A partir du 25 novembre 2009, 6,6 millions d’élèves d’écoles maternelles et élémentaires pourront se rendre dans les centres de vaccination pour y être vaccinés contre la grippe A.
Sur la base du volontariat.
Mais, attention : c’est au libre choix des parents. Ce sont eux qui décident.
C’est donc clair : je suis libre de faire vacciner mon enfant.
« dois-je » le faire vacciner ?
Trois événements permettent de réfléchir "autrement" :
Sud de la France, Juin 2009 :
Une classe est frappée par la grippe A.
L’unité scolaire est fermée. Le préfet, entouré d’un essaim de caméras, annonce, avec force arguments – puisés dans le désormais incontournable « principe de précaution » – , que les enfants ont été hospitalisés en pédiatrie. Bien évidemment, les caméras s’engouffrent à l’hôpital. Nous recevons alors, en plein écran, des images d’enfants atteints de la grippe A… en train de faire le pitre sur les lits avec cet adorable accent toulousain qui nous rappelle Nougaro.
Le « virus tueur » aurait-il été foudroyé par la langue d’oc ?
Etats-Unis d’Amérique, début Octobre 2009
Des stocks de vaccins contre le virus H1N1, représentant des centaines de millions de dollars, cherchent toujours preneur (source, des articles médicaux du début octobre). Je me dis, ce jour-là, que les lobbies pharmaceutiques – « lobbies = individus » qui consacrent la totalité de leur temps à faire le siège des médias et des politiques pour le compte d’une puissance industrielle – ne tarderont pas à trouver la parade.
Mi-octobre : Un enfant meurt de la grippe A « terrassé en quelques heures » dit la presse. L’événement est transmis en boucle par toutes les chaînes américaines (et bientôt planétaires). On signale d’autres décès d’enfants…
Dès le lendemain, des chaînes interminables d’Américains partent à l’assaut des Centres de Vaccination.
Comme je les comprends ! Si la télé affirme, images à l’appui, que mon enfant risque de mourir foudroyé par la grippe A, je me rue dare-dare vers le premier centre de vaccination,! Pas question de transmettre à mon enfant un virus potentiellement mortel !
Paris, 10 novembre 2009
D’après le « Quotidien du Médecin », l’occupation des lits de réanimation pédiatrique dans les hôpitaux parisiens, a dépassé le seuil d’alerte des 15% pour la grippe A(H1N1). Le Pr Gérard Chéron, chef de service aux urgences de l’hôpital Necker de Paris, rappelle que « la grippe est une maladie pédiatrique, que ce sont les enfants qui contaminent les adultes »
D’accord, mais… et mon vaccin ?
Selon les recommandations du ministère de la Santé, devront être vaccinés en priorité :
Cela ne me dit pas si je dois faire vacciner mon enfant. Donc, je réitère ma question : « vaccin or not vaccin » ?
Désolé, mais on ne peut pas répondre de manière catégorique. Par contre, des éléments de réponse sont possibles :
Les enfants de 6-23 mois sans facteurs de risque seront vaccinés – si les parents le décident – , mais avec un vaccin sans adjuvant. Pourquoi sans adjuvant ? Parce que le système immunitaire de l’enfant de moins de 23 mois est en cours de maturation. Or les adjuvants sont des substances qui sont introduites dans le vaccin pour « booster » la réponse immunitaire… ) Ceux contenus dans le vaccin contre la grippe A(H1N1) sont connus :
a) - AS03, qui a été testé chez 30.000 volontaires
b) - MS59, pour lequel nous possédons un recul de 5 ans, avec plusieurs millions de personnes.
C’est l’adjuvant AS03, qui pose problème, parce qu’il n’a pas été suffisamment testé. Les autorités sanitaires préfèrent donc rester prudentes.
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