Partager l'article ! LE FRELON TUEUR ET LA CUPIDITE: (Joseph STIGLITZ - Capture d'écran - VIMEO - Internet) J. Stiglitz est l’ancien c ...
Il a parlé, lors de son passage à Paris, du virus de la cupidité.
Et dénoncé « la stupidité des marchés financiers ».
Louable démarche, surtout venant d’un prix Nobel d’économie (2001)!
Mais les marchés financiers se fichent bien pas mal des dénonciations, opprobres et autres anathèmes.
Joseph STIGLITZ pense que l'économie mondiale est en panne:
« Depuis deux ans, nous tournons en
rond. Nous en restons à la surface des choses, aux bonus, aux traders. On a compensé par des emprunts ce qui ne va pas aux salaires. Ce qui a permis de maintenir la croissance et de rendre
euphorique les marchés. »
Mais les marchés financiers se fichent de l'avis de Monsieur STIGLITZ comme de la couleur des préservatifs chez les gardes suisses.
Il apporte ces informations :
a) 40% des personnes qui sont au chômage aux Etats-Unis le sont durant plus de 6 mois,
b) 50% sont de jeunes afro-américains qui ne trouvent jamais de premier emploi.
c) Le salaire médian aux Etats Unis ont baissé de plus de 4% entre 2000 et 2008.
d) L’Etat américain a injecté plus de 180 milliards d’aides publiques dans les tubes de l’assureur américain AIG : cela équivaut à un quart de siècle d’aides à l’Afrique.
Ce qu'il ne dit pas, c'est que les « salaires » des grandes fortunes mondiales ont augmenté de 400% !
Eh oui! tandis que le contribuable lambda voit son salaire baisser de 4%, les top-fortunes de la planète multiplient leurs revenus par 4 (non pas 4%, mais 400%) !!!
Joseph STIGLITZ affirme que pour sortir de la crise, il faut avant tout résoudre la question de l’endettement public.
Et de proposer trois solutions :
a) L’inflation (sauf que les créanciers seront contre le fait de perdre de l’argent. Donc, la solution n’est pas bonne).
b) La restructuration de la dette privée et publique (mais il semblerait que les banques s’y opposent car « ce serait reconnaître leurs mauvais placements ». Donc, la solution n’est pas bonne non plus).
c) Reste le « tripatouillage », c’est à dire ne pas s’attaquer aux problèmes systémiques et se contenter de relancer la croissance par l’emploi. « Faites du business et fermez votre g… » C’est la solution qui devrait être choisie…
Je ne sais pas si J.STIGLITZ a raison. Probablement que oui, puisque c’est un économiste de renom…
Ce que je retiens, c’est qu’il y a un rapport de force entre d’une part les contribuables lambda, aussi nombreux et bruyants que les ouvrières d’une ruche – mais sans le pouvoir,
Et d'autre part les top-fortunes, discrètes, silencieuses, aussi clairsemées dans le paysage planétaire que les edelweiss sur nos montagnes – mais détentrices du véritable pouvoir…
… et aussi redoutables que les frelons tueurs.

mais qui as raison....la Chine bien sur qui refuse un emballement de l'économie
bon lundi ramon