L’amiante, en tant que tel, ne présente aucun danger.
(photo APLCA)
C’est à partir du moment où il devient friable et qu’il est inhalé, que tout se complique.
(photo APLCA)
Les fibres d'amiante sont constituées de faisceaux de fibrilles qui se séparent très facilement sous l'effet d'usinages, de chocs, de frottements...
Lors des réparations dans les constructions anciennes – y compris dans notre chez-nous douillet – ces fibres forment un nuage de poussières très fines, souvent invisibles à l'œil nu.
-) Plus une particule est petite et plus elle peut pénétrer profondément dans l'appareil respiratoire ;
-) Plus les fibres sont longues et fines et plus notre organisme a du mal à les éliminer.
Conséquence :
Plus les particules d’amiante sont petites, plus les fibres sont longues et fines, et plus elles sont dangereuses.
Les fibres qui pénètrent dans les poumons peuvent migrer vers la plèvre (ou vers d’autres organes : larynx, colon…) et provoquer des réactions locales.
A un stade précoce, elles sont indétectables
Si la quantité de fibres retenues dans le poumon est importante, le poumon « morfle » irrémédiablement, un peu comme une éponge qui se dessèche.
Apparaît alors une « fibrose » : l’asbestose.
Mais il y a deux autres processus, redoutables :
-) Les cellules des bronches, altérées par les fibres d’amiante, n’arrivent pas à se diviser correctement. Conséquence : elles dégénèrent. C’est le cancer broncho-pulmonaire.
-) Certaines fibres vont migrer vers l’enveloppe qui entoure le poumon : la plèvre. Une fois dans la plèvre,
l’amiante peut donner naissance aux fameuses plaques pleurales. Parfois, mais pas obligatoirement, les lésions se compliquent de mésothéliome, un cancer de la plèvre.
Mésothéliome vu au scanner
(regardez bien les images sur votre gauche)
Photo APLCA
2- Apparition d’une zone indurée, de fibrose : les fameuses plaques pleurales.
NOTE :
la transformation en cancer est d’autant plus fréquente et redoutable que le poumon est exposé à d’autres saloperies (fumée de cigarette par exemple).
(photo Internet)
J’ai vu très peu de cancers du poumon chez mes patients fumeurs (Désolé pour les associations anti-tabac, mais c’est la stricte vérité).
Par contre, chez mes patients fumeurs + exposés à l’amiante, ç’a été
l’hécatombe.
Derniers Commentaires