Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 17:12

La Couvertoirade Vue Generale 1913

Vue générale vers 1913

 

C'est en l'an 1181 que les Templiers prennent pied dans la région de La Couvertoirade.

Non pas en érigeant une commanderie,

mais en prenant possession des redevances d’un mas

cédé par le seigneur de Montpaon :


« En l'an 1181 de l'incarnation du Seigneur, moi, Ricard de Montpaon, en toute bonne foi, de bon coeur et de bon gré, par amour de Dieu et pour la rémission de mes péchés, en accord avec Ricarde, ma femme, je vends et je donne tout ce que j'avais et pouvais revendiquer sur le mas Aismar de La Couvertoirade, à savoir la moitié du fief..., à Dieu et à la commanderie de Sainte-Eulalie »

 

Couvertoirade - escaliers dans leroc

Escaliers taillés dans le roc, menant à la nouvelle église

(photo 2007) 

 

 Des considérations chronologiques permettent de penser que c'est seulement au XIVe siècle, après la suppression du Temple, que la nouvelle église fut bâtie.

 La Couvertoirade Eglise 1905

Eglise de La Couvertoirade vers 1905

 

Mais dans l'enceinte du château et à proximité du nouveau village qui s'était constitué sous la protection de solides murailles.

 

 Couvertoirade Chateau

Le château des Templiers

 

Une fois devenus seigneurs temporels et spirituels de La Couvertoirade,

les Templiers bâtirent un château.

Ils mirent à profit l'autorisation  accordée en 1158

par Raymond Bérenger, comte de Barcelone

et prince du royaume d'Aragon:

élever des fortifications et de créer des centres de peuplement

« Et possitis facere villas et forcias »,

« que vous puissiez y construire des villages

et des points d'appui militaires ».

 

C'est donc vers la fin du XIIe siècle que fut entreprise la construction du château.

 

Non pas celle des murailles, qui datent du XV siècle.

nous le verrons dans le prochain article.

 

 

Article précédent:

COMMANDERIES TEMPLIERES : LA COUVERTOIRADE - 1  


SOURCES :

 

http://www.templiers.net/commanderies/index.php?page=commanderies_C#474

 

Photo des escaliers en pierre : Sittelle.

Photos anciennes d’Aveyron rassemblées par MERIGOT Jean Marc

 http://merigot.chez-alice.fr/CPA/page_07.htm: link

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : LA VIE DES TEMPLIERS
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 19:45

 

 

La Couvertoirade, célèbre site templier du sud de la France, dresse ses murailles sur le Causse du Larzac, au sud-est du département de l’Aveyron.

 

Couvertoirade Vue

Cette photo, prise en 1912,

donne idée de ce qu’était La Couvertoirade « autrefois ».

 

Causses du Larzac, janvier 1186

 

Frère Pons de Roquemaure a fait donner une sépulture chrétienne aux bandits, « afin que Dieu ait pitié de leur âme pécheresse ».

On ne déplore que deux Templiers tués et six blessés

(voir  LES TEMPLIERS EN CAMPAGNE: L'ASSAUT)

 

C’est avec force insistance et des promesses d’allégeance que les habitants de La Couvertoirade supplient les Templiers de bâtir une commanderie chez eux.

- Avec les chevaliers du Temple sur le territoire de notre paroisse, nul bandit n’osera plus courtiser le diable de par chez nous!

Frère Pons hoche la tête.

C’est bien pour cela qu’il est ici, pour y élever une commanderie !

Les Frères de Jérusalem ont cruellement besoin de chevaux et nul endroit mieux que ces Causses – aussi vastes que le plateau de Moab, mais plus fournies en herbages – , n'est autant à même de fournir des destriers.

Il se tourne vers Frère Gondisalve, qui vient du lointain royaume d’Aragon :

- Tu vas enquêter sur les coutumes de ce pays. Je veux tout savoir sur la façon dont on y vit. Si nous voulons que la commanderie à venir soit prospère, nous devons respecter les us et coutumes de ces honnêtes gens.

