Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 22:03

 

 

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(Photo Internet)

(ecole.lambda.free)

 

Il était une fois un méchant loup tout droit sorti des forêts de Brocéliande.

Jérôme Kerviel, de son vrai nom.

Cet ancien trader de la Société Générale, qui hurlait tous les soirs à la lune et rapportait beaucoup de proies à la tanière, vient d’être condamné par le chef de meute : 

« Trois ans de prison ferme, assortis d’une amende de 5 milliards d’euros. »

Qu’a-t-il fait, méchant loup Kerviel ?

« Il a admis avoir pris des positions à risque vertigineuses sur des indices boursiers européens, ayant atteint près de 50 milliards d'euros, et camouflées par d'autres passations d'ordres fictives. »

En clair, il a joué au loup garou, s’est attaqué à du gros gibier, l’a loupé, et la meute s’est retournée contre lui.

Eh oui, le Tribunal Correctionnel de Paris écarte toute faute de la banque.

Le méchant loup c’est lui, pas la meute.

"… Jérôme Kerviel a mis en péril la solvabilité de la banque qui employait les 140.000 personnes dont il faisait partie et dont l'avenir se trouvait gravement hypothéqué", dit le jugement.

Un vrai méchant loup !

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 (photo Internent : école.lambda.free) 

Bien entendu, la meute s'est félicitée du jugement.

Personne ne lui a demandé de faire mu-muse avec des positions à 50 milliards d’€ !

En clair, personne ne lui a jamais demandé de s’attaquer au mammouth !

Car:  " découvertes en pleine déroute des marchés financiers, les positions de notre loup-garou ont provoqué la perte finale la plus lourde de l'histoire financière."

D’après le tribunal, la meute n’aurait même pas soupçonné les agissements de méchant loup !

Peuchère la meute !

Peuchère la banque !

Tenez, essayez de faire un découvert de 50 €.

Dans les minutes qui suivent, tous les clignotants rouges de vos comptes, assurances, chéquiers, carte vitale, profil Facebook, acompte Redoute…  sont pris de vire-vire.

Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, méchant loup s’est attaqué au mammouth en plein territoire de chasse de la meute, et celle-ci ne s’en est même pas aperçu !

Elle n’a rien flairé, rien entendu, rien vu ! C'était pourtant la pleine lune!

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(Photo Internet: bdm.typepad.com)

Incroyable, mais vrai.

Ah ! ces bêtounets de la banque ! Ils n’en feront pas d’autres !

Voilà ce que c’est, que de faire confiance à méchant loup !

Jugez vous-mêmes : « La limite collective d’engagement en fin de journée, pour son « desk » de trading, était de 125 millions d’€ ! »

Et qu’a-t-il fait, le vilain ? 

Je vous le donne en mille : il a dépassé les 50 milliards d’€ !

Mais chut !  Faut pas le dire !

Le jugement considère qu’il est également responsable de la dégradation des conditions de travail des employés de la banque après l'affaire.

Evidemment !

Bien que… re-chut !

Il y a bien eu quelques petits bonus… Oh ! Pas de quoi mouiller les ailes d’un canard : trois ou quatre centaines de millions d’€… une broutille.

En clair, pour le reste de la meute, ces bonus ne représentent que trois ou quatre biches qui se courent après.

Sacré Jérôme, pourquoi as-tu dégradé les conditions de travail de tes collègues traders ? Hein ?

Laisse la meute chasser tranquille, bon sang !

Bien fait, si le Tribunal de Paris t’a condamné.

T’as pas d’excuse, car la banque t’avait fait confiance.

 

T’es hyper responsable.

 

Ah ! J’oubliais un truc :

« L'imputation de la responsabilité de la perte de ces 5 milliards au trader, éloigne « définitivement » les risques fiscaux et judiciaires pour la Société générale, visée par une "class action" aux Etats-Unis. »

 

Tout est bien qui finit bien, car notre brave méchant loup a admis ses fautes et exprimé des « regrets ».

Tout compte fait, c’est un brave louveteau !

