MEDECINE

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 22:09

 

"Si tu sors de la forêt en même temps que le buffle, sache monter à l'arbre"

(Proverbe Centrafrique)

PALUDISME
 : 

 

Cette infection transmise par les moustiques tue 1,3 millions de personnes par an.

 

Et il n’y a toujours pas de vaccin.

 

Le budget mondial dédié à la lutte contre ce fléau s’élève à 1,19 milliards d’euros.

 

La somme nécessaire pour obtenir une couverture satisfaisante contre cette maladie s’élève (selon le rapport OMS) à 5 milliards d’euros.

 

GRIPPE A :

 

On a enregistré 9.596 morts de la grippe A dans le monde

(source : OMS, 11 décembre 2009).

 

Selon les déclarations de Roselyne BACHELOT, le budget affecté à la lutte contre la grippe A s’élève, en France, à 1,5 milliards d’euros.

 

Le Ministère de la santé français a commandé 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A aux Laboratoires SANOFI-ADVENTIS, GSK et NOVARTIS.

 

COMMENTAIRES  (sans) :

 

- Le palu n'a pas la cote!

Par contre, à l’ouverture de la Bourse ce 18 décembre 2009 :

 

-       L’action SANOFI était cotée 53,670 euros

-       L’action GSK était cotée 42,05 euros

-       L’action NOVARTIS était cotée 54,27 euros.

(Source: Boursier.com) 

A titre de comparaison :

Le 25.02.2009,
deux mois avant les premiers cas de grippe A
l'action NOVARTIS était cotée:
 
20,30 euros

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 18:14
hernie3
(Photo Internet(


Johnny Hallyday a été reopéré dans la nuit de mercredi à jeudi au Cédars-Sinaï Hospital de los Angeles.

Il a été placé en coma artificiel , une mesure que l’on utilise parfois pour soulager les douleurs post-opératoires aiguës.

Cette intervention porterait sur des complications survenues après une opération sur hernie discale pratiquée à Paris le 26 Novembre par le Dr Stéphane Delajoux.

 

Plusieurs de mes patients souffrant de hernie discale, m'ont fait part de leur inquiétude: "ça fout la trouille, tout ça!"  Comme je les comprends! La déferlante médiatique autour de ennuis de santé de Johnny Halliday secouerait les chênes les mieux assis.

 

J'ai donc expliqué à mes patients ce qu’est la hernie discale, comment on la traite et quelles en sont les complications :

 

1 - Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

 

Entre chaque vertèbre, nous avons des disques d’une substance plus ou moins élastique, des sortes de « coussins » qui permettent d’amortir les chocs et facilitent les mouvements de notre colonne vertébrale.

 

Mais il arrive que l’un de ces disques s’use. Il fait alors saillie et vient comprimer un nerf (nerf sciatique, nerf crural…).

 

Quand cela se produit, c’est la cata.

 

Car ça fait mal. Très mal.

 

2- Une fois que les ressources médicamenteuses sont épuisées, deux types de chirurgie sont proposés :

 

A- L’OPERATION CLASSIQUE :

 

Sous anesthésie générale.

Durée = une heure et demi environ.

a)    On incise sur 5-10 cm, on décolle le muscle et on ouvre la vertèbre ( c’est l’hémi-laminectomie des compte-rendus que vous remet votre médecin traitant). Cette ouverture de la vertèbre donne accès au nerf comprimé par la hernie discale.

b)    On retire la hernie et on libère le nerf. Puis, on fait un curetage du disque pour éviter la récidive.

c)    On place un drain afin d’évacuer les déchets liquidiens (antiseptiques, pus, sang etc)

d)    On referme l’incision.

 

 

B- OPERATION MINI-INVASIVE :

 

C’est une opération beaucoup moins lourde.

Sous anesthésie locale (zone à inciser + région)

Durée : une vingtaine de minutes environ.

a)    Incision sur 1 cm au niveau de la hernie.

b)    On décolle légèrement le muscle lombaire et on y glisse un minuscule écarteur.

c)    On introduit dans cet écartement une sonde sophistiquée qui permet d’extraire la hernie responsable de la compression du nerf sciatique ou du nerf crural.

d)    Pour éviter le frottement entre les vertèbres, le chirurgien introduit un coussinet : petite prothèse en polypropylène.

e)    On referme par un point de suture.

