Partager l'article ! LA VIE DES TEMPLIERS - 4 : Le "trousseau de guerre" du chevalier: , Deuxi ...
,
Deuxième Partie :
Le « trousseau de guerre »
Dès le lendemain de son admission dans l’ordre, Frère Gondisalve reçoit son trousseau militaire.
Celui-ci comprend :
1- Un haubert : il s’agit d’une cotte de mailles munie d’une coiffe enveloppant la tête, mais laissant à découvert le visage.
2- Une paire de chausses de fer : ce sont des jambières composées de mailles de fer et qui se laçaient derrière la jambe.
3- Un chapeau de fer : casque à bords rabattus et emboîtant la nuque.
4- Un heaume : casque cylindrique, percé de trous pour la vue et la respiration, renforcé de deux lamelles rivées en forme de crois, et couvrant toute la tête.
5- Une cotte de mailles.
6- Un sac de cuir ou un treillis de mailles de fer, dans lesquels on plaçait le haubert.
7- Des souliers de cuir et des souliers d’armes.
L’armement proprement dit comporte :
1- Une épée : elle est droite, à deux tranchants, pointe arrondie.
2- Une lance : sa hampe est de frêne et le fer est conique.
3- Un écu ou bouclier : triangulaire, en bois matelassé à l’intérieur, recouvert de cuir à l’extérieur. Il est parfois renforcé de lamelles cloutées.
4- Trois couteaux : un couteau d’armes ou poignard, un couteau à trancher le pain et la viande, un canivet ou canif.
5- Une couverture pour son cheval de guerre, mais il peut aussi bien le recouvrir de sa carpette.
6- Trois chevaux avec leur harnachement complet.
7- Un petit nécessaire de campagne comprenant : un chaudron, un bassin pour mesurer l’avoine (nourriture des chevaux), trois paires de besaces, dont deux seront portées par son écuyer.
Tout ceci n’est point donné à Frère Gondisalve, mais seulement prêté. Il en est comptable envers la maison. Il n’en peut disposer à sa guise, ni rien perdre, sous peine d’encourir un châtiment.
Telle est la vie du Templier.
Frère Gondisalve est à présent vêtu et armé.
Que va-t-il devenir ?
Quel sera son destin ?
SOURCE :
Georges BORDONOVE, La Vie Quotidienne des Templiers, Paris 1975.
ARTICLE SUIVANT:
LE REPAS DES TEMPLIERS: PREMIERE
PARTIE
Retour à la page accueil du Blog:
www.basagana-ramon.com : link
Superbe texte mon cher Ramon!
Quand à Frère Gondisalve, peut être nous diras-tu ce qu'il va devenir?
Bonne journée Ramon, amicalement.
JC
Bonne soirée Jean Claude
Oui, j'espère pouvoir raconter la curieuse histoire de Frère Gondisalve.
A bientôt,
Amitiés,
Ramon
Je crois bien qu'il y a un site en Picardie ou par là "musée des temps barbares" où on voit comment est fabriquée la cote de maille, etc. Je vais chercher, je me demande toujours comment elle était faite, on croirait du tricot ! Pauvre cheval qui porte tout cela... bon dimanche, amitiés
La cotte de mailles était faite d'un assemblage d'anneaux métalliques: mailles annulaires. Le qualificatif "tresli" (tressé, entremêlé) désigne en fait ces mailles annulaires.
Les anneaux sont assemblés par emboîtement, puis rivetés un par un, parfois soudés.
Oui, ce devait être fichtrement lourd!
Les chevaux, apparemment, faisaient avec. J'ai lu des descriptions de chevaux qui piaffaient dans l'attente de l'assaut... curieux... cela me dépasse un peu.
Bonne soirée Sittelle, amitiés.
On se rend compte combien tout était prévu, calculé et compté.
Leur discpline et leur obéissance étaient de grands atouts dans la bonne marche de leur communauté et s'il y avait des châtiments, comme tu le dis, il y avait aussi une entre-aide et un soutien de tous les instants.
J'attends la suite avec impatience.
Passe un bon dimanche
La solidarité entre Frères Templiers était connue dans tout l'Orient.
La discipline était bien leur qualité première.
Bon dimanche aussi
Amitiés
Tu t'es drôlement bien documenté Ramon, et cela ne rend que bien plus intéressant ce récit. Alors, j'attends de lire la suite de ses aventures...
Bonne semaine Ramon,
Amitiés
Merci Mima.
J'eessaie de puiser mes info chez des Historiens confirmés. J'aimerais photographier le passé de ces gens étonnants avec la même rigueur que tu mets à capter la couleur de tes paysages.
Bonne semaine aussi,
Amitiés.
Ou la la ! ce n'est pas douillet tous ces vêtements en fer ! mais protecteur donc bien pensé pour l'époque...
Le bon coté était sans doute cette solidarité entre frères Templiers...