Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 18:10



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 (San Gennaro, le VRAI - photot Internet)

Alors que la grippe A quitte la Une des journaux, que l’agenda des lobbies vogue vers d’autres cieux, et que l’on ne sait plus quoi faire de nos stocks de vaccins, une épidémie non cotée en Bourse vient de faire son apparition à Naples.

Un casse-tête, puisque le tableau n’est pas décrit dans les livres de sémiologie médicale.

L’épidémie a débuté dans le quartier cossu de Chiaia et aurait touché, dans cette zone pourtant fort restreinte, pas moins de 400 personnes.

Plus de victimes que la grippe A !

Le syndrome (c’est-à-dire l’ensemble des symptômes) se caractérise par :

a)    Une dépression grave, des troubles de la personnalité, des troubles du comportement… toutes pathologies constatées par des médecins et dûment assorties des arrêts de travail, indemnités, allocations, etc  correspondants.

b)    Des troubles graves de la vue, des malvoyances à 100%, des cécités…  là encore dûment constatés par des médecins et assortis des indemnités, allocations, etc prévues par l’INPS, la caisse italienne d’allocations sociales.

c)    Un miracle épisodique: Ce terrible handicap n’empêche pas lesdits malvoyants à 100% de conduire exceptionnellement leurs voitures.

 

Ce dernier point ne déconcertera que les gens de peu de foi.

Nous sommes à Naples, patrie de San Gennaro.

Or, San Gennaro, qui a protégé la ville de la peste en 1497, et du Vésuve en 1631, voit son sang se liquéfier miraculeusement trois fois l’an, en mai, septembre et décembre.

Suivez le raisonnement : un saint capable de liquéfier son sang trois fois par an devant des dizaines de milliers de fidèles peut bien, exceptionnellement (je dis bien exceptionnellement), rendre la vue aux aveugles du quartier de Chiaia pour qu’ils aillent toucher leurs allocs à l’INPS… en voiture !

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 (San Gennaro, le FAUX - photo Internet )

Source : Les Echos - 27 janvier 2010 et Univadis.

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 17:43
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(photo Internet)


Du jus de myrtille pour stimuler la mémoire ?

 

Une étude américaine publiée dans The Journal of Agricultural and Food Chemistry suggère que la consommation quotidienne de jus de myrtille (bleuet) améliore la mémoire chez des personnes âgées.

Dont acte. 

 

 «  Les polyphénols des myrtilles, les anthocyanines, augmentaient l'activité des centres du cerveau impliqués dans la mémoire et amélioraient la capacité du cerveau à évacuer le glucose, deux actions qui peuvent aider à ralentir le déclin de la mémoire».

 

Robert Krikorian de l'Université de Cincinnati et ses collègues ont fait boire 2 tasses de jus de myrtille par jour, pendant 12 semaines, à un groupe de « cobayes », âgés de 70 à 80 ans.

Appelons-les
cobayes N°1.

Pendant ce temps, ils ont fait boire, à un second groupe de "cobayes", une boisson ne contenant pas de fruits.

Cobayes N°2. 

 

Les papi et les mami aux myrtilles ont présenté une amélioration significative aux tests d'apprentissage et de mémoire comparativement aux cobayes N°2.

 

Donc, tous au jus de myrtilles.

 

La confiture de myrtilles marche aussi, mais… attention au diabète !

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 (Photo Internet)

Blague à part, on n’a pas fini d'en dire et de « redécouvrir » sur les bienfaits de la nature dans le traitement de nos petits et grands bobos.

 

Source : Psychomedia, dimanche 24 janvier, www.psychomedia.qc.ca

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 21:50

L’Héritière de Shanghai  vient de paraître en librairie.

Il fait suite à un autre thriller, Le Christ de Marie-Shan, publié en 2007.

 

            Voici son parcours :

 

Mars 2006.