 

Avantages de l’opération mini-invasive par rapport à l’opération classique :

a)    Plus courte.

b)    On ne touche plus aux vertèbres ni aux muscles para-vetébraux.

c)    Le délabrement local, et donc les douleurs post-opératoires, sont moins importants.

d)    Le patient reprend son activité beaucoup plus vite (une quinzaine de jours) et la rééducation est moins longue.

 

3 - Y a-t-il des complications ?

 

Elles sont possibles, et ce quel que soit le chirurgien.

 

a)    Infection : C’est une complication peut fréquente, car l’intervention sur hernie discale est parmi celles qui s’infectent le moins.  Mais cela arrive. Quel que soit le chirurgien. La re-intervention pour nettoyage sera alors judicieuse, mais difficile.

b)   Saignement: Lorsque l’intervention se passe bien, s’il n’y a pas de saignement, on n’est pas obligé de poser un drain. Pour le Pr. Lortat-Jacob, l’une des sommités mondiales de la chirurgie orthopédique (un Français), « le drainage est une question d’école. Ce n’est pas une faute de ne pas drainer ». Par contre, estime-t-il « 12 heures d’avion après cette intervention, ce n’est pas raisonnable ». Bien entendu, lorsqu’il y a hématome - et cela peut arriver, j'insiste, avec n'importe quel chirurgien - il faut re-intervenir.

 
 

 P.S. 

·      Je venais à peine de terminer cet article, lorsque j’ai entendu le générique du 20h. J’ai jeté un œil… On a parlé de Johnny, du Dr Stéphane DELAJOUX… « dont le passé serait émaillé de scandales et qui est poursuivi pour faute professionnelle ». Pour illustrer ces propos, on nous a montré des images de Marie Trintignan assorties de ce commentaire : « le Dr DELAJOUX a tenté l’opération de la dernière chance ». Puis, court reportage sur un patient qui a présenté une infection post-opératoire après chirurgie discale.

Question 1 : Quel rapport y a-t-il entre l'opération de la dernière chance chez la regrettée Marie Trintignan, et un « un passé émaillé de scandales ? »

·      En ce qui concerne la faute professionnelle (ou l’erreur professionnelle), j’ai expliqué plus haut que « l’infection post-opératoire » arrive chez les meilleurs chirurgiens, en France comme en Amérique. Bien entendu, j’ignore quel est le type d’intervention pratiquée chez Johnny Hallyday, mais  :

Question 2 :  Quel est le chirurgien qui peut dire ou écrire:  « Moi, je suis à l’abri d’une infection post-opératoire » ?

 

·      Sur ma lancée, j’ai parcouru des articles Internet sur le chirurgien incriminé. Une phrase revenait, une sorte de leitmotiv : « le Dr Stéphane DELAJOUX, dont le « passé sulfureux  etc ». Chaque fois qu’on utilisait la formule « passé sulfureux », les auteurs évoquaient les faits suivants : l’opération de la dernière chance chez Marie Trintignan,  l’intervention chez Charlotte Gainsbourg après traumatisme crânien (opération réussie) et le fait que le Dr DELAJOUX a été le compagnon d’Isabelle Adjani.

Question : En quoi le fait d’avoir opéré Marie Trintignan, Charlotte Gainsbourg et d’avoir été le compagnon d’Isabelle Adjani mérite-t-il le qualificatif de « sulfureux » ?

 

CONCLUSION : La hernie discale est une pathologie relativement bénigne, dont la chirurgie peut se compliquer – y compris chez les meilleurs chirurgiens, dont ceux du Cédars-Sinaï Hospital de Los Angeles – , d’infection ou d’hématome. Des complications heureusement très rares qui ne doivent en aucun cas semer la panique chez ceux d’entre nous qui doivent se faire opérer.