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 (Photo Internet: ecole.lambda.fr)

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 19:21

 

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(photo Internet)

 

 

 

Eh oui, la semaine dernière, un chenapan de mot s’est bien glissé dans une interview de Rachida DATI par Anne-Sophie LAPIX sur Canal + .

 

Du coup, la langue de Rachida a dérapé.

 

Une phrase qui a fait le tour du web. La vidéo, mise en ligne par LePost, a été vue plusieurs millions de fois.

 

Qu’a-t-elle dit, notre euro-députée ?

 

"Je déplore le sort qui est fait à ces femmes et ces hommes qui ont consacré leur vie à cette entreprise. Ces fonds d'investissement étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs. Moi quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20, 25% avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise..."


 

Oui, un lapsus, un vrai.

 

Pourtant, comme je l’ai dit dans mon précédent article, ce que Rachida DATI raconte est vrai, dramatiquement vrai, d’une gravité sans commune mesure avec les dégoisements dont nous abreuvent nos politiciens ( affaires Woerth, Bettencourt…)

 

De quoi parle-elle ?

 

Des fonds de pension, fonds d’investissement, et tous ces groupes financiers qui, « fellatio or not fellatio », n’ont pour objectif que de « rentabiliser » la mise.

 

C’est bien, de rentabiliser la mise, mais la marge de ces fonds financiers n’a rien à voir avec celle de nos commerçants sympas, du temps de papa et maman.

 

Exemple :

 

Il y a quelques années, les cliniques du Nord (et du Sud) de la France, appartenaient à… disons, papa et maman. Elles rapportaient assez d’argent pour que les-dits papa et maman partent en vacances à Torremolinos.

 

Et ça marchait.

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 (photo Internet)

Aujourd’hui, ces cliniques appartiennent pour la plupart à des groupes financiers redoutables (fonds de pension américains, fonds d’investissement étrangers, français…)

 

Leur objectif, comme le dit si bien Rachida Dati, est d’atteindre des rentabilités de l’ordre de 20 à 25 %.

 

Une rentabilité exorbitante,

 

Du délire, lorsque l’inflation est nulle.

Et ils y arrivent !

Comment ?

En restructurant, en comprimant le personnel, en fermant les services « peu rentables », en mettant le paquet sur les activités médicales qui « rapportent »…

 

J’exagère à peine :

 

L’appétit des financiers est en train de transformer notre santé en un produit coté en bourse.

 

Nous pouvons accepter,

 

Mais aussi nous battre.

 

De ce point de vue... 

 Notre Rachida nationale a raison.

 

 

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation - Communauté : santé-medecine
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 22:09

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(photo Internet - Gala)

 

Rachida Dati était l’invitée, ce dimanche midi, de l’émission DIMANCHE + sur CANAL +.

Interrogée sur les raisons d’un plan de licenciement chez LEJABY, dans l’Ain, elle a eu un lapsus qui a fait le buzz dans le web.

La vidéo a été vue plusieurs centaines de milliers de fois.

 

Qu’a-t-elle dit ?

 

Ceci :

 

"Je déplore le sort qui est fait à ces femmes et ces hommes qui ont consacré leur vie à cette entreprise. Ces fonds d'investissement étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs. Moi quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20, 25% avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise..."

 

Evidemment, elle voulait dire « inflation ».

 

Elle s’est justifié ainsi sur sa page Facebook :

 

"Cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d'émission... Cependant, je trouve dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris surtout sur un sujet aussi grave..."

 

Eh oui !

C’est qu’elle a raison, la Rachida !

Les dégâts que peuvent provoquer les fonds d’investissements, via leurs LBO et autres bulldozers spéculatifs sont tels, que sa mise au point est on ne peut plus légitime.

 

Fellatio versus speculare ?

Voilà une équation qui n’est probablement jamais venue à l’esprit du moindre trader.

Et pourtant elle est là, via l’inflation nulle et les rentabilités ahurissantes de 25%, assassines pour l’entreprise.