 

Ci-fait.


Frère Gondisalve a fait le tour des églises, cabanes, masures, hameaux, villages… interrogé les curés des paroisses, mais aussi les bergers, bergères, manants,  voyageurs, et même les filles de joie !

Il a chevauché accompagné d’un Frère sergent, car la Règle fait obligation aux Frères de toujours voyager en compagnie d’autres Frères.

Un après-midi, alors qu’il rentre avec Frère Audimard d’une longue chevauchée dans les causses, il retrouve Frère Pons à la lavogne. Il y est venu, avec un autre chevalier, faire boire sa monture.

- Alors, où en es-tu ? s'enquiert-il.

- J'ai fini. Je sais à peu près tout de la façon dont les honnêtes gens de ce pays vivent.

- Déjà? Il me tarde de t'entendre le raconter.

Il fait beau, les chevaux se sont mis à brouter.

Il y a, de l’autre côté de la lavogne, un bouquet d’arbustes où les bergers ont aménagé une sorte de liteau autour d’un foyer formé par trois grosses pierres, près desquelles gît du bois sec. C’est un coin douillet, bien à l’abri du vent du nord.

Frère Pons invite Gondisalve et s’y venir asseoir.

 

Couvertoirade - Lavogne

Lavogne de La Couvertoirade

Les chevaux des Templiers sont venus certainement s'y abreuver.

Un grand merci à Sittelle pour cette photo!

(Elle date de 2007) 

 

- Raconte !

Frère Gondisalve commence par sortir de sa besace sa pierre à feu, un peu d’amadou, et fait flamber du bois sec.

- J’ai beaucoup appris, pendant ces dix jours.

Il tend ses mains aux flammes avant de poursuivre :

- La paroisse de la Couvertoirade est mieux approvisionnée que partout ailleurs : dans chaque foyer il y a un setier[1] d'avoine boulangère, une épaule de porc et de bonnes poules pondeuses.

- Partout, dis-tu ?

 - Pour sûr ! Je tiens ces choses de Pierre Martin, qui a vu, entendu et pris ces dires à ma demande pour la cause du Temple. Mais ce n’est pas tout. Les gens d'ici, ont des coutumes dont je n’ai eu connaissance nulle part ailleurs.

Frère Pons hausse un sourcil.

- Tiens donc ! Lesquelles ?

- Celle-ci, par exemple : tout homme qui a engrossé une femme sans mari donne un mouton à la paroisse et la femme une paire de pantalons.

- C’est tout ce qu'ils encourent comme châtiment ?

- Par le sang de mes aves[2], c’est tout ! Nul reproche venant des prêtres, nulle condamnation venant du seigneur, ils ne sont redevables que d'un mouton et d'une paire de pantalons ! 

Le regard de Frère Pons de Roquemaure brille de curiosité.

- Dis-m’en davantage, je brûle de tout savoir !

- Eh bien, voilà ce que j’ai encore appris, et qui me laisse pantois : sur toute l’étendue de cette paroisse on y tolère la présence des filles de joie ambulantes, à condition que leur séjour n’excède pas la durée d’un jour et d’une nuit. En cas d’infraction, les peines prévues se bornent à de simples amandes.

- Lesquelles ?

- Je ne le sais point, Frère Pons.

 

*

 

Nous sommes en 2011.

825 années se sont écoulées depuis le heurt de Frère Pons de Roquemaure avec les hors-la-loi.

On connaît aujourd’hui les peines infligées par les Templiers du Larzac aux filles de joie ambulantes.

Les statuts édictées en 1333 précisent :

La présence des filles de joie est tolérée sur toute l’étendue de la commanderie de Sainte-Eulalie, à condition que le séjour n’excède pas la durée d’un jour et d’une nuit.

En bon latin, cela donne:

 

Ne quis audeat receptare publicas meretrices

ni solum per diem et noctem

sub pena quinque solidorum,

nec ipse meretrices residere

sub pena amissionis vestimentorum.