 
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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 20:37

 

Les médecins généralistes doivent-ils vacciner contre la grippe A ?

La réponse du gouvernement est sans ambigüité :

NON. Trop cher.

 

Soit.

 

Voici mon expérience : non pas celle d’un technocrate (je n’ai pas de diplôme ENA), ni d’un politique (je ne suis candidat d’aucun parti), mais celle d’un médecin sur le terrain.

 

J’ai vu aujourd’hui entre 20 et 30 patients. Deux patients sur trois m’ont demandé ce que je pensais de la vaccination contre la grippe A. Question récurrente qui m’a été posée aussi une bonne dizaine de fois par téléphone.

 

J’ai répondu ce que j’écris tout au long des articles de ce Blog.

 

A savoir que je m’insurge contre les « lobbies », contre les groupes de pression financiers, boursiers, politiques, médiatiques… lesquels tirent fort adroitement profit de l’épidémie.

 

Mais que… et j’insiste sur ce point, la meilleure façon de prévenir la grippe, y compris la grippe A, est de se faire vacciner.

 

A la question de savoir « s’il faut faire vacciner son enfant », j’ai répondu :

a)    Que ce virus H1N1 touche surtout les sujets jeunes. Les publications, l’expérience sur le terrain le confirment.

b)    Que ce virus est très contagieux, mais beaucoup moins virulent que ne veulent bien le laisser entendre certains médias.

c)    Que la grippe A n'est ni la peste ni le choléra.

d)    Que si le virus H1N1 est peu virulent, il peut très, très, exceptionnellement,  pénétrer au fin fond du poumon… et là, devenir redoutable.

e)    De ce fait : « Si cette complication totalement exceptionnelle « terrassait » votre enfant, quel est le conseil que j’aurais dû vous donner ? » Eh bien… de le faire vacciner, cela va de soi.

 

Bien.

Après avoir expliqué tout ceci, nombre de patients m’ont dit qu’ils auraient bien  aimé que je les vaccine.

 

Je n’ai pas pu, évidemment, et vous savez pourquoi :
l’organisation technocrate, centraliste, de cette campagne de vaccination, ne permet pas aux médecins de famille de vacciner… sous prétexte que cela reviendrait trop cher.

 

Trop cher ?

Mais les personnes étaient déjà dans mon cabinet, sacrebleu !

Elles ne demandaient qu’à être vaccinées !!!

Il m’aurait suffi de disposer des doses requises dans le frigo de l’infirmerie (je travaille dans un Centre Médical), je piquais la personne et hop ! le tour était joué ! 

Coup de l’opération, dans ces cas précis = 0 euros !

 

Les solutions les plus simples ne se trouvent pas obligatoirement dans les « dossiers » des technocrates, mais bien souvent dans le chapeau - magique - des gens qui bossent sur le terrain.

 

Pour information, sachez que :

 

a)    Le budget grippe AH1N1 s’élevait le mois dernier (aux dires de Roselyne Bachelot) à un milliard et demi d’euros (Déficit global de la Sécu en 2008 10 milliards)

b)    Que l’organisation, la logistique, les réquisitions en médecins, internes, infirmières, secrétaires, cadres, femmes de ménage, etc dans les centres de vaccination, a coûté une fortune. Pour le moment, à ma connaissance, nous n’avons pas de chiffres, mais les approximations donnent le tournis.

c)    Que selon le Dr Christian Prudhomme, porte parole des urgentistes, ou de Benjamin Chousterman, président du SIHP (internes), les réquisitions désorganisent l’offre de soins dans les hôpitaux. C’est évident : quand les personnels de santé sont dans les centres de vaccination, « ils ne sont pas dans les hôpitaux pour travailler ! ».

 

 

Demain, après-demain... je vais recevoir à nouveau entre 20 et 30 patients par jour... deux sur trois vont me demander s’ils doivent se faire vacciner contre la grippe A, je vais expliquer… Mais pas de doses pour vacciner!

Malgré le coût modique de la « main-d’œuvre ».
Dans ces cas précis =
O euros.