Non, fellatio versus speculare est une équation qui ne m’était jamais venue à l’esprit non plus.

Mais si elle permet de dénoncer que les fonds d’investissements sucent (excusez le terme, mais il est correct) jusqu’à 25% du sang d’une entreprise au profit d’une poignée de spéculateurs, alors oui, le lapsus de Rachida mérite qu’on s’y attarde.

 

On disait de Paris qu’il méritait bien une messe,

Et si les dérives spéculatives méritaient bien une… pardon, un lapsus ?

 

Merci, Rachida,

 

Certes, tu as émoustillé les fantasmes de quelques centaines de milliers d’internautes, mais il fallait cela pour rappeler que les fonds d’investissement sont toujours là, à l’affût, que les spéculateurs empochent toujours sur notre dos des dividendes astronomiques.

 

Fellatio versus speculare ?

Pourquoi pas, après tout.

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 17:58

 

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(Photo Internet)

 

Les acouphènes sont la perception auditive d’un « sifflement», d’un « bourdonnement», d’un « souffle »… perceptibles dans l’une, dans l’autre, ou dans les deux oreilles à la fois.

 

Ils  touchent 10% de la population et n’ont pas d’âge.

 

Ces bruits lancinants peuvent devenir d’une psycho-agressivité telle, qu’ils « pourrissent » objectivement le quotidien de la personne.

 

Les acouphènes se voient entourés d’une aura de mystère et d’invulnérabilité qui leur « colle à la peau »:

lorsque le malade interroge son médecin sur l’origine et le traitement de son « cauchemar », le médecin répond le plus souvent par une moue d’impouvoir.

 

Est-ce justifié?

Sommes-nous devant un mystère ?

devant une zone d'invulnérabilité ?

 

Non, bien sûr que non, ni mystère, ni invulnérabilité.

 

Il existe deux types d’acouphènes :

 

a)    Objectifs : Il s’agit d’un bruit objectivement enregistrable et qui provient soit d’une contraction tympanique, soit d’un bruit pulsatile vasculaire, synchrone du pouls.

b)    Subjectifs : Il s’agit d’un bruit non enregistrable : sifflement, souffle, bourdonnement uni ou bi-latéral.

 

A quoi correspond-il, ce bruit fatidique ?

 

A une perte auditive (variable) qui entraîne la réorganisation et l’hyperactivité anormale de certaines structures cérébrales (auditives et extra-auditives) responsables de la perception sonore fantôme.

 

Peut-on le soigner ?

 

Mais oui !

 

a)    Par la compensation du déficit auditif : par exemple à l’aide d’une prothèse numérique de dernière génération.

b)    Par un enrichissement sonore ou générateur de bruit blanc : celui-ci masque l’acouphène et favorise une réadaptation progressive du dysfonctionnement cérébral.

c)    Par des « petits moyens » :  les « petits acouphènes », les « petits sifflements »… ne nécessitent pas cette saint frusquin d’appareillage compliqué. Par contre, ils peuvent être neutralisés en… les ignorant activement. Aussi étrange que cela puisse paraître, nos systèmes de défense réagissent fort bien à l’ignorance active : elle fait disparaître l’acouphène de notre champ perceptif.

 

CONCLUSION :

 

Si vous avez des acouphènes, ne désespérez pas.

Pensez d’abord à ceux, objectifs, qui nécessitent une simple correction anatomique de la cause.

Demandez à votre médecin de passer un audiogramme (mesure de vos seuils auditifs)

Si l’acouphène est sévère, « dévastateur du quotidien », sachez qu’il existe des appareillages discrets et efficaces, dont les prothèses numériques, les « générateurs de bruit blanc ».

Si l’acouphène est léger… l’ignorance active le foudroie aussi efficacement que le glaive de saint Georges terrassant le dragon.

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 18:06

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Emprunté à choukapi.com...

 

 

Je vous ai parlé de l’incroyable aventure qui est arrivée à mon ami Kasimir :

 

Alors qu’il se promenait dans son jardin, il est tombé nez à nez avec un curieux personnage : Il avait la tête en forme de soucoupe volante, et de chaque côté, quatre yeux en forme de hublots.

