit rester brandi afin de constituer un point permanent de ralliement.

Pour tous les Templiers.


L’abaisser, même pour charger, est puni par la Règle.

Lorsque dans la défaite, le porteur du gonfanon est tué, le gonfanon tombe.

Il faut le relever tout de suite.

S'il ne l'est pas, c’est un signal de défaite, le prélude à la débandade.

Il va de soi que nul ne saurait abandonner le baucent.

Ce serait une trahison passible de châtiment !

 

beaucent 2

 

La flamme baussanne, que l’on aperçoit dans certains manuscrits, est portée sur le haut des lances des sergents et parfois des chevaliers, mais ce n'est pas l'enseigne du Temple.

 

beaucent 4

 


Dans le tumulte des batailles, le gonfanon baucent reste donc le point de ralliement.

Si dans le feu de l’action un Templier est emporté par son cheval au milieu des Sarrasins, il doit rejoindre le premier gonfanon de l’ordre qu’il aperçoit sur le champ de bataille, qu’il soit ou non l’enseigne de son escadron.

Si la bataille est perdue et qu'il ne voit, dans la confusion, aucun des gonfanons du Temple, c’est l’étendard des Hospitaliers qu’il doit rallier. A défaut, celui d’un seigneur chrétien.

"Sinon… qu’il aille là où Dieu le conseillera".

 

beaucent 3

 

SOURCES :

 

Les renseignements ci-dessus sont extraits de :

 

Georges BORDONOVE, La Vie Quotidienne des Templiers, Paris 1975, p. 175

Alain DEMURGER, Les Templiers, Une chevalerie chrétienne au Moyen Age, Seuil, janvier 2005, p. 266

 

http://www.templiers.net/symbolique/index.php?page=baucent-et-gonfanon

 

Bernard Marillier : Essai sur la Symbolique Templière. Editions Prades

://templier.weebly.com/historique-condenseacute.html

 

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