 

Multipliez par les milliers de médecins qui pensent comme moi, et qui sont… disponibles !

 

Pendant ce temps, on sort le grand jeu médiatique, on engouffre des sommes colossales dans la campagne technocrate, on démunit les hôpitaux…

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 14:01

(Escargot géant de 17 cm trouvé dans le Hainan, PHOTO INTERNET)

Qui connaît
l'angiostrongylose?
Personne, évidemment, sauf les savants.
Et pourtant elle existe, l'angiostrongylose!
A une époque où on ne parle que de la grippe A, souvenons-nous qu'il est des maladies dites "rares", dont les complications sont beaucoup plus sévères que celles de la grippe A, mais qui n'intéressent pas les actionnaires des grands groupes pharmaceutiques.
Pourquoi? 
Parce que ces maladies-là,
"n'ont aucun impact sur les dividendes".

Angiostrongylus Cantonensis, est un parasite du rat.

Mais il n'est pas transmis à l'homme par le rat. C'est l'escargot, qui fait le boulot.
C'est ainsi qu'en Chine et dans la région Asie-Pacifique, les gourmets qui consomment des escargots insuffisamment cuits - il paraît qu'ils sont meilleurs comme ça ! - risquent d'héberger chez eux ce curieux "sans-papier" au nom imprononçable:
angyostrongylus cantonensis!

Blague à part, c'est une maladie potentiellement grave qui associe méningite, voire méningo-encéphalite, paralysie des nerfs crâniens, des nerfs rachidiens...

La "totale", quoi.

Il n'existe pas de traitement spécifique. Tout comme pour un tas d'autres maladies "exotiques", la recherche revient trop chère aux actionnaires, pour que les minces retombées boursières du médicament les fassent frétiller.

Faute de mieux, si vous allez en Chine, entre les parallèles 23°N et 23°S, interdisez-vous la consommation d'escargots et de limaces... à moins qu'ils ne soient bien cuits. 

Au fait, les limaces... sont-elles comestibles?

Source: Voyages Internationaux Santé Actualités, Février 2008, N° 107


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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 16:27

(Photo Internet)
 

 

D’abord une mise au point : la grippe A n’est pas une réplique de la fameuse peste de Marseille de 1720 !

 

Non, la grippe A n’est pas la peste. C’est une maladie bénigne, qui nécessite un traitement symptomatique, et qui guérit – dans la grande majorité des cas – spontanément.

 

Mais, dans de très rares cas, elle peut se compliquer.

 

C’est à cause de ces complications, rarissimes – et, disons le mot, potentiellement gravissimes – , qu’il convient d’être prudent.

 

Rien à voir avec la fièvre électorale, médiatique ou boursière, qui table sur le côté « sensationnel », beaucoup plus porteur.

 

Donc, maladie bénigne, mais potentiellement grave. D’où : prudence !

 

Il y a trois jours, j’ai tenté de répondre à la question :

« Dois-je faire vacciner mon enfant ? »

 

Aujourd’hui, j’ouvre un autre volet, plus délicat : le nourrison.

 

Et pour éviter toute « contamination médiatique » à sensation, j’ai construit l’article à partir d’un reportage signé Pr Brigitte FAUROUX, pneumologue et pédiatre à l’Hôpital Trousseau de Paris, paru hier dans un site médical spécialisé : UNIVADIS. Le Pr. Brigitte FAUROUX y fait un exposé sobre, clair et rigoureux. J’ai pris des libertés didactiques, mais en respectant le fond.

 

 

GRIPPE A : LA PARTICULARITÉ DES NOURRISSONS

 

En période d’épidémie – et c’est le cas actuellement – il faut penser à la grippe A chez tout nourrisson présentant :

a)    Une fièvre supérieure à 39°

b)    Des signes respiratoires touchant les voies aériennes supérieures ou inférieures (toux, rhume, difficulté à respirer…)

c)    Des troubles digestifs (diarrhée)

d)    Éventuellement des convulsions.

 

 

Ces signes permettent-ils de porter le diagnostic de grippe A ?

