Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 19:21

 

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(photo Internet)

 

 

 

Eh oui, la semaine dernière, un chenapan de mot s’est bien glissé dans une interview de Rachida DATI par Anne-Sophie LAPIX sur Canal + .

 

Du coup, la langue de Rachida a dérapé.

 

Une phrase qui a fait le tour du web. La vidéo, mise en ligne par LePost, a été vue plusieurs millions de fois.

 

Qu’a-t-elle dit, notre euro-députée ?

 

"Je déplore le sort qui est fait à ces femmes et ces hommes qui ont consacré leur vie à cette entreprise. Ces fonds d'investissement étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs. Moi quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20, 25% avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise..."


 

Oui, un lapsus, un vrai.

 

Pourtant, comme je l’ai dit dans mon précédent article, ce que Rachida DATI raconte est vrai, dramatiquement vrai, d’une gravité sans commune mesure avec les dégoisements dont nous abreuvent nos politiciens ( affaires Woerth, Bettencourt…)

 

De quoi parle-elle ?

 

Des fonds de pension, fonds d’investissement, et tous ces groupes financiers qui, « fellatio or not fellatio », n’ont pour objectif que de « rentabiliser » la mise.

 

C’est bien, de rentabiliser la mise, mais la marge de ces fonds financiers n’a rien à voir avec celle de nos commerçants sympas, du temps de papa et maman.

 

Exemple :

 

Il y a quelques années, les cliniques du Nord (et du Sud) de la France, appartenaient à… disons, papa et maman. Elles rapportaient assez d’argent pour que les-dits papa et maman partent en vacances à Torremolinos.

 

Et ça marchait.

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 (photo Internet)

Aujourd’hui, ces cliniques appartiennent pour la plupart à des groupes financiers redoutables (fonds de pension américains, fonds d’investissement étrangers, français…)

 

Leur objectif, comme le dit si bien Rachida Dati, est d’atteindre des rentabilités de l’ordre de 20 à 25 %.

 

Une rentabilité exorbitante,

 

Du délire, lorsque l’inflation est nulle.

Et ils y arrivent !

Comment ?

En restructurant, en comprimant le personnel, en fermant les services « peu rentables », en mettant le paquet sur les activités médicales qui « rapportent »…

 

J’exagère à peine :

 

L’appétit des financiers est en train de transformer notre santé en un produit coté en bourse.

 

Nous pouvons accepter,

 

Mais aussi nous battre.

 

De ce point de vue... 

 Notre Rachida nationale a raison.

 

 

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation - Communauté : santé-medecine
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  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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