Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

LE REPAS DES TEMPLIERS: PREMIERE PARTIE

 

PREMIERE PARTIE

 

 

Aux premiers temps de la fondation de l’ordre, les « Pauvres Chevaliers du Christ » n’avaient qu’une écuelle pour deux, c'est-à-dire qu'ils mangeaient à deux dans une même assiette.

Par humilité.

Cet usage persista quelques années, mais il présentait tant d'inconvénients, qu'on y renonça . 

A l’époque qui nous occupe, vers 1185, chaque chevalier avait :

 

1- Une écuelle individuelle en « cor ». C'est-à-dire en corne ou en cœur de chêne. Ainsi le spécifiait la règle.

2- Deux hanaps (des coupes aux bords évasés). L’un pour les jours de fête, l’autre pour les jours ordinaires.

3- Une cuillère. Pas de fourchette: celle-ci n’a été introduite que beaucoup plus tard en Occident. Pour la petite histoire, Aliénor d’Aquitaine l’a découverte à Byzance lors de la deuxième croisade, en décembre 1147.

4- Un couteau à viande qu’il portait en permanence sur lui.

 

Il y avait deux services, à tour de rôle :

1- Le premier pour les chevaliers

2- Le second pour les sergents et les écuyers.

 

Lorsque la « campane de manger » sonnait, chacun devait tout lâcher et se rendre au réfectoire selon le service qui lui correspondait.

 

N'étaient dispensés de cette injonction de campane que  :

 

1- Le Frère maréchal s’il était en train de ferrer un cheval.

2- Le Frère Fournier s’il était en train de pétrir sa pâte ou de cuire son pain.

 

*

 

Frère Gondisalve vient de recevoir ses habits. Il est vêtu de son manteau blanc tout neuf, frappé de la croix vermeille. La même croix qui figure sur sa tunique, couleur rouge sang.  Elle symbolise sa soif de martyre, mais aussi le mépris dans lequel il tient les honneurs et les plaisirs d’ici bas.

 

Y compris les plaisirs de table.

 

Mais ce jour d’hui, n'est pas un jour comme les autres, car un nouveau Frère vient d'être reçu dans l'ordre. C'est donc un repas de fête qui attend les Frères.

 

Pour Frère Gondisalve, c'est aussi son premier repas dans la commanderie.

 

Nous verrons demain les détails de ce "banquet".

Il n'aura pas grand chose à voir avec ce « repas de noces » peint par Breughel l’Ancien.

 

le-repas-de-noce

 

 

 

Source :

 

Georges BORDONOVE, La Vie Quotidienne des Templiers, Paris 1975.

Alain DEMURGER, Les Templiers, Une chevalerie chrétienne au Moyen Age, Seuil, janvier 2005.

http://www.jacqueslanciault.com/2008/09/18/tomar-un-chateau-de-l’ordre-des-templiers…-et-la-decouverte-de-l’art-manuelin/

 

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