Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

LE COEUR NOIR, d'Axelle FERSEN

 

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Au coeur du Cœur Noir, le tabou suprême : la mort vaincue.

Il faut être fou pour évoquer un truc pareil et le conduire de bout en bout, en toile de fond, jusqu’à la dernière ligne d’un thriller !

Axelle Fersen l’a fait, de façon magistrale.

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 (Axelle FERSEN, photo en 4° de couverture)

Tout commence en 1512.

Ce jour-là, neuf chevaliers se réunissent dans la crypte d’un monastère en ruines, près de Tours. Leur mission : mener à bien le Renouveau du Cycle, c’est-à-dire, la Renaissance du Grand Équilibre entre l’Ordre et la Lumière, préalable nécessaire à la victoire du Bien sur le Mal. Cette Renaissance a lieu tous les cinq cents ans au cours d’une cérémonie initiatique dont la clef de voûte est une pierre précieuse : le Cœur Noir.

Sans ce mystérieux artéfact, la Régénération ne peut avoir lieu.

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L'atmosphère de ces ruines rappelle celle du Coeur Noir

lors de cette réunion initiatique. 

 

20 février 2006.

Cinq siècles ont passé.

Plus de crypte sous un monastère en ruines, plus de chevaliers, mais une jeune femme, haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, qui habite, avec quatre colocataires, un appartement du quartier des Blancs-Manteaux, à Paris.

Cette nuit-là, elle se réveille en sursaut, trempée de sueur. Deux yeux froids et impitoyables la fixent. Cauchemar ? réalité ? Elle ne sait. Elle ne sait pas non plus que des forces supérieures l’ont choisie pour mener à bien le Grand-Œuvre…

Ni que la mort sera son cadeau.

 

Andréa de Saint-Germain – c’est son nom – est issue d’une vieille famille de la petite noblesse. Ses ancêtres ont connu quelques déboires à la fin du XVIII siècle, dont la perte de certain appendice apical…

Mais les Sans-Culottes sont loin.

Le matin de ce cauchemar, Andréa reçoit, Quai d’Orsay, par le courrier diplomatique, un message aux relents initiatiques :

« … par-delà Bien et Mal, V.I.T.R.I.O.L. »

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(Photo Internet)

 

D’autres courriers suivent : « un homme vient d’être assassiné à Rome ».

Artère sectionnée, certificat du médecin légiste à l’appui. Les conclusions sont sans appel : plus une once d’hémoglobine ! L’homme est mort de chez mort, prêt à être livré par Borniol-exprès. Sauf que le macchab se tire de la morgue sur ses pieds, flanqué d’un inconnu, au grand effarement du personnel.

On parle de résurrection.

Les journalistes italiens s’emparent de l’affaire, crient au miracle.

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(photo internet)

Cette histoire de trépassé qui se prend pour Lazare fait sourire Andréa : elle ne croit pas aux miracles. Mais les faits sont là. Peu à peu, elle sent naître en elle le désir de résoudre l’énigme. D’autant qu’un deuxième message lui apprend que des mains furtives ont fouillé dans les poches de l’homme assassiné. Et qu’un troisième annonce ce qu’elles ont dérobé : une pierre sacrée.

Le Cœur Noir.

 

C’est alors que l’intrigue s’emballe.

Andréa mène l’enquête tambour battant avec sa bande de colocataires.

Leurs méthodes ? Techniques policières et scientifiques, rituels magiques, piraterie informatique… infiltration dans les milieux ésotériques et les hautes sphères du pouvoir.

Un super voyage au cœur des sociétés secrètes et des grandes énigmes de l’histoire de l’occultisme.

 

*

 

Le Cœur Noir est l’un de ces romans qui marquent, un livre dont on se souvient, comme j’ai pu l’écrire pour d’autres romans: Le lit d’Aliénor, de Mireille Calmel, Colère Noire, de Jacques Saussey ou Bleu Eldorado de Laurence Fontaine.

Remarquablement bien écrit, on se perd délicieusement dans l’intrigue. Il arrive même que l’on soit paumé… mais on s’en fout : on tient les rênes et la monture suit, la découverte est au bout.

 

L’écriture elle-même est d’un très haut niveau, avec une exceptionnelle densité des dialogues et un fond d’érudition qui laisse pantois. De plus, Axelle Fersen ne nous « assène » pas son savoir. Les faits, les démonstrations, les explications informatiques… viennent naturellement, avec des mots simples, accessibles aux profanes, sans pour autant concéder à l’à-peu-près. On sent que l’auteur est à l’aise et que, pour compliquées que soient les situations, elle sait.

Fait curieux, on a presque envie, parfois, de participer de façon interactive à l’évolution de l’intrigue. C’est très rare dans un livre, et signe que l’auteur a su toucher les cordes sensibles du lecteur.

Bref, un livre à lire et à relire.

Merci Axelle, et vivement la suite !

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Ce chat, empruntée aux albums Facebook d'Axelle Fersen,

a vraisemblablement assisté aux péripéties du Coeur Noir.

 

Mais, j’y pense : qui est Axelle Fersen ?

On sait, d’après le 4° de couverture, qu’il s’agit du nom de plume d’un haut fonctionnaire occupant des fonctions importantes dans un ministère régalien. Et pas n’importe lesquelles : direction dans le domaine financier.

 

L’idée m’est venue que les lecteurs seraient heureux d'en savoir un peu plus...

Tout en respectant cette discrétion qui lui est chère, je me suis donc permis de lui poser quelques questions. 

Dont je publierai les réponses dans un prochain article.

 

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