Non. Le diagnostic est impossible sans prélèvement.

 

Ce prélèvement est-il obligatoire ?

Oui, si le nourrisson est âgé de moins de six mois.

Oui, entre 6-11 mois si l’enfant présente des facteurs de risque, notamment respiratoires.

Non dans les autres cas

 

Ce prélèvement peut-il être pratiqué dans le labo de mon quartier, ou chez mon médecin ?

Non, il doit être pratiqué dans un service spécialisé (Pédiatrie)

 

Bien, j’ai compris pour le prélèvement. Voici un premier cas de figure : mon bébé a présenté un tableau de grippe, on lui fait ce fameux prélèvement et il revient positif.

 

Est-ce que c’est grave ?

NonJe rappelle une fois de plus que la grippe n’est ni la peste ni le choléra !

Sur les 3 millions de cas de grippe en France, il y aurait eu 86 décès, tous âges confondus, et toutes situations confondues (source : JT-TF1 de 20h le 01.12.2009)

Alors que sur 3 millions d’enfants atteints de choléra, je n’ose imaginer le nombre de décès !
Ceci étant, le risque d’attraper la grippe A est plus important chez le nourrisson de moins de six mois que chez l’enfant plus âgé, mais la maladie elle-même est moins grave. Et la mortalité moindre. Les études américaines et canadiennes publiées dans la revue JAMA le prouvent. 

 

Faut-il hospitaliser mon tout-petit, s’il est atteint de la grippe A ?

Oui, si s’il a moins de 6 mois.

Oui, s’il a entre 6 et 11 mois et qu’il présente des facteurs de risque respiratoires.

Oui, s’il présente un tableau clinique sévère comportant : des signes respiratoires (il a du mal à respirer), des signes digestifs (diarrhée), une fièvre élevée (supérieure à 39°)

Non, dans tous les autres cas.

Retenir qu’à partir de 6 mois votre médecin généraliste peut parfaitement prendre en charge la grippe A de votre bébé.

 

Deuxième cas de figure : mon bébé se porte comme un charme.

 

Que dois-je faire pour prévenir qu’il n'attrape la grippe A ?

a)    vacciner systématiquement son entourage immédiat.

b)    Respecter les règles habituelles d’hygiène (lavage des mains)

c)    Et ne pas trop l’embrasser si vous êtes entré en contact avec quelqu’un de malade et que vous n’êtes pas vacciné.

 

Troisième cas de figure : mon bébé se porte toujours comme un charme, mais c’est moi qui suis malade.

 

Et… j’allaite !!!      Que dois-je faire ?

a)    D’abord ne pas paniquer, car ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est qu’une grippe, après tout. Et votre bébé dispose d’un capital immunitaire d’autant plus efficace qu’il est nourri au sein.

b)    Vous devez prendre un anti-grippal (Tamiflu, ou autre),

c)    Vous devez porter un masque, au moins les premiers jours, car c’est au début de la maladie que vous êtes le plus contagieux (le pic de contagiosité s’effectue avant l’apparition des premiers symptômes)

d)    Poursuivre l’allaitement. Il n’y a aucune raison de l’arrêter : le virus est transmis par les gouttelettes de salive et non par le lait maternel.

 

Dernière question :

  

Dois-je faire vacciner mon bébé ?

a)    Avant six mois : Non.

b)    Entre six mois et 23 mois : Oui (si vous le souhaitez). Mais il s’agit d’un vaccin sans adjuvant, à raison d’une demi-dose, que l’on renouvelle 3 semaines après.

c)    Entre 23 mois et 9 ans, le Pr Brigitte Fauroux estime qu’il faut également vacciner sans adjuvant, en deux fois, à raison d’une demi-dose à renouveler trois semaines après (toujours si vous le souhaitez, car ce sont les parents qui décident). 

 

Voir aussi:
Est-ce que je dois faire vacciner mon enfant contre la grippe A (H1N1)?  

  FAUT-IL SE FAIRE VACCINER CONTRE LA GRIPPE A ?

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  • littérature Chine Espagne médecine Catalogne
  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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