Partager l'article ! AMOUR ET SEXUALITE BIO: Dans une vie antérieure, les hippies du Larzac proclamaient que l’amour était l’antidote universelle ...
Dans une vie antérieure, les hippies du Larzac proclamaient que l’amour était l’antidote universelle contre les turpitudes de l’humanité.
Cette profession de foi a vécu.
En publiant un guide de « sexualité verte », Greenpeace affirme haut et fort que nos certitudes sont obsolètes, que l’amour est potentiellement pollueur.
A) Eteindre les lumières pendant les ébats amoureux : Les accros de la stimulation visuelle n’ont qu’à prévoir leurs ébats pendant la journée, économie d’énergie oblige ! La nuit, ils peuvent toujours allumer une bougie, comme autrefois, mais avec des réserves, car la combustion de cire dégage du CO2 !
B) Prendre une douche à deux. Objectif : diminuer la consommation d’eau. A condition de ne pas s’éterniser et de ne pas utiliser le pommeau multi-jet comme un sex-toy, car dans ce cas il y aurait débauche d’eau chaude. Les contrevenants enfreindraient la loi verte non pas sur un, mais sur deux fronts : celui de l’eau et celui de l’électricité !
C) Eviter le batifolage dans les jacuzzi. Très sage injonction. Sauf que tout le monde n’a pas de jacuzzi. Dans le patelin où j’habite, personne, dans mon entourage, n’a installé cet objet. J’ai fouillé dans le web : premier prix 3.800 euros ! J’en déduis que cette chose, inconnue des salles de bain de mon patelin, fait partie des accessoires habituels dans la sphère Greenpeace. Ils n’ont qu’à inventer un système jacuzzi-écolo, qui carbure avec un pédalier… D’une pierre deux coups : détente + muscu.
D) Eviter de bouster notre libido avec des crustacés. Motif : le pillage des langoustes, langoustines, homards, crevettes… déséquilibre l’écosystème. Là, je ne sais quoi répondre, car ma dernière langouste remonte à Noël 2007. J’ai fouillé dans le web et trouvé que la « langouste rouge royale de chez Prat Ar-coum Yvon Madec » coûte 85,31 euros. J’en déduis que dans mon patelin, nous n’avons pas besoin de Greenpeace pour protéger l’écosystème via la privation de langouste.
E) Eviter les préservatifs non dégradables, ou à base de produits animaux, ou chimiques. Là, j’avoue que les gens de Greenpeace me gonflent un peu. En tant que toubib, quand je reçois dans mon cabinet des jeunes qui butinent de fleur en fleur, des célibataires qui partent en Thaïlande, des gars ou des filles qui font « ça » en boîte dans les toilettes, le week-end, mon souci n’est pas de savoir s’ils utilisent un préservatif bio-dégradable, mais bien de les convaincre d’en utiliser un !
F) Eviter les lubrifiants érotiques extraits de combustibles fossiles : Ma réponse ? Bof ! Je rappelle qu’il existe des lubrifiants naturels, dont… la salive… ou des caresses lubrifiantes… Mais bon !
Michelle Yoha,
(Photo Internet)
A TITRE DE CONCLUSION, VOICI TROIS REMARQUES :
1- La quantité de « dioxine » émise par un bateau de Greenpeace au cours d’une année de fonctionnement, est sans commune mesure avec les dommages écologiques provoqués par nos préservatifs non-bio-dégradables ou nos lubrifiants intimes. Quant aux canots hyper-puissants utilisés par notre ONG écolo – des canots bouffeurs de carburant s’il en est ! – , j’ose conseiller d’utiliser des embarcations propulsées par des rameurs. Elles auraient un impact médiatique infiniment plus porteur.
2- A propos de carburant, une petite anecdote : Des amis Corses m’ont rapporté qu’un des leaders écologistes les plus en vue actuellement, se rend assez régulièrement dans sa résidence secondaire – qui avoisine leur maison – en hélicoptère. « Il s’agit d’un petit hélicoptère ! » m’ont-ils précisé. Soit, mais ma question est simple : Combien de flacons de lubrifiant intime faut-il pour faire voler un « petit » hélicoptère ?
3- Si Mao n’avait pas mis en place, la politique de l’enfant unique, il y aurait aujourd’hui, d’après les estimations des démographes, 3 milliards de Chinois au lieu de un. Autrement dit, deux milliards de terriens de plus sur la planète ! …Et deux milliards de Chinois obligés de s’expatrier, car la Chine d’aujourd’hui n’aurait pas les moyens de nourrir 2 milliards d’habitants supplémentaires sur son sol.
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