Partager l'article ! COMMENT DEVENIR PIRATE: Voulez-vous devenir pirate ? Voilà la procédure à suivre&nbs ...
Voulez-vous devenir pirate ?
Voilà la procédure à suivre :
Vous allez à Nassau, la capitale des Bahamas et vous prenez RV avec l’un des avocats qui portent perruque. Il y en a plein, environ 1300, autant qu’à Genève. Vous mettez sur la table 5000 $ minimum + honoraires + frais d’enregistrement et le monsieur à perruque vous crée un IBC (International Business Companies Act).
Et voilà ! ça y est, le tour est joué :
Vous avez une société par actions.
Seulement, comme c’est aux Bahamas :
a) Ni les noms des actionnaires, ni ceux des gérants, ni ceux du CA ne sont enregistrés.
b) Vous n’avez pas de bureau à déclarer, d’adresse. Vous disposez d’une boîte aux lettres sur laquelle vous mettez le nom que vous voulez (Brad PITT, Angelina JOLY, BENOIT XVI, Mireille MATHIEU, etc).
c) Les assemblées générales de votre société se tiendront par téléphone, histoire d’éviter des rencontres inopportunes, lesquelles pourraient mettre la puce à l’oreille des Vidocq des mers.
d) Par un décret de 1994, les documents de votre IBC ne doivent pas être conservés.
e) Le secret bancaire est absolu.
f) Impôt sur le revenu, les fortunes, les successions : néant, inconnu au bataillon.
g) Aucun Etat au monde n’a le droit de consulter votre bilan, d’être informé sur les mouvements de vos comptes…
h) Pas plus le pape, que Madame LAGARDE ou le Big Boss n’ont le droit de connaître votre nom.
C’est facile, non ?
Plus simple que ça, tu meurs.
Note : si au lieu de 5000 $ vous disposez de 100 millions d’euros, vous pouvez aussi téléphoner à Nassau et prendre RV avec l’un des messieurs à perruque. La procédure est la même. Ils acceptent les euros !
L’avantage d’aller aux Bahamas, c’est que dans l’Hexagone, si vous gardez 100 millions d’euros, le fisc vous en réclamera 12, alors qu’aux Bahamas, vos euros feront des petits, beaucoup de petits, sans s’encombrer d’URSAF, ISF, RSS, ICC, BHL, RTT… etc.
Alors, dites-moi, pourquoi nos malheureux millionnaires qui disposent de plus de 100 millions d’euros s’encombreraient-il, justement, de scrupules ?
Ils seraient bien bêtes, puisque c’est légal.
Derniers Commentaires