Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 21:55
Cet article fait suite au témoignage d'hier:

 

 
« Le déni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être ».

C’est la définition donnée par le Dr N.GRANGAUD, pédopsychiatre, dans une thèse qui fait référence, "Déni de grossesse, essai de compréhension psychopathologique [1].

Des idées circulent, notamment que le déni de grossesse ne concernerait que :

a)   Des femmes jeunes,

b)   Des femmes « attardées ».

c)    Des primipares (première grossesse).

d)   Des femmes évoluant dans un milieu social « à problème ».

Toutes ces idées sont fausses, comme le prouve une étude menée auprès de 2550 femmes dans les maternités de Denain et Valenciennes [2]. Ce travail fait ressortir que ce sont des femmes sans particularité d’âge ou de Q.I., que la moitié d’entre elles est déjà mère de un ou deux enfants et que tous les milieux sociaux sont concernés.

Information de poids : « le déni de grossesse n’est pas une explication "sociale" mais, comme pour les principales affections psychiatriques, il est réparti au hasard dans la population ».

Caractéristique essentielle du déni :

a)   Le corps ne présente pas de signe de grossesse.

b)   Il n’y a pas de "ventre".

c)    Il n’y a pratiquement pas de prise de poids, ni de masque de grossesse.

d)    La femme ne sent pas bouger le bébé.

e)   Il persiste des règles ou des saignements pendant la quasi totalité de la grossesse.

Qu’en pense l’entourage ?

Le plus souvent, il ne voit rien, ne perçoit rien.

Il arrive même que le médecin de famille ou l’interne de garde « passent à côté » !  J’ai en tête une femme chez qui le médecin des urgences a diagnostiqué une colique néphrétique ! Je n’invente pas, c’est vécu. La jeune femme a accouché deux heures plus tard. A la décharge du médecin, elle a bien précisé qu’elle n’était pas enceinte !

Et l’accouchement ?

Si le déni est total, il peut se poursuivre jusqu’à l’accouchement.

Dans ce cas, ce dernier s’accompagne de ce qu’on appelle un état de sidération (Terme de médecine : État d'anéantissement subit produit par certaines maladies, qui semblent frapper les organes avec la promptitude de l'éclair ou de la foudre, comme l'apoplexie ; état autrefois attribué à l'influence malfaisante des astres, Le Littré).

J’ai relevé ce témoignage dans l’article cité :

"J’ai pris un bain car j’avais mal au ventre, je pensais que c’était mes règles. Et puis tout a claqué, il y avait du sang, du sang, et je suis restée dans le bain".

Lorsque la femme accouche dans la solitude, il n’est pas rare que l’accouchement se solde par la mort du bébé.

Dans ce cas, le drame vécu par la femme peut être d’une extrême gravité : D’une part elle réalise brutalement qu’elle était enceinte, donc qu’elle ignorait son propre corps, d’autre part que son bébé est mort !

Ce à quoi s’ajoute l’emballement de la machine judiciaire, avec, au bout, dans certains cas : la prison.

C’est sur ce terrain que lutte actuellement l’Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse ». Elle se bat pour que ce déni soit juridiquement reconnu.

600 à 1800 femmes seraient concernées tous les ans en France.

Source : « Un déni de grossesse, c’est quoi ? » Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse :

http://www.afrdg.info/article.php3?id_article=1

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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 21:32

(photo Internet)

C'était il y a quelque temps. J’étais d’urgence.

Une jeune femme de 24 ans, plutôt obèse –  appelons-la Zoé –  est venue consulter pour une douleur au ventre... « bizarre ». Elle se sentait même « un peu ballonnée » ! Elle était accompagnée de sa mère, l’une de ces génitrices bien connues des médecins, omniprésentes pendant les consultations de leurs lardons, grands ou petits.

-       De quand datent vos dernières règles ? demandai-je d'emblée, regard tourné vers Zoé.

-       Elle n’est pas enceinte ! bondit sa mère.
- Je n'ai pas parlé de grossesse!
- Mais vous y avez pensé! 

Je l’ignorai et fixai Zoé.

-       C’est important, de quand datent vos dernière règles ?

-       Euh… je ne sais pas, un mois ou deux.

-       Ah !

Je réfléchis très vite.

-       Vous êtes sûre que, enfin... que vous n’êtes pas enceinte ?

-       Ma fille n’est pas enceinte ! re-bondit la mère.

-       Ah !

Je tapotai machinalement sur la table.

-       Comment le savez-vous ?

-       Parce qu’elle n’a jamais eu des rapports!

-       Ah ! Evidemment, si elle n'a jamais eu de rapports... mais, bon, elle a quand même 24 ans …

-       Si je vous dis que ma fille n’a jamais eu de rapports, c’est que c’est vrai, nous n'avons pas de secrets. Je suis quand même sa mère, non?