 

            L’Indien Lakhsmi MITTAL lance une OPA hostile contre ARCELOR, le géant européen de l’acier. La nouvelle m’interpelle, car beaucoup de mes patients travaillent dans les hauts-fourneaux : fours, coulées de fonte, oxydécoupage…

            Je suis frappé par la désinvolture avec laquelle MITTAL croque ARCELOR. Chirac a beau monter au créneau, Breton, le ministre de l’industrie, y aller de sa "...grammaire des affaires", Sarkozy, le ministre des finances, se débattre comme un diable dans un bénitier, rien n’y fait. Notre Indien Mittal avale ARCELOR aussi allègrement qu’un adolescent boutonneux engloutit son dernier « Big Mac » au MacDo du coin !

            Je n’en reviens pas, cela me paraît impossible.

            C’est pourtant la réalité.

            Je réalise d’un coup que l’avenir de mes patients ne dépend plus de leur compétence, de leur militantisme syndical, du carnet de commandes de leur boîte, de la politique générale du pays… mais des fluctuations boursières.

            Et je me rends à l’évidence :  je suis en retard d’une époque. Je me croyais à l’ère industrielle, avec des patrons, des ouvriers, des syndicats, comme au bon vieux temps… et je me trouve plongé dans une dimension inconnue de l’espace-temps, à des années-lumière de l’Internationale : la planète finance.

Les cheminées des hauts-fourneaux ne crachent plus leurs volutes vers la CGT, mais vers la City, Wall Street, Francfort…

            Il suffirait d’une chiquenaude spéculative pour que notre ami Lakhsmi Mittal, fasse main basse sur ARCELOR.

            C’est chose faite en juin 2006.

 

            De cette prise de conscience est né mon premier roman, Le Christ de Marie-Shan.

Une intrigue sans prétention : une jeune chinoise, fille de milliardaire, et un jeune occidental utopiste, partent en guerre contre les places boursières.

            De la fiction, évidemment.

            Avec un scénario catastrophe : effondrement des pyramides de crédit, krach boursier.

            Le roman paraît en 2007, juste avant la Bérézina des institutions financières.

 

            Mars 2008 :

J’envoie un exemplaire à PPDA, qui me répond très gentiment. A ma grande surprise, il parle de mon roman dans Vol de Nuit et publie un commentaire de lectrice dans son Blog personnel de TF1.

Rien ne l’oblige à le faire, mais il le fait !

C’est vraiment chouette de sa part, d’autant qu’il ne me connaît pas, qu’il est hyper sollicité et qu’il a d’autres chats à fouetter : il est sur le point d’être viré de TF1. 

Merci PPDA !

Grâce à lui, je peux faire connaître un peu mon livre.

 

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            Je reçois les premiers échos : l’intrigue plaît, mais les lecteurs sont déçus, car l’épilogue termine en queue de poisson. On me demande d’écrire la suite.

            Je m’y attelle en avril 2008.

            Je termine L’Héritière de Shanghai un an plus tard.

            Mais la crise financière est passée par là, j'ai eu le temps d'écouter, de fouiller...

            Je suis un peu plus à l’aise dans l’univers boursier.

            Je n’hésite plus à plonger dans le bourbier spéculatif : Je déterre des chiffres embarrassants, troublants, mais irréfutables… portant sur de réelles opérations boursières autour du 11 septembre 2001…
Et je tente d’aller jusqu’à l’absurde : coter en bourse une relique liée à la passion du Christ.

            Mais là, c’est de la fiction.

Est-ce vraiment de la fiction ?

           COUV BASAGANA
COUV BASAGANA seul+b

 

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 15:12

 

centrale-ponteau

( Centrale thermique de Ponteau )
photo Internet 

 

 

Juin 2007 :
Lorsque Monsieur D décrit une hématurie (sang dans les urines), la première question qui vient à l’esprit de son médecin traitant est :

« Quel était votre métier ? »


Le médecin mène l’exploration tambour battant. Et le diagnostic tombe comme un couperet :
carcinome urothélial de vessie, autrement dit, cancer de la vessie.

