Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 19:45

 
 

Les Français consomment en moyenne 10 g de sel par jour.


C'est beaucoup trop ! 


La quantité recommandée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé)  est de 5 g par jour et par personne. On est loin du compte !

A retenir que dans certains pays de l'Europe de l'Est et en Asie, la consommation quotidienne peut aller jusqu'à 12 g !


12 g, c'est vraiment beaucoup! 
 

Or différentes études montrent une relation de cause à effet entre la consommation quotidienne de sel et la pression artérielle. Une diminution de la dose quotidienne de sel de 6 g permettrait de réduire la pression artérielle chez les sujets hypertendus, d'environ 7 mm Hg pour la maxima et de 4 mm Hg pour la minima.

 

Selon ces travaux, de telles baisses de la pression artérielle pourraient correspondre à une diminution de 24 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de 18 % des maladies cardiovasculaires !

 

C’est-à-dire, qu’en diminuant de 5 g notre absorption quotidienne de sel, nous diminuons de 24% notre risque d’AVC et 18% le risque de maladies cardio-vasculaires.
 

 

Source : Dr Rosline Péluchon (JIM), 21.11.2009

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 19:49




Les étudiants du MBA d’HARVARD ont rédigé, début 2009, un équivalent du serment d’Hippocrate des médecins. Il a recueilli, semble-t-il, un franc succès... et un grand nombre de signatures!

 

Voici ce texte :

 

« J’agirai avec la plus grande intégrité
et
travaillerai d’une manière éthique…

Je dirigerai mon entreprise en évitant les décisions qui ne servent que mes ambitions personnelles. »
 

 

(Harvard gate - Photo extraite du "BLOG by Lyn O'Shaughessy" )


L’étudiant à l’origine du projet se nomme Max Anderson.

« J’espère, dit-il, que dans vingt-cinq ans, notre promotion sera moins reconnue pour l’argent gagné que pour sa contribution à l’amélioration du monde ».

 

Que le ciel t’entende, Max !

 

D’autres étudiants, dans d’autres universités américaines, lui ont emboîté le pas.

 

Source : CHALLENGES n°179, 10 septembre 2009, p.53

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 17:53


 

Dans un coin de la salle d’attente, discrètement, une jeune femme allaite son enfant. Lorsque son tour arrive, elle me dit :
- « Docteur,
je crois que j’ai la grippe A ! »

 

Et la question fuse, avant toutes les autres :
« Est-ce que je peux à allaiter  mon petit ? »

La réponse est tout aussi rapide : OUI !


Je lui explique alors :

 

1.    Que la grippe est très contagieuse, mais surtout pendant les 24 heures qui précèdent les premiers signes. 

- "Donc : a) c'est surtout hier, que vous étiez contagieuse! b) De ce fait, le bébé a déjà été exposé au virus " 

2.    En termes d'immunité, cela veut dire que ce bébé a profité des anticorps spécifiques fabriqués par la maman contre le virus. Et ce, avant même qu’elle ne présente les symptômes pour lesquels elle est venue consulter.

4.    On pourrait parler de communauté d’intérêts (immunitaires) entre la maman et le bébé.

5.    Arrêter l'allaitement,  ce serait alors priver ce bébé des moyens que la nature a prévu pour le protéger : les anticorps fabriqués par la maman.

6.    D’autant que l’allaitement possède une propriété moins connue, mais essentielle : il stimule de façon optimale la réponse immunitaire de l’enfant. C’est-à-dire que, grâce à l’allaitement, l’enfant est plus fort contre les virus et les bactéries, virus, parasites…

 

D’accord, mais… et si la maman, en allaitant, continue à transmettre des virus à l’enfant, ça donne quoi ?

 

Eh bien : RIEN !

 

Pour une raison toute simple :

Le virus de la grippe est transmis par les gouttelettes de salive.
En aucun cas par le lait maternel.