-       Evidemment ! Est-ce que je peux l’examiner ?

Il y eut une courte héistation. Au bout d'un moment, Zoé finit par se lever.

Mon cabinet dispose d’une petite pièce attenante, avec table d’examen. La mère emboîta les pas de sa fille. J’attendais qu’elle s’installe sur la table, mais elle n’en fit rien. Je ne pus m’empêcher de lâcher :

-       Attention, c’est Zoé que je vais examiner, pas vous !

Elle eut un rire pincé.

Pendant que je décrochais le tensiomètre, elle aida sa fille à s’allonger, corrigea les plis de sa robe... De toute évidence, il n’était pas question pour la mère de voir Zoé se déshabiller!

Conscient de la situation, mais ne souhaitant pas commettre d’erreur diagnostique, je palpai par-dessus la robe.

Zoé était effectivement « un peu ballonnée ». Malgré l’épaisse couche de graisse, je pus palper « quelque chose de dur ».

-       Elle fait souvent de la colite, déclara la mère. C’est de famille.

-       Ah !

J’eus un hochement de tête. Je me tournai vers Zoé :

-       J’aimerais qu’on fasse une écho. En urgence. Je vais appeler le radiologue.

Nous disposons, dans le centre où je travaille, d’un service de radiologie et d’un labo. Passant outre le regard assassin de la mère, « j’expédiai » Zoé à la radio avec une prescription d’écho pelvienne mentionnant : "bilan de douleur abdominale".

Une demi-heure plus tard, je reçus un appel du Dr Z, radiologue.

-       C’est quoi, cette histoire ? C’est une patiente à toi, cette Zoé ?

-       Ben non, c’est la première fois que je la vois. Pourquoi, elle est enceinte ?

-       Enceinte ? Tu te payes ma tête ou quoi?

-       De combien ?

J’entendis un esclaffement au bout du fil.

-       Neuf mois ! Elle est à terme. Tu ferais bien de l’envoyer dare dare  à l’hôpital !

 

C’est une histoire vraie.

 

Le 10 octobre prochain, à Montpellier, "l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse » propose sa deuxième journée nationale.

 

L’occasion de marteler que le « déni » peut survenir chez toutes les femmes… et qu’elles sont avant tout des victimes de cette situation.

 

Et aussi que la majorité des enfants du « déni » naissent vivants.

 

Zoé donna naissance le soir même à une jolie petite fille. Elle avait couché avec le voisin neuf mois plus tôt.
Et souventes fois par la suite.
Sa mère, qui savait tout, ignorait ce détail.

 

J’expliquerai demain en quoi consiste le « déni de grossesse ».

Suite de l'article dans: Le DÉNI DE GROSSESSE - 2 (suite)  

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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 10:40


(Estampe. Nicolas André: Dévouement de Monseigneur de Belsunce durant la peste de Marseille de 1720)

 

25 Mai 1720 :

Le Grand-Saint-Antoine, vaisseau de commerce commandé par le capitaine Jean-Baptiste Chataud, accoste à Marseille en provenance de Syrie. 
Il mouille à Pommègues.
Dans ses soutes, une cargaison d’étoffes précieuses évaluée à 100.000 écus (le salaire mensuel d’un ouvrier est d’un écu).

Mais les étoffes sont infestées de puces, lesquelles hébergent la redoutable bactérie de la peste : Yersinia Pestis.

Des matelots sont morts pendant la traversée. On pense à la peste. Mais la cargaison est attendue à la foire de Beaucaire. Armateur et négociants font intervenir leurs relations auprès des échevins (magistrats de la ville) pour éviter la quarantaine.

Une partie de la cargaison quitte le navire.

Et avec elle Yersinia Pestis.

 

*

 

C'est ainsi que "la peste noire" décima Marseille entre mai et novembre 1720. Elle fit 50.000 victimes: un Marseillais sur deux.

L’horreur.

Aucune famille ne fut épargnée.

Tandis que des chanoines et des prêtres se « tiraient » à la campagne et que les religieux de Saint-Victor se retranchaient dans leur abbaye, l’évêque, Monseigneur Belsunce, se distinguait par son dévouement. Le nombre de morts fut tel, qu’il n’y eut bientôt plus de bien-portants pour enterrer les cadavres.

Des corps en décomposition encombraient les rues.

On raconte que Monseigneur Belsunce dut enjamber ceux qui encombraient le seuil de son palais pour porter assistance aux survivants. 
Devant l'ampleur du problème, les échevins firent appel au commandant des galères. Celui-ci réunit les forçats. Il leur fit une proposition solennelle, première dans l’histoire du royaume : ramasser les morts contre promesse de liberté !

720 forçats acceptèrent.