 

 

Le Docteur B procède aussitôt, comme le veut la loi, à une déclaration de Maladie Professionnelle (MP N° 16).

Son dossier est parfaitement argumenté.
Sauf que la Sécurité Sociale n’a pas le même point de vue que le médecin traitant : elle refuse de reconnaître le cancer de vessie de Monsieur D en Maladie Professionnelle.

 

Monsieur D s’éteint en 2009… de son cancer de vessie.


Mais, Madame D refuse de considérer la mort de son mari comme étant dans l’ordre des choses. Elle demeure persuadée qu’un rapport direct existe entre les conditions de travail de son mari et le mal qui l’a emporté.

 

Elle monte donc au créneau, se bat, demande l’aide de notre association. On se serre les coudes…

Mais c’est dur, dur… de pourfendre l’administration.

 

*

 

Monsieur D a travaillé dans les centrales thermiques, 35 ans de bons et loyaux services : Comines, Loire-sur-Rhône (qui faisaient dans le charbon), Ponteau, près de Martigues (qui fonctionne au fioul).

 

Son boulot consistait à décrasser les chaudières – des espaces clos de 40 mètres sur 25 de côté – , à rechercher les fuites de vapeur, à nettoyer les « chambres mortes »  – entrées et sorties de vapeur – , à remplacer  les tuyauteries, à isoler, renouveler les laines d’amiante sur les tôles recouvrant le dessus des chaudières…

 

Il intervenait aussi sur les portes et les « trous d’homme » des conduits d’évacuation des fumées, dont il enlevait les joints en amiante par burinage et grattage. Une opération à risque : il soufflait à l’air comprimé (7 bars) partout où les suies durcies, « cuites » dans la gorge de la porte, empêchaient la circulation de l’air.

 

Il effectuait ce travail avec un masque de protection (masque à gaz). Mais les équipes ne disposaient que de 6 masques pour 3 équipes de 6 personnes, lesquelles travaillaient par roulement continu. Cela faisait 6 masques pour 18 personnes.  Des masques non adaptés au filtrage des suies : ils se bouchaient, bloquaient la respiration. Pour les trois équipes, le dilemme était simple : l’asphyxie ou les suies.

  

Monsieur D s’était spécialisé dans le nettoyage du broyeur à charbon, un gros engin dont les rotors s’encrassaient par l’huile des lubrifiants et le charbon pulvérisé. Cette opération nécessitait l’utilisation d’un Karcher – pas celui des politiques, un autre – couplé au Trichloréthylène à haute température.

 

Une saloperie, le Trichloréthylène.

Une molécule du diable responsable, entre autres, de cancer de vessie.

 

Après vingt ans dans le thermique à charbon, l’employeur proposa à Monsieur D de descendre dans le Sud, au pays du soleil… de travailler dans le thermique à fioul.

 get.aspx

 

 ( Démantèlement de la centrale thermique de Loire-sur-Rhône. Photo Internet, www.leprogrès.fr)

Et c’est ainsi que Monsieur D atterrit à Ponteau, dans la région de Martigues.

 

Le Sud, le soleil… le fioul.

 

Son boulot consistait à entrer dans la chaudière, pas très chaude (environ 60°) mais gluante de fioul, et à la décrasser. Le fioul traversait tout, même la combinaison et les gants en amiante. Il collait à la peau des mains, des genoux, car Monsieur D travaillait le plus souvent à genoux, du visage…

 

Pour se dépêtrer de ce fatras gluant, point d’autre solution que la fameuse « molécule du diable », le Trichloréthylène.

 

Après 35 ans de labeur exemplaire, Monsieur D fit valoir ses droits à la retraite.

 

Un repos bien mérité. Enfin ! Au soleil.

 

Mais c’était sans compter avec l’empêcheuse de tourner en rond,

la « molécule du diable »

le Trichloréthylène.

 

Monsieur D fit un cancer de vessie.

