« Ce qui distingue la cupidité des autres passions, c’est que, bien dirigée, elle peut contribuer au bien public, alors que les autres passions sont destructrices »
(Adam Smith, père fondateur de la théorie libérale)
Adam Smith avait-il raison ?
Voici ce que dit Daniel Cohen : « Les dirigeants des grands établissements financiers mondiaux ont encaissé, dans les trois années précédant la crise, 100 milliards de dollars de revenus, pour 4000 milliards de pertes laissées à la communauté ».
C’est clair que, ici, la cupidité n’a pas contribué au bien public, mais bel et bien au désastre !
… Et à l’encaissement de nouveaux profits astronomiques sur les débris laissés par la faillite communautaire.
Je n’invente pas :
Il a suffi que l’activité sur les marchés re-décolle ce mois-ci – la croissance américain est remontée à 3,2%, je crois – , pour que l’on revienne allègrement aux pratiques qui ont provoqué la débâcle boursière de 2007-2008.
Des faits incontestables.
Pourtant, rien à faire : nos députés, sénateurs, représentants divers ne bougent pas. Ou alors le petit doigt pour stigmatiser les abus, mais des mesures radicales : NIET !
Savent-ils que dans les années 1890, le banquier Pierpont Morgan refusait d’investir dans une société dont les dirigeants étaient payés plus de six fois le salaire moyen ?
Savent-ils qu’aujourd’hui, aux USA comme en Europe, il faut multiplier par 300, voire 500 le salaire moyen, pour obtenir la rémunération des présidents et directeurs généraux ?
Les députés le savent, mais ils n’ont pas pris la mesure du danger.
Car à ces niveaux-là, les patrons perdent leurs repères et les députés leur latin.
Et la cupidité-passion devient VERTU.
Eh oui, une vertu !
Qui est en train de devenir le premier objectif social.
Ecoutez le témoignage de ce trader installé à Londres: « … les gens ont perdu leur âme, il faut gagner toujours plus, plus que les autres. Pourquoi ? Ils ne le savent même plus ».
Ils ne le savent même plus !
Sauf qu’il y a un problème : Pour que les présidents, directeurs généraux, traders, actionnaires touchent toujours plus, à savoir des salaires, des bonus, des dividendes… à donner le
tournis, il faut bien que l’argent vienne de quelque part !
D’où vient-il ?
Archimède a très bien compris le système :
les vases communicants !
C’est en rognant sur votre salaire, le mien, celui de la femme de ménage, de la caissière, du soudeur, du médecin, de l’ingénieur, du commerçant… que l’univers de la finance se redistribue des bénéfices à faire se dresser Rockefeller dans sa tombe !
Le plus dramatique , c’est que « L’intelligentsia progressiste » a réussi à nous faire croire que c’est « dans l’ordre des choses ».
Oui, dans l’ordre des choses.
Or… ce n’est pas dans l’ordre des choses.
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Sources :
1- Irène INCHAUSPE, L’argent rend toujours fou, 10 .09.2009, CHALLANGES, p. 179, p.52.
2- Henri BOURGUINAT et Eric BRIYS, L’arrogance de la finance, La découverte 2009.
3- H. FILIPPI, L’argent sans maître , Descartes & Cie.
4- Daniel COHEN, La Prospérité du vice, Albin Michel, 2009
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bonne journee
qing et rene
Ne me dis pas NON! on y est déjà à moitié!
Viviane