 

Dont voici la traduction :

 

Que personne n'ose héberger les femmes publiques

plus d'un jour et d'une nuit

sous peine d'avoir à payer quinze sols

et que ces femmes ne s'attardent pas,

sinon leurs vêtements seront confisqués.

 

SOURCE:

 

J'ai puisé une partie de ces informations dans un site d'une grande richesse historique:

Les commanderies des Templiers de France et de Belgique

templiers.net/commanderies:  link



[1] Setier ou sesterage : mesure de capacité correspondant à 12 boisseaux (ou cinq muis). Environ 150 à 300 litres.

[2] Ancêtres.

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : LA VIE DES TEMPLIERS
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 21:34

 

 

2485113

 

  

 

On ne peut parler des Templiers sans évoquer le « gonfanon baucent » .

De quoi s'agit-il?

 

Le mot gonfanon vient de « gundfano »: « drapeau de guerre »

Le gonfanon ou enseigne du Temple est « baucent » ou balcent, c’est-à-dire «mi-parti »:  On dit par exemple d’un cheval qu’il est baucent lorsqu’il est de deux couleurs.

Le gonfanon du Temple est donc mi-parti, noir et blanc.

 

beaucent 1

 

Il est porté et déployé au bout d’une lance dans les combats.

Mais il ne chevauche point seul: il est protégé par un groupe de dix chevaliers et doit rester brandi afin de constituer un point permanent de ralliement.

Pour tous les Templiers.


L’abaisser, même pour charger, est puni par la Règle.

Lorsque dans la défaite, le porteur du gonfanon est tué, le gonfanon tombe.

Il faut le relever tout de suite.

S'il ne l'est pas, c’est un signal de défaite, le prélude à la débandade.

Il va de soi que nul ne saurait abandonner le baucent.

Ce serait une trahison passible de châtiment !

 

beaucent 2

 

La flamme baussanne, que l’on aperçoit dans certains manuscrits, est portée sur le haut des lances des sergents et parfois des chevaliers, mais ce n'est pas l'enseigne du Temple.

 

beaucent 4

 


Dans le tumulte des batailles, le gonfanon baucent reste donc le point de ralliement.

Si dans le feu de l’action un Templier est emporté par son cheval au milieu des Sarrasins, il doit rejoindre le premier gonfanon de l’ordre qu’il aperçoit sur le champ de bataille, qu’il soit ou non l’enseigne de son escadron.

Si la bataille est perdue et qu'il ne voit, dans la confusion, aucun des gonfanons du Temple, c’est l’étendard des Hospitaliers qu’il doit rallier. A défaut, celui d’un seigneur chrétien.

"Sinon… qu’il aille là où Dieu le conseillera".

 

beaucent 3

 

SOURCES :

 

Les renseignements ci-dessus sont extraits de :

 

Georges BORDONOVE, La Vie Quotidienne des Templiers, Paris 1975, p. 175

Alain DEMURGER, Les Templiers, Une chevalerie chrétienne au Moyen Age, Seuil, janvier 2005, p. 266

 

http://www.templiers.net/symbolique/index.php?page=baucent-et-gonfanon

 

Bernard Marillier : Essai sur la Symbolique Templière. Editions Prades

://templier.weebly.com/historique-condenseacute.html

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : LA VIE DES TEMPLIERS
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 23:41

 

6

 

 

  

Chez les Templiers, la mise en ordre de bataille est parfaitement codifiée : l’échelle (ou escadron, ou troupe) chevauche en colonne.

Celle-ci passe à la disposition en ligne dès que l'ordre est donné de « poindre », c’est-à-dire de charger.

Lors des grandes batailles, c’est le maréchal du Temple qui fait la pointe : il sera le premier au contact de l’ennemi.

 

m ordre templier2

 

Nous sommes au mois de janvier 1186.

La troupe de Templiers avance en colonne.

Frère Pons de Roquemaure vient de donner ses instructions :

- Nous sommes trente cavaliers. Face à nous, une centaine de bandits. Ils sont jeunes, forts, mais sans aucune expérience de la guerre et surtout sans discipline. Ils vont donc attaquer en désordre, sans coordonner leurs forces. A nous d’en tirer profit.