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 21:04

 

 

A partir du 25 novembre 2009, 6,6 millions d’élèves d’écoles maternelles et élémentaires pourront se rendre dans les centres de vaccination pour y être vaccinés contre la grippe A.

 

Sur la base du volontariat.
Mais, attention : c’est au libre choix des parents. Ce sont eux qui décident.

 

C’est donc clair : je suis libre de faire vacciner mon enfant.

 

« dois-je » le faire vacciner ?

 

Trois événements permettent de réfléchir "autrement" :

 

Sud de la France, Juin 2009 :

Une classe est frappée par la grippe A.

L’unité scolaire est fermée. Le préfet, entouré d’un essaim de caméras, annonce, avec force arguments –  puisés dans le désormais incontournable « principe de précaution » – , que les enfants ont été hospitalisés en pédiatrie. Bien évidemment, les caméras s’engouffrent à l’hôpital. Nous recevons alors, en plein écran, des images d’enfants atteints de la grippe A… en train de faire le pitre sur les lits avec cet adorable accent toulousain qui nous rappelle Nougaro.

Le « virus tueur » aurait-il été foudroyé par la langue d’oc ?

 

Etats-Unis d’Amérique, début Octobre 2009

Des stocks de vaccins contre le virus H1N1, représentant des centaines de millions de dollars, cherchent toujours preneur (source, des articles médicaux du début octobre).  Je me dis, ce jour-là, que les lobbies  pharmaceutiques –  « lobbies = individus » qui consacrent la totalité de leur temps à faire le siège des médias et des politiques pour le compte d’une puissance industrielle – ne tarderont pas à trouver la parade.

Mi-octobre : Un enfant meurt de la grippe A « terrassé en quelques heures » dit la presse. L’événement est transmis en boucle par toutes les chaînes américaines (et bientôt planétaires). On signale d’autres décès d’enfants…

Dès le lendemain, des chaînes interminables d’Américains partent à l’assaut des Centres de Vaccination. 

Comme je les comprends ! Si la télé affirme, images à l’appui, que mon enfant risque de mourir foudroyé par la grippe A, je me rue dare-dare vers le premier centre de vaccination,! Pas question de transmettre à mon enfant un virus potentiellement mortel !

 

Paris, 10 novembre 2009

D’après le « Quotidien du Médecin », l’occupation des lits de réanimation pédiatrique dans les hôpitaux parisiens,  a dépassé le seuil d’alerte des 15% pour la grippe A(H1N1). Le Pr Gérard Chéron, chef de service aux urgences de l’hôpital Necker de Paris, rappelle que « la grippe est une maladie pédiatrique, que ce sont les enfants qui contaminent les adultes »

 

D’accord, mais… et mon vaccin ?

 

Selon les recommandations du ministère de la Santé, devront être vaccinés en priorité :

  1. - Les femmes enceintes
  2. - L’entourage des nourrissons de moins de 6 mois,
  3. - Les enfants âgés de 6 à 23 mois révolus avec facteurs de risque (atteints de pathologies chroniques sévères : asthme, diabète, malformation cardiaque, insuffisance rénale, immunodéficience…) ;

Cela ne me dit pas si je dois faire vacciner mon enfant. Donc, je réitère ma question :  « vaccin or not vaccin » ?

Désolé, mais on ne peut pas répondre de manière catégorique. Par contre, des éléments de réponse sont possibles :

  1. Les bébés de moins de 6 mois ne pourront pas recevoir le vaccin contre la grippe A (H1N1). Le ministère de la santé est clair sur ce point.

Les enfants de 6-23 mois sans facteurs de risque seront vaccinés – si les parents le décident – , mais avec un vaccin sans adjuvant. Pourquoi sans adjuvant ? Parce que le système immunitaire de l’enfant de moins de 23 mois est en cours de maturation. Or les adjuvants sont des substances qui sont introduites dans le vaccin pour « booster » la réponse immunitaire… )    Ceux contenus dans le vaccin contre la grippe A(H1N1) sont connus :

a)  - AS03, qui a été testé chez 30.000 volontaires

b)  - MS59, pour lequel nous possédons un recul de 5 ans, avec plusieurs millions de personnes.

