Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

La MEDECINE POUR LES NULS : CANCER DE PROSTATE

L’origine du cancer de prostate reste mystérieuse.
Il existe bien certains facteurs de risque – familiaux, ethniques, alimentaires… – mais tout n’est pas clair.

 

Ce qui est certain, c’est que ce cancer peut être diagnostiqué tôt

 

Le dépistage se fait grâce au TR (toucher rectal) et à un dosage spécifique : les PSA (Antigène spécifique de prostate).

 

Moyennant un dépistage précoce, le cancer de la prostate peut être guéri dans 95% des fois.

 

Eh oui ! Pratiquement 100% des mystérieuses « cellules tueuses » prostatiques peuvent être neutralisées ! 

 

(attention : ici, l’expression « cellules tueuses » n’a rien à voir avec les « killers cells » lymphatiques. Si j’utilise l’expression, c’est parce que l'image est parlante : elle suggère que les cellules cancéreuses peuvent tuer, ce qui est vrai… à moins qu’on ne les neutralise ).

 

J’exagère à peine en disant que ceux qui meurent encore d’un cancer de la prostate, sont ceux qui n’ont pas été dépistés !

 

Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que
« des voix s’élèvent régulièrement pour contester l’utilité du dosage sanguin du taux de PSA ».

D’après les « détracteurs des PSA », le rapport bénéfice/risque ne serait pas en faveur du dépistage… Donc, inutile de doser systématiquement le taux des PSA.

 

L'écrasante majorité majorité des urologues condamne ce point de vue.

 

Dans mon expérience, je ne calcule plus le nombre de cas de cancers de la prostate diagnostiqués et… guéris,  grâce à un dosage précoce des PSA.

 

Un dosage que je prescrits systématiquement dès la cinquantaine, quitte à m’attirer les foudres des organismes payeurs.

 

Je n’ai pas à regretter cette démarche, et mes patients non plus.

Je pense vraiment que beaucoup de morts pourraient être évitées si cette attitude simple et, somme toute, peu onéreuse, était généralisée.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article