Il a promené son regard sur les chevaliers, les sergents, les écuyers :

- Souvenez-vous que pour délivrer une charge de cavalerie avec succès, il faut emmener l’adversaire à la subir sur un terrain large et découvert, sinon on risque de charger dans le vide ! Je connais bien cette région, il y a un grand champ près de La Couvertoirade.

Et il montre une sorte de plateau, à une demi lieue.

- Nous y arriverons en colonne, au pas. Lorsque les bandits bondiront vers nous, nous prendrons le trot. Nous attendrons qu’ils épuisent leurs chevaux. Au tout dernier moment, et uniquement lorsque j’en donnerai ordre, nous passorons à la disposition en ligne et chargerons.

Regard tourné vers Frère Gondisalve :

 Tu feras "la pointe". Tu seras donc le premier en contact avec ces vauriens.

Et à l’adresse des écuyers, qui n’ont ni l’expérience ni la foi des Templiers :

- Vous allez éperonner tous ensemble vos chevaux, comme un seul homme, sans vous laisser détourner ni à droite ni à gauche. Surtout, n’oubliez pas ceci : ces bandits se veulent les maîtres du Larzac et nous sommes les seuls à leur faire obstacle. Ils seront donc sans pitié. S’ils emportent l’assaut, ils nous passeront tous au fil de l’épée, jusqu’au dernier.


seautempliers

Sceau Templier


La colonne avance au pas, vers le champ plat.

Soudain, apparaît au loin une troupe hurlante, tache brune sur la neige fraîche. A peine les bandits aperçoivent-ils les Templiers qu’ils prennent le galop. Le vacarme est amorti par les flocons, mais va en croissant.

Les Templiers, eux, avancent toujours au pas.

Enhardis par la passivité des moines, les bandits fouettent leurs montures, bien décidés à régler leur compte à ces empêcheurs de tourner en rond. C’est à celui qui arrivera le premier. La troupe se disloque, à la manière d’une grappe qui perdrait ses raisins.

 

C’est à ce moment-là que Frère Pons ordonne le trot.

Puis, alors que les bandits ne sont plus qu’à un jet de pierre, il "crie" le galop.

 

Calmement, avec cette discipline que les Templiers cultivent comme leur vertu première, la colonne se déploie en ligne et charge.

 

Frère Gondisalve, debout sur ses étriers, cale sa lance sous le bras, empoigne solidement son écu, éperonne son cheval, prend « la pointe » et perce la grappe de brigands.

Epuisés par un trop long galop, ces derniers sont incapables de parer les coups, se gênant les uns les autres.

 

Frère Gondisalve a déjà tombé deux adversaires.

Brusquement, sur les arrières de la troupe de bandits, il aperçoit un cavalier parfaitement armé, portant cotte de maille et monté sur un pur-sang noir, énorme.

Leur chef!

Frère Gondisalve hésite. Il se demande si ce démon ne cherche pas à l’entraîner le plus loin possible avant de se retourner pour lui faire front. Mais il le voit éperonner son cheval… qui se met à agiter la queue.

C’est un signe qu’il connaît bien, parce que les chevaux, c’est sa vie : la bête regimbe, elle est épuisée !

Frère Gondisalve n’hésite plus : il charge.

Son destrier de combat est encore tout frais. Il frappe donc de sa lance avec toute sa puissance. Au point qu’elle ressort de la longueur d'une coudée. Dans l’élan, il la lâche  et dépasse le cavalier. Il revient alors en arrière, rattrape son arme et la retire d’un coup sec.

La réalité du combat lui apprend, en ce jour béni, sur le plateau du Larzac, cette règle d’or du cavalier pour l’assaut :

« Assurer la lance, une fois pour toutes calée sous le bras, contre le flanc, éperonner son cheval, coller à lui, et le laisser faire le reste ! »

 

La bataille n’a pas duré plus d’une heure.