C’est l’adjuvant AS03,  qui pose problème, parce qu’il n’a pas été suffisamment testé. Les autorités sanitaires préfèrent donc rester prudentes.

  1. Les enfants de 2-64 ans peuvent être vaccinés ( A noter que… à partir de 18 ans, l’autorisation parentale n’est plus requise).
  2. Le virus A(H1N1) est extrêmement contagieux, mais beaucoup moins virulent que ne l’ont laissé entendre les médias. Cela explique pourquoi les enfants faisaient le pitre sur les lits. Mais, attention : cela ne veut pas dire que c’est un virus anodin :
  3. Les virologues connaissent pratiquement tout de l’intimité génétique de ce fichu virus. Or, que nous apprennent-ils : que la dangerosité potentielle du A(H1N1) tiendrait au fait qu'il est susceptible - contrairement à ses «cousins» saisonniers de nos « grippettes » - de pénétrer au plus profond de l'arbre pulmonaire humain. Une éventualité extrêmement rare, mais possible.
  4. Dans des cas très rares donc, le virus se réplique de telle manière que la fonction respiratoire de la personne infectée s'effondre et ce en dépit de l’assistance mécanique ventilatoire, des efforts de réanimation, de l’acharnement des médecins…
  5. C’est parce que je pense à ces cas « rarissimes » que je dis aux parents : oui, il faut vacciner.
  6. Mais en aucune façon parce que la grippe A(H1N1) est l’équivalent apocalyptique de la peste de Marseille de 1723 !

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 14:51

 

 

On entend beaucoup parler, ces jours-ci, du syndrome de GUILLAIN-BARRE.

Un "Guillain-Barré", responsable -  dit-on -  de "l'hésitation" des membres du corps médical et de l'ensemble des professions médicales  à se faire vacciner contre la grippe A.

 

Le "Guillain-Barré" serait donc l’une des complications possibles du vaccin contre la grippe A.

 

Est-ce vrai ?

Oui : Le syndrome de Guillain-Barré peut compliquer le vaccin contre a grippe A !

NON: Il peut compliquer n'importe quel autre vaccin. 

 

Ah! Voilà qui simplifie le chmilblick !

En quoi consiste le syndrome de GUILLAIN-BARRE ?

 

Il s'agit d'une POLYRADICULONEVRITE ( mot barbare qui vient du grec :

a)    POLUS : nombreux

b)    RADICULA : racine

c)    NEURON : nerf

d)    Le suffixe « ITE » : qui signifie « inflammation ».

 

Il s’agit donc d’une inflammation des racines nerveuses

Cette inflammation est provoquée par une « démyélinisation », c’est-à-dire une disparition de la gaine de myéline, cette gaine qui entoure l’axe de nos fibres nerveuses.

 

D'accord, mais ça donne quoi... la « démyélinisation » de nos fibres nerveuses, dans le syndrome de Guillain-Barré ?

 

Dans sa forme aiguë typique, elle se traduit par :

1- Des fourmillements de la partie inférieure de notre corps –  du nombril aux orteils.
2- Une diminution de la force musculaire,
3- Des troubles moteurs (pouvant aller jusqu’à la paralysie)
4- Une abolition des réflexes tendineux. 
5- Les sphincters, quant à eux, sont épargnés, c’est-à-dire qu’il n’y pas d’incontinence urinaire ou fécale.

 

Il arrive que tous ces symptômes -  fourmillements et troubles moteurs - touchent aussi les membres supérieurs.

 

Dans les formes sévères, les racines des nerfs crâniens peuvent être touchées.

 

Cela veut dire que dans les formes sévères, vous, moi… nous pouvons présenter une « paralysie faciale », voire, dans