25 septembre 1720: on brûla le Grand-Saint-Antoine et ce qui restait de sa cargaison. Le capitaine Jean-Baptiste Chataud fut jeté dans un cachot, au château d’If.

 

J'ai fait le récit de ces événements dans:

 

 

et

*
Que s’est-il passé, après cet été meurtrier ?

 

*

 

Dans les années 80, j’ai rencontré, à Marseille, de très vieilles personnes nées au 19ème siècle. « Leurs souvenirs » liés à la peste revenaient régulièrement dans les conversations. Je dis bien « leurs souvenirs ». Des souvenirs si « frais » que j’avais l’impression de me trouver devant des témoins directs du drame.
260 ans, pourtant, nous séparaient de cet été meurtrier.

 

La « peste noire » avait frappé les Marseillais d’une marque profonde, indélébile.

Ils en parlent toujours.

Novembre 1720 :

Une jeune fille, connue pour ses envolées mystiques, raconte que la Vierge Marie lui est apparue.  La mère du Christ lui a déclaré que la peste cessera le jour où les deux églises de La Major et de Saint-Victor, réunies dans une procession commune, exposeront leurs reliques à la vénération des Marseillais.

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Les Marseillais, qui ne savent plus à quel saint vouer leur repentance, réclament la procession à grands cris.

Monseigneur Belsunce hésite, puis cède.

La procession a lieu.

Et la peste cesse.

 

En fait, dès le début du mois d’octobre, le nombre de nouveaux cas diminue. L’épidémie est pratiquement enrayée.

 

Printemps 1721 :

On ne trouve plus de paysans pour cultiver la terre.

Et pour cause : ils sont tous morts.

En ville, les survivants lavent, désinfectent, brûlent meubles et hardes. On raconte qu’une épaisse fumée, âcre, pestilentielle, recouvrait la ville pendant des mois.

 

31 mai 1721 :

Le commandant des galères passe en revue ses effectifs. Sur les 720 forçats qui ont accepté d’enterrer les cadavres en décomposition, 240 ont survécu. On leur accorde la liberté sans condition.

 

30 juin 1721 :

Des personnes meurent de cause inconnue. C’est la panique. Les gens se terrent chez eux pendant tout le mois de juillet. Mais juillet s'en va, août glisse sans victimes. Le jour de la Saint-Roch, protecteur des pestiférés, on prend ses reliques, on y joint toutes celles que l’on conserve dans la cathédrale de la Major, et on les porte en procession dans Marseille. Langeron, représentant du roi et les quatre échevins ouvrent la marche. Derrière eux quatre compagnies de troupes flamandes. Derrière les soldats, le peuple.

Le lendemain, plus aucune trace de peste. 

Langeron fait une déclaration solennelle. Les provinces françaises sont rassurées, les pays d’Europe aussi.

En fait, il n’y a pas eu de peste. C’est la rumeur qui, en s’emparant des morts de juillet, a malmené les faits et semé la panique.

 

4 mai 1722 :

Deux années ont passé depuis que le Grand-Saint-Antoine a accosté. La peste est loin. Mais voilà qu'un homme meurt subitement à la rue de la Croix-d’Or. Le lendemain, deux jolies filles auxquelles on a offert des pièces de dentelle, meurent aussi. Puis, c’est le tour de trois femmes : l’une est foudroyée dans un bar, près de l’Hôtel de Ville, l’autre à la Grend’Rue, la troisième vers les Augustins.

C’est à nouveau la panique.

Les religieux de Saint-Victor se retranchent une fois de plus dans leur abbaye. On ferme les écoles, la citadelle Saint-Nicolas et le fort Saint-Jean, lèvent les pont-levis, on ferme les boutiques, on barricade la rue de la Croix-d’Or. Des barrières sont dressées à l’extérieur de la ville, mais les Marseillais, affolés, veulent quitter la ville. C’est la bousculade. Les soldats préposés aux passages tirent sur les fuyards. Des étudiants en médecine sont tués du côté d’Aubagne.

De Brancas, successeur de Langeron, signe une ordonnance dans laquelle :

a)     Il interdit aux Marseillais de quitter la ville sous peine de mort.

b)    Il enjoint aux malades de se déclarer dans les 24 heures, toujours sous peine de mort.

 

On creuse à la hâte un fossé du côté du jardin de l’Observance. On prévoit d'y enterrer vingt-mille morts; on dresse une potence au milieu du Cours pour pallier aux débordements.

 

Car il s’agit bien de la peste, une fois de plus !

 

Pressé par ses conseillers, Louis XV re-nomme Langeron commandant général de Marseille. Dès son arrivée le 28 juin 1722, celui-ci reprend la ville en main.

La peste cesse.

