Le blog de Ramon BASAGANA

Juillet 1947. Un vieux steamer des Grands-Lacs rebaptisé Exodus, vogue vers la Palestine avec 4500 rescapés des camps d’extermination. Arrivé au large de Haïfa, la marine de guerre britannique l’éperonne sauvagement. L'affrontement est sanglant, il y a des blessés, des morts... Débute alors une impitoyable bataille médiatique, la première du XX° siècle. C’est le thème de mon 5° roman : « Les amants de l’Exodus ».

UNE SOCIETE LIVREE A LA SPECULATION







  (Article paru dans La Marseillaise du 4 novembre 2008. )


              Le texte étant illisible sur la photo, voici son contenu:


Ramon Basagana : le jour, médecin au centre mutualiste, la nuit écrivain. Ses deux fonctions passent par la même porte d’entrée : placer l’humain au centre de toutes les préoccupations.

 

Une dynamique que l’on perçoit aisément à travers son premier roman : « Le Christ de Marie-Shan ». Pourquoi ce titre ? « Parce que si le Christ venait aujourd’hui sur terre, il combattrait le monde de la finance et de la spéculation ».

 

Plus qu’un roman, une fiction bien ancrée dans la triste réalité qui conjugue spéculation boursière, fonds de pension, crise de l’économie capitaliste, bref tout ce que nous suivons actuellement à la télé et qui nous annonce des jours difficiles.

 

Il y a peu, les plans de licenciement et de délocalisations se multipliaient pour accroître les bénéfices des actionnaires, aujourd’hui les plans de licenciement s’accroissent au fur et à mesure de l’effondrement boursier. Dans tous les cas, les populations ouvrières trinquent.

 

Tout un scénario que Ramon Basagana a décrypté de fort belle manière et sans faire de concession au monde de la finance. Un livre à mettre entre toutes les mains pour bien comprendre les méandres politico-financiers de notre époque. Un livre essentiel encensé par la critique qui le qualifie, entre autres, de « petite leçon d’immoralité très utile ». Essentiel également parce que la plume de l’écrivain est dotée d’un vrai style d’une vraie écriture, d’un vrai rythme.

                                                                                                            G.S.



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