Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

"COLERE NOIRE", de Jacques Saussey

 


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Paris.

Accoudé à son balcon, Serge Taillard scrute la nuit en tirant de longues bouffées de son cigare… 

Il songe aux temps heureux où la vie n’avait pas encore fait de lui ce qu’il est devenu : un homme impitoyable que rien ni personne n’arrêtera jamais. 

Jamais !

Sauf que, comme tous les puissants, il n’a pas prévu ce petit grain de sable qui se glisse parfois dans l’engrenage.  En l’occurrence un poste radio bien calé sur son étagère.

Il quitte la fenêtre, se rend à la salle de bains, ferme le robinet de la baignoire et tâte l’eau de la pointe de son pied. Juste à point. Il finit de se déshabiller et entra dans la mousse en soupirant d’aise. Sur le tabouret jouxtant la baignoire, à portée de main, son verre de whisky.

 

Le cadre est planté : Un poste radio, une baignoire débordant de mousse, un verre de whisky, un homme nu…

 

Lorsqu’on retrouve son cadavre, la police conclut au suicide ou à l’accident. L’appartement n’est-il pas fermé à clé de l’intérieur ? Aucune trace d’effraction, aucune empreinte suspecte…

 

Suicide ou accident pour tous, sauf pour le capitaine Daniel Magne.

Départ en trombe.

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Jacques Saussey passe la cinquième (combien de vitesses dans une Ferrari ?) et nous fourvoie, pour notre plus grand bonheur, à travers les chicanes d’un circuit endiablé. L’assassin guette – nous guette –  à chaque tournant.

Et la coéquipière de Daniel Magne : Lisa Heslin, prend très vite le volant.

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Vous l’avez compris, ce roman est une course poursuite.

Le bolide franchit les chicanes avec une aisance à couper le souffle et nous entraîne dans les mystères d’une intrigue compliquée et haletante, comme il se doit pour un thriller. Pas d’extrapolations tarabiscotées, tout est vraisemblable : le calendrier, les lieux, les personnages et jusqu’aux arguties de Droit pénal.

 

Pour les férus de littérature, j’ajouterai que si le récit est clair et les mots tissés de simple, c’est parce que Jacques Saussey manie la langue française avec une dextérité de « pro » : pas facile d’écrire simplement.

 

J’ai été surpris par la description pointue des milieux qu’il décrit : commissariat, environnements industriels, extrême droite, mafia new-yorkaise, village traditionnel en Afrique du Sud… et son approche inattendue de l’univers complexe des magouilles.

Bravo, cher Jacques !

Last but not least, il réussit l’exploit de nous tenir en haleine avec une flèche censée partir d’un 4° étage, traverser la rue et percer la cible au centimètre près, deux étages plus bas.

En plein Paris.

Ouf !

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Photo Internet

concierge-masque.com


Écart naïf de romancier mal informé ? Que nenni ! Jacques Saussey est un ancien champion de tir à l’arc !

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Bref, j’ai adoré ce livre.

Et je ne suis pas le seul : Franck Tilliez, maître incontesté du polar français, le décrit comme « Un vrai coup de cœur ».

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