 

Que son médecin déclara logiquement en Maladie Professionnelle (MP N°16) : exposition aux suies de charbon, aux hydrocarbures…

Mais les trois experts de la CRRMP (Caisse Régionale pour la Reconnaissance des Maladies Professionnelles) –  des savants qui n’avaient jamais mis les pieds dans un trou d’homme des centrales à fioul – , estimèrent qu’un tel cancer ne pouvait pas s’inscrire dans le cadre du Tableau N° 16.

 

En conséquence, le cancer de vessie de Monsieur D ne fut pas reconnu en Maladie Professionnelle.

 

L’administration signifia le rejet avec des mots savants.

Que Monsieur D n’eut guère eu le temps de décrypter.

Son cancer de vessie l’a emporté en 2009.

 

EPILOGUE :

 

Nous avons montré qu’il existe un Tableau N° 16 bis  lequel prévoit le cas de figure de Monsieur D. Mais, de toute évidence les experts de la CRRMP ignorent les mises à jour de ce Tableau N° 16 bis. Et par une logique qui échappe aux syllogismes de base, ils ont décidé que s’ils ignorent ces mises à jour, c’est qu’elles n’existent pas.  

 

 Madame D a déposé un recours. Sa demande a été rejetée.

 

Elle devra attendre entre 1 et 3 ans pour avoir la réponse de la contre-expertise.

 

Et si on ne fait rien… elle n’aura rien.

 

Idiot et illégal.

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 17:36
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 (Phare de Cordouan, à l'entrée de la Gironde)
source: biky.blogspace.fr

Un excellent ami, Marc Andéol - notre maître à tous dans l'art de traquer les maladies éliminables - , vient de me signaler " La  redécouverte, imposée par l'expérience, du rôle des généralistes dans les vaccinations".

 

Vive le principe de réalité ! conclut-il.

 

Et d’ajouter :

Espérons que cette petite lueur va croître en 2010 !

 

sic !

Je rappelle :

 

a)     Que les instances ministérielles, fortes de leurs études de marché et des conclusions de leurs commissions savantes, n’ont pas jugé utile d’associer les médecins généralistes à la vaccination contre la grippe A.

b)     Que les certitudes des instances ministérielles trônent sur la France comme le phare de Cordouan sur la Gironde.

c)     Que les médecins généralistes ont l’habitue de vacciner, que rien ne les empêche de le faire au décours d’une consultation habituelle si le patient le souhaite (je l’ai fait cent fois pour la grippe saisonnière)

d)     Que la vaccination contre la grippe A dans les centres prévus à cet effet a coûté une fortune (en infirmières, secrétaires, médecins, personnel d’entretien, commissions logistiques, frais logistiques…)

e)    Que lorsqu’un médecin vaccine au décours d’une consultation, les frais de l’acte s’élèvent, pour la Sécu à… 0 € ! Que cent fois il nous arrive de vacciner plusieurs personnes de la même famille… actes facturés à la Sécu 1 consultation…

f)      Je n’ai pas de chiffres sur le coût logistique de la vaccination contre la grippe A. Je sais seulement que les frais globaux s’élèvent à 1,5 milliards d’euros au moins (A titre de comparaison, le déficit de la Sécu s’élève à 10,5 milliards d’euros en 2008).

 

CONCLUSION :

 

Lorsque les technocrates s’emparent du pouvoir, ils se prennent pour le phare de Cordouan (peuchère le phare !) et croient dominer le pays du haut de leurs certitudes.

… Qui se perdent dans les nuages.

Sauf que le phare de Cordouan –  haut de 68 m –  est bâti sur un plateau rocheux alors que les certitudes, lorsqu’elles font fi de l’expérience, reposent sur du sable. 

Ce n’est peut-être pas grave, mais on peut regretter que tout ce binz ne génère que des décisions au goût d’anchois (salé).


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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE
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  • : Je suis médecin, marié, deux filles. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles

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