Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

GENÈSE D'UN ROMAN

 

 mouette

(Au fond, les hauts fourneaux de Fos sur Mer) 

 

 

Lors d'une séance de dédicaces sur  "Le roman de l'an mil", j'ai rencontré Monsieur Serge GEAIRAIN, du CE ArcelorMittal de Fos-Sur-Mer. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai évoqué avec lui la naissance de mon premier roman "Le Christ de Marie-Shan".



L'idée d'écrire "Le Christ de Marie-Shan" m'est venue en 2006, lorsque au terme d'une bataille boursière sans précédent, l'Indien Lakhsmi MITTAL a fait main basse sur ARCELOR, le géant européen de l'acier.

Une histoire ordinaire dans un décor de fiction.

Je rappelle que, par ce temps-là, la planète-finance baignait dans l’euphorie : la spéculation immobilière battait son plein, Lehmann Brothers avait le vent en poupe, Madoff brassait des milliards...

ARCELOR était-il en difficulté ?

Nullement. L’entreprise était saine, ses caisses étaient pleines, son carnet de commande bien rempli, son acier était d'une qualité exceptionnelle… Et son conseil d'administration n’avait aucune envie de vendre!

Que s’est-il passé ?

Lakhsmi MITTAL, voulait la mariée, consentante ou pas.

Avait-il les moyens de se l’octroyer ?

Oui,  en lançant une OPA hostile (offre publique d’achat qui ne laisse pratiquement aucune chance à la cible). 

Le patron d'ARCELOR, Guy Dollé, qualifia cette OPA "d'opaque, destructrice de valeur et menaçante pour les salariés". Tout le monde monta au créneau: Jacques CHIRAC, le ministre des finances Thierry BRETON, la presse...

Sans résutat, car MITTAL avait frappé à la bonne porte: 

La maximisation boursière

 

Que pouvaient le Président de la République, son ministre des finances, la presse... contre le pouvoir des actionnaires? 

 

Rien.

 

MITTAL le savait. Les actionnaires aussi.

Il suffisait d'une OPA hostile, d'un forcing boursier, pour que le Goliath européen de l'acier choit - d'une chiquenaude à 40 euros 40 l'action - dans l'escarcelle indienne.

 

J’étais médecin généraliste dans une ville ouvrière du golfe de Fos.

De ma fenêtre j'apercevais les cheminées des hauts-fourneaux. Nombre de mes patients travaillaient dans les coulées de fonte.

 

Je compris, ce mois de juin 2006, que l'avenir de mes patients ne dépendait ni de leur savoir-faire ni du pacte social conclu par leurs syndicats avec le patronat, mais des normes édictées par les nouveaux maîtres de la planète: les marchés financiers.

      

J’étais indigné, révolté.

Je voulais comprendre. Je me mis à compulser des publications sur les mécanismes spéculatifs.

Et il me parut évident qu’un krach boursier d’une ampleur insoupçonnée était en train de se préparer. Je décidai d’anticiper les événements par la fiction.

De ce projet naquit Le Christ de Marie-shan.

Qui n’est pas un essai sur la spéculation boursière, mais... une histoire d’amour.

Xinran, jeune Chinoise de Shanghai, fille de milliardaire, est victime d’un enlèvement dans le sud de la France. Un jeune utopiste Occidental, parti en guerre contre Wall Street via Internet, est pris dans les turbulences du kidnapping et se retrouve ligoté, bâillonné, aux côtés de Xinran.

Ils parviennent à s’échapper et se réfugient dans une grotte de la Sainte-Baume, près de Marseille.

Le cœur du roman a lieu dans cet espace clos. Dans la fusion de deux corps, de leurs émois, d'idées issues de deux univers opposées…

Un soir, Xinran décortique l’OPA hostile de Mittal sur ARCELOR et parvient aux mêmes conclusions que son nouvel ami.

Pendant ce temps, les commanditaires de l’enlèvement ont retrouvé leur trace.

Le livre est paru en décembre 2007.

 

COUV73


... Au moment même où des soubresauts prémonitoires ébranlaient la Bourse de Shanghai!!

 

Au printemps 2008, j’eus la chance, assez inouïe, que PPDA parle du « Christ de Marie-shan »  dans « Vol de nuit », dans LCI et dans son blog de TF1.

Merci PPDA !

 

A la demande des lecteurs, j’écrivis une suite : « L’Héritière de Shanghai », publiée en 2009.

 COUV BASAGANA seul+b

 

En janvier 2012 est paru « Le roman de l’an mil », un récit à la fois fantastique et historique, sans rapport avec la crise financière de 2008-2012.

Quoique !

Est-il absurde de penser que par ces temps de grand bouleversement, de tohu-bohu, d’injustices et d’inégalités… une part active de notre cerveau a besoin de rêver ?

couverture-1


Article précédent:  SEANCE DE DÉDICACES À L'ALINEA: REMERCIEMENTS

 

Retour à la page d'accueil: link

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article