La neige est rouge de sang.

Les quelques bandits encore debout s’enfuient vers La Couvertoirade.

Mais ils croisent les habitants, qui arrivent armés de fourches, de haches, de faux…

 

Les hors-la-loi sont prix entre deux feux.

 

Dieu, dans sa grande bonté, n’a pas permis qu’il leur reste des survivants.

 

 

SOURCES :

 

André Miquel, Ousâma, un prince syrien face aux croisés, Fayard, 1986, p.29

Alain DEMURGER, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Age, Seuil, 2005.

 

Article précédent: 

LES TEMPLIERS EN CAMPAGNE : L'AFFRONTEMENT

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : LA VIE DES TEMPLIERS
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 22:06

 

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Vue de la zone portuaire de Lavéra, octobre 2010

Photo AFP: Anne Christine POUJOULAT

 

Une explosion est survenue jeudi 6 janvier 2011 dans une usine Gazechim de production de chlore sur la zone portuaire de Lavera, près de Marseille.

Elle a fait un mort et un blessé.

 

"L' incident (...) s'est produit lors de la vérification par un ouvrier de bouteilles destinées à recevoir du chlore ; pour une raison encore inconnue, l'une d'entre elles a explosé",

 indique la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.

"Les mesures effectuées par les sapeurs-pompiers confirment qu'aucun dégagement de gaz n'a été constaté à l'extérieur du site".

Gazechim est un groupe familial français créé en 1937

spécialisé dans le conditionement et la distribution du chlore,

et autres produits chimiques, dont l’ammoniac.

 

                     LES CAUSES DE L’ACCIDENT

Des traces d'un produit qui n'aurait jamais dû être présent auraient été retrouvées dans les bouteilles de chlore concernées par la manipulation en cours ce jeudi 6 janvier à Gazechim.

 



"C'est une hypothèse sérieuse, qui nécessite maintenant d'être confortée",

commentait, Olivier Rothé, le procureur de la République d'Aix-en-Provence.

2011010719242913

 Photo Serge Guéroult

 

La procédure consiste à remplir des bouteilles vides de chlore.

Celles-ci, après avoir été utilisées, notamment pour le traitement de l'eau,

reviennent à Martigues pour y être rechargées.



Avant cela, il faut les vider, en chassant l'air de la première bouteille,

dite "source" en jargon technique,

vers une autre, dite "cible",

qui recueille les restes de chlore de plusieurs bouteilles.

C'est lors de cette manipulation, dite de dégazage, que l'explosion se serait produite.

Elle aurait été provoquée par la présence d'un solvant industriel :

le "trichloroéthane",

"dont la présence est incompatible avec le chlore",

relève le procureur.

 

L'enquête veut retrouver l'origine de la bouteille défectueuse qui a causé l'explosion dans l'atelier de Lavéra.

Et reconstituer avec minutie son itinéraire.



Ce qui permettrait de résoudre l’énigme, car le chlore seul ne peut pas exploser !

 

Cet accident a provoqué le décès d'un salarié de 28 ans,

père d'un enfant en bas âge.



 

NOTE :

J’ai eu à m’occuper de personnes prises dans le nuage de chlore.

J'ai écrit cet article pour faire connaître les faits, au moins ceux auxquels j'ai eu accès par la presse et autres sources d'information.

Un drame affreux.

On ne peut que se sentir proches et solidaires des victimes de ce terrible drame.

SOURCES:  Courrier mail de Michel Bianco et documents de La Provence

Lire également l'interview du conseiller environnement et sécurité de Gazechim dans La Provence du 8 janvier 2011 (toutes éditions)

Éric GOUBERT (egoubert@laprovence-presse.fr)

Signer l'appel : http://www.fondation-copernic.org/petition/index.php?petition=3

 

 

 

Par Ramon BASAGANA
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  • Ramon BASAGANA
  • Le blog de Ramon BASAGANA
  • Homme
  • 15/01/1944
  • sud de la France
  • littérature Chine Espagne médecine Catalogne
  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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