Jeudi 9 octobre 2008
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A l'occasion du nouvel an 2005, le Premier Ministre chinois se rendit dans le district de Shangeai, dramatiquement touché par l'épidémie de sida, visita un
village contaminé, serra la main de plusieurs patients devant les caméras de TV, et fit des promesses, beaucoup de promesses.
Ainsi, d'une mauvaise nouvelle, le Parti fit du Sida une histoire positive.
Cette même année, Bill CLINTON vint se faire photographier - à quelques jets de pierre près, quasiment au même endroit que le Premier Ministre chinois - en compagnie d'orphelins du Sida,
sélectionnés pour la circonstance.
D'une mauvaise nouvelle, les Américains firent du Sida une histoire positive.
Grâce à ces deux événements très médiatisés:
a) le gouvernement de Pékin débloqua des fonds: 120 yuans/ mois (environ 12 €/mois) pour chaque habitant atteint du sida dans la région du Henan.
b) La fondation Clinton collecta des dons, beaucoup de dons.
Qu'advint-il de ces fonds et de ces dons?
En réalité, chaque patient atteint du sida (mes documents datent de 2006) ne toucha que 10 yuans/mois (environ 1€/mois).
Le reste disparut dans la poche de l'administration et des cadres du Parti.
Quant aux dons collectés par Bill Clinton, je n'ai pas de chiffres. Je sais par contre que d'une manière générale, seul le 1/10ème des dons atterrissent au bon endroit. Les 9/10ème partent en
"frais de fonctionnement", c'est-à-dire dans la poche des intermédiaires (administration et cadres du fonds humanitaire).
Par Ramon BASAGANA
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