 

19 Novembre 1722 :

Louis XV ordonne l’enlèvement des barrières et le retrait des troupes qui forment le cordon sanitaire.

 

1er septembre 1723 :

Le capitaine Chataud sort des prisons du château d’If et se promène dans Marseille sans causer d’émoi.

Trois jours plus tard, Langeron repart à Versailles.

 

27 mai 1723 :

Un édit royal permet à nouveau l’exportation des marchandises. Le commerce avec les îles d’Amérique reprend.

 

La « peste noire » est finie.

 

Source : Augustin Favre, Histoire de Marseille, Marius Olive éditeur, 1829

 

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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 20:58

Canada :

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) –  qui regroupe près du tiers du personnel enseignant au Québec –  réclame le retrait préventif des enseignantes enceintes, à cause du risque qu’elles encourent d’être contaminées par le virus de la grippe A(H1N1).

… ?

- Ah!

Et les femmes de ménage ? Et le personnel des cantines scolaires ?

Et les infirmières, aides-soignantes, femmes de salle… ?

Et les secrétaires, caissières, serveuses… ?

Poussons la logique du principe de précaution encore plus loin : comment feront toutes ces femmes enceintes lorsqu’elles accueilleront chez elles enfants, mari, famille… porteurs potentiels du A(H1N1) ?

Et encore plus loin : Pourquoi ne pas imaginer un grand panneau, à l’entrée des grandes surfaces, proclamant haut et fort :

« interdit aux femmes enceintes » ?
 

Dans quelle planète sommes-nous tombés ?
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 22:39

 

J’ai vu 28 patients cet après-midi. La plupart venaient pour des symptômes peu évocateurs de grippe.

« Avec tout ce que j’entends, je préfère voir le médecin ! »

J’ai entendu cette phrase une bonne dizaine de fois.

Aucun tableau franc de grippe, c’est-à-dire comportant : courbatures, frissons, fièvre etc.

Mais beaucoup de toux, rhume, maux de tête…

Sans compter une dizaine d’enfants que les responsables scolaires ont renvoyés chez eux parce qu’ils ont eu le malheur de tousser ou de se plaindre de « vagues maux de tête ».

Un enfant pleure : « J’ai la grippe, je vais mourir ! »

Je le rassure.

Des adultes ont « attrapé » la pluie au stade Vélodrome ( match OM-Milan )…

Angines, pharyngites…

 

Beaucoup me demandent :

-       C’est vrai, que la grippe tue ? Vous ne pensez pas qu’ils en font trop ?

 

Que répondre ?

Un jeune homme de 26 ans est bien mort infecté par le virus H1N1, il y a quelques jours. Et il ne souffrait auparavant d’aucune autre maladie.

Que s’est-il passé ?

Mauvaise prise en charge initiale ? dysfonctionnement du service ?

Non.

Selon le Pr Bruno POZZETTO, chef du service bactériologique du CHU de Saint-Etienne, « il est possible, voire probable que le sujet ait eu un petit dysfonctionnement de son système immunitaire qui n’a pas enrayé l’infection. Malgré l’intubation, il a été impossible de ventiler le malade ».

 

J’explique à mes patients que cette mort est due au fameux SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë), une pathologie RARISSIME, qui peut être provoquée par le H1N1 (une fois sur 10 à 100.000 selon les chiffres que j’ai sous les yeux), mais aussi par d’autres virus (CMV ou cytomégalovirus), des champignons, des parasites (pneumocystis), ou même des causes toxiques (barbituriques, héroïne).

 

Ceci dit, la survenue d’un SDRA dans le cas de ce malheureux jeune homme, demeure inexpliquée.

Une question sans réponse.

 

« Pourtant, les virologues connaissent tout de l’intimité génétique et moléculaire du nouveau A/H1N1, et les infectiologues connaissent tout des mécanismes qui conduisent à la grippe… »

(Jean Yves Nau).

Mais on a peine à comprendre. Evidemment !

Une première piste, est celle des Britanniques :

« La dangerosité du virus H1N1 tiendrait au fait qu’il est susceptible de pénétrer, dans certaines conditions rarissimes et inexpliquées (pour le moment), de pénétrer au plus profond de l’arbre pulmonaire humain. Il pourrait ainsi se répliquer de telle manière que la fonction respiratoire de la personne infectée s’effondre, et ce en dépit des assistances mécaniques ventilatoires… »

 

Porte ouverte au catastrophisme ?

 

Surtout pas.

 

Le virus H1N1 est certes plus contagieux que les virus de la grippe saisonnière, mais les spécialistes semblent unanimes pour affirmer qu’il n’est pas plus virulent.

 
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  • : Ramon BASAGANA
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  • : 15/01/1944
  • : sud de la France
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  • : Je suis médecin, marié, deux filles. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles

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