 

Un Martien, à n’en pas douter.

 

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(d'après Kasimir)

Après moult péripéties, j’ai eu l’insigne privilège (et le bonheur !) de faire la connaissance de ce petit homme vert.

 

La rencontre a eu lieu début septembre.

 

Je venais de participer à la manif contre la Réforme des Retraites et j’avais le moral au plus bas. Pas de réponse à mes questions… et puis, j’avais été remballé par un député à qui je demandais des éclaircissements. Il est vrai que des caméras tournaient non loin de l’endroit où il manifestait !

J’ai déversé ma franche malgaîté sous la passerelle de la soucoupe volante.

Le Martien m’a regardé faire courtoisement, puis m’a demandé si j’étais de droite ou de gauche.

-       De gauche, ai-je répondu.

Plein de lumières se sont alors mises à clignoter sur sa tête (ce qui est un signe de satisfaction chez les Martiens.)

Il m’a montré fièrement l’insigne fluo peint sur les parois de son vaisseau : Elle représentait un compas et un astrolabe.

-       Chez nous, l’astrolabe et le compas sont l’équivalent de la faucille et le marteau dans votre ex- Union Soviétique.

 

Un Martien de Gauche !

 

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Pauvre chat consterné!

Il vient d'apercevoir un Martien de gauche!

(emprunté à Kasimir) 

 

J’étais aux anges ! Et cela m’a fait tilt : « Peut-être que ce Martien a-t-il réponse à mes interrogations sur la « Retraite » !? »

 

Il m’a dévisagé:

-       Toi, tu brûles de me poser des questions.

-       Comment le sais-tu ?

Il m’a montré deux antennes sur sa tête qui vibraient :

-       Je sais aussi que tu as interpellé un député dans le but de lui soutirer des réponses, mais qu’il t’a envoyé promener, car tu « polluais » son image TV.

Je l’ai regardé droit dans les hublots latéraux, car c’étaient eux qui brillaient le plus.

-       Puisque tu sais tout, as-tu réponse à mon interrogation sur les « Retraites » ?

Toutes les lumières de sa tête se sont mises à clignoter à la fois :

-       Bien sûr que si !

J’ai ouvert des yeux grands comme des… enfin oui, comme des soucoupes.

Ce Martien de Gauche avait peut-être réponse à mon épineux problème ?

 

-       Raconte !

 

Et voici ce qu’il m’a révélé :

 

« J’habite une planète extrasolaire.

L’espérance de vie y est très élevée, encore plus que chez vous. Aussi, le problèmes des « Retraites » a toujours été un casse-tête pour nos Partis Politiques.

Chez nous, nous avons deux grands partis :

1.     les Verts, qui sont de gauche, et

2.     les Bleus, qui sont de droite.

Quant aux élections, elles se font tous les cycles stellaires, qui sont de dix ans. Notre « Stellum » ou Président, est élu au suffrage universel.

 

Un jour, quelques mois avant les élections, les caprices du calendrier ont voulu que l’ordre du jour porte sur la Réforme des Retraites. Malheureusement, nos députés n’avaient en ligne de mire que l’élection du « Stellum ».

 

Nos députés parlaient donc des Retraites, mais tous, ceux de droite comme ceux de gauche, pensaient au futur « Stellum », car leur avenir en dépendait.

 

Concrètement, chaque parti se servait des Retraites pour envoyer de coups bas à l’autre parti. Ils ont même fini par s’empoigner.

 

Bref, nos Retraites, c’était la chienlit dans un « trou noir ».

 

C’est alors qu’un député sans étiquette a créé le « Parti Vairon », ainsi nommé parce que ses adhérents arboraient un hublot vert et l’autre marron.

 

Son premier discours, au beau milieu de l’Assemblée, commençait par ce simple mot :

EUREKA !

Et c’est ainsi que les députés de droite comme de gauche ont assisté, bouche-bée et en grand effarement, au largage d’une bombe en plein hémicycle.

A la grande joie des électeurs, qui ont entendu, enfin, un député leur proposer concrètement une solution convenable à cet épineux problème.

 

Personne n’y avait pensé avant le Parti Vairon !

 

De quoi s’agit-il ?

 

Voici ce qu’il m’a dit :

 

« Nos députés avaient, depuis des temps immémoriaux,  un système de Retraite qui marchait. Aucun d’entre eux, de droite comme de gauche, ne l’avait jamais remis en question.

Puisque ce système marchait, c’est qu’il était bon ! C’était l’évidence même.

Dans ce cas… pourquoi ne pas le généraliser à l’ensemble des citoyens ?

 

C’est très exactement ce que le Parti Vairon proposa. »

 

J’écoutais, moi aussi, bouche-bée.

- Qu’est-ce que ç’a donné ? ai-je demandé.

Mes oreilles en bourdonnent encore.

 

Voici, brièvement résumées, les conditions de Retraite de nos amis Martiens, telles que les Vairons les ont obtenues après décalquage sur la Retraite de leurs députés :

(Pour les besoins de la cause, j’ai reconverti la devise interstellaire en €)

 

1.     Il suffit d’avoir cotisé 5 ans, pour que les nouveaux retraités Martiens touchent une indemnité égale à celle que leurs aînés touchaient après 40 ans de carrière.

2.     Pour prévenir les aléas liés à la précarité, à partir de la 5ème année, chaque année cotisée compte double.

3.     Etant donné que les revenus interstellaires ne sont pas suffisants pour « cotiser double », c’est la solidarité galactique qui finance 88% de la cotisation interstellaire individuelle.

4.     Le taux de remplacement, qui était auparavant de 50%, représente actuellement 114% du montant de la dernière indemnité !

5.     Enfin, cerise sur le gâteau, « Euréka » a permis aux veuves martiennes, de toucher les 2/3 de la Retraite de leurs maris, quelles que soient leurs ressources personnelles. C’est un progrès énorme, car auparavant, les Martiennes ne touchaient la Retraite de leur défunt mari, que si leurs ressources (converties en monnaie terrestre), n’excédaient pas 1463 €. Et si elles avaient des ressources inférieures, elles venaient en déduction de ce plafond, alors que les veuves des députés pouvaient cumuler toute sorte de revenus.  Bref, la veuve lambda ne pouvait toucher qu’une misère.

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Garçon Terrien, les pieds dans l'eau, se demande comment faire pour devenir Martien

Seul moyen de toucher une retraite convenable.

(illustration de Kasimir) 

 

EN CONCLUSION :

 

Grâce au système « Euréka » mis au point par le parti VAIRON, un Martien peut espérer percevoir, au cours de sa Retraite, une pension inimaginable partout ailleurs dans le système solaire :

 

Pour un euro cotisé, il perçoit 6,1 euros à la Retraite !

 

J’ai demandé à mon ami si ce système était possible chez nous.

Ses hublots se sont mis aussitôt à clignoter rouge vif, signe d’affolement chez les Martiens, car ils n’aiment pas décevoir les Terriens.

 

Voici sa réponse :

 

« Il faudrait pour cela que vos députés soient dans une disposition d’esprit telle qu’ils acceptent :

  1. De régler eux-mêmes les factures d’électricité de leurs logements de fonction.
  2. De faire le plein de leur carburant avec leur pécule personnel.
  3. De sacrifier cette fameuse part de financement de leur retraite personnelle toujours à la charge de vos contribuables.

 

Ce n’est pas impossible, a-t-il ajouté en hochant les hublots, car l’un de vos Présidents réglait lui-même sa facture d’électricité à l’Elysée[1]... en 1968"


[1] Authentique : Charles De Gaule. 

[

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Société - Communauté : santé-medecine
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  • Ramon BASAGANA
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  • 15/01/1944
  • sud de la France
  • littérature Chine Espagne médecine Catalogne
  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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