Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

Anne BRAGANCE: Une Succulente au fond de l'Impasse

 


Les gens disent que la Succulente ne sort guère de chez elle, qu’elle y reçoit des hommes… Ils disent qu’elle ne fréquente personne dans le quartier et qu’elle se fait livrer ses repas.

 

Elle exerce la prostitution au fond d’une impasse, dans une maison appelée « La Succulente », d’où son surnom.

 

François, la quarantaine, agent immobilier de son état, à la vie familiale cahotique, n’a pas l’habitude de fréquenter les prostituées. Il se lie pourtant d’amitié avec La Succulente.

Chez qui il découvre un personnage hors du commun.

La relation qui s’établit entre François et la Succulente n’aura rien de charnel. Chacun raconte à l’autre des pans de sa vie. La prostituée – Emma de son vrai nom – écoute l’agent immobilier s’épancher et lui livre son passé. Elle raconte, par exemple, qu’avant d’être prostitué, elle a été championne de natation !

Chacun emplit le vide de l’autre.

Et puis, un jour, La Succulente disparaît.

François, en tant qu’agent immobilier, est chargé de vendre la maison de sa mystérieuse amie.

Qui lui livre, secret après secret, le cœur d’Emma.

 

Anne BRAGANCE est une fée de l’écriture. Sa plume est fine, sensuelle, humaine. Remarquablement construit, son roman nous tient en haleine, nous captive.

Comme l’écrit Michel Boissard, Anne BRAGANCE met en présence des « irréguliers de l’existence ». Il suffit que le destin leur donne une chiquenaude pour qu’ils larguent les amarres.

 

Dans un entretien avec le Professeur Mohamed BENJELLOUN, de Casablanca, Anne BRAGANCE a cette réponse :

 

« En épigraphe à mon roman Le chagrin des Resslingen, j'ai placé cette phrase du cinéaste John Cassavetes : « L'homme est un dieu en ruine, c'est la trace du divin que je cherche en lui ». Cette phrase traduit parfaitement mon ressenti face à l'humaine créature. Il arrive que je trouve cette trace du divin et alors j'espère, et alors je me situe avec bonheur dans un moment d'armistice. »vous

 

Une Succulente au fond de l’impasse est un roman sensible et sincère. Un petit chef-d’œuvre.

Il me plaît de comparer Anne BRAGANCE à COLETTE.

 

 Anne BRAGANCE (Photo Internet)

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