Partager l'article ! L'HERITIÈRE DE SHANGHAI : HISTOIRE D'UN ROMAN: L’Héritière de Shanghai vient de paraître en librairie. Il fait suite ...
L’Héritière de Shanghai vient de paraître en librairie.
Il fait suite à un autre thriller, Le Christ de Marie-Shan, publié en 2007.
Voici son parcours :
Mars 2006.
L’Indien Lakhsmi MITTAL lance une OPA hostile contre ARCELOR, le géant européen de l’acier. La nouvelle m’interpelle, car beaucoup de mes patients travaillent dans les hauts-fourneaux : fours, coulées de fonte, oxydécoupage…
Je suis frappé par la désinvolture avec laquelle MITTAL croque ARCELOR. Chirac a beau monter au créneau, Breton, le ministre de l’industrie, y aller de sa "...grammaire des affaires", Sarkozy, le ministre des finances, se débattre comme un diable dans un bénitier, rien n’y fait. Notre Indien Mittal avale ARCELOR aussi allègrement qu’un adolescent boutonneux engloutit son dernier « Big Mac » au MacDo du coin !
Je n’en reviens pas, cela me paraît impossible.
C’est pourtant la réalité.
Je réalise d’un coup que l’avenir de mes patients ne dépend plus de leur compétence, de leur militantisme syndical, du carnet de commandes de leur boîte, de la politique générale du pays… mais des fluctuations boursières.
Et je me rends à l’évidence : je suis en retard d’une époque. Je me croyais à l’ère industrielle, avec des patrons, des ouvriers, des syndicats, comme au bon vieux temps… et je me trouve plongé dans une dimension inconnue de l’espace-temps, à des années-lumière de l’Internationale : la planète finance.
Les cheminées des hauts-fourneaux ne crachent plus leurs volutes vers la CGT, mais vers la City, Wall Street, Francfort…
Il suffirait d’une chiquenaude spéculative pour que notre ami Lakhsmi Mittal, fasse main basse sur ARCELOR.
C’est chose faite en juin 2006.
De cette prise de conscience est né mon premier roman, Le Christ de Marie-Shan.
Une intrigue sans prétention : une jeune chinoise, fille de milliardaire, et un jeune occidental utopiste, partent en guerre contre les places boursières.
De la fiction, évidemment.
Avec un scénario catastrophe : effondrement des pyramides de crédit, krach boursier.
Le roman paraît en 2007, juste avant la Bérézina des institutions financières.
Mars 2008 :
J’envoie un exemplaire à PPDA, qui me répond très gentiment. A ma grande surprise, il parle de mon roman dans Vol de Nuit et publie un commentaire de lectrice dans son Blog personnel de TF1.
Rien ne l’oblige à le faire, mais il le fait !
C’est vraiment chouette de sa part, d’autant qu’il ne me connaît pas, qu’il est hyper sollicité et qu’il a d’autres chats à fouetter : il est sur le point d’être viré de TF1.
Merci PPDA !
Grâce à lui, je peux faire connaître un peu mon livre.
Je reçois les premiers échos : l’intrigue plaît, mais les lecteurs sont déçus, car l’épilogue termine en queue de poisson. On me demande d’écrire la suite.
Je m’y attelle en avril 2008.
Je termine L’Héritière de Shanghai un an plus tard.
Mais la crise financière est passée par là, j'ai eu le temps d'écouter, de fouiller...
Je suis un peu plus à l’aise dans l’univers boursier.
Je n’hésite plus à plonger dans le bourbier spéculatif : Je déterre des chiffres
embarrassants, troublants, mais irréfutables… portant sur de réelles opérations boursières autour du 11 septembre 2001…
Et je tente d’aller jusqu’à l’absurde : coter en bourse une relique liée à la passion du Christ.
Mais là, c’est de la fiction.
Est-ce vraiment de la fiction ?

et tous les systèmes, cela va nous apprendre tout d'une belle façon !
Félicitations, c'est un travail passionnant mais difficile.
Amitiés, bonne soirée
...
Merci de ta visite,
Amitiés.
bonne journee
Amitiés.
Amitiés,
bon lundi ramon
C'est très bon, ce que tu racontes: vivant, bien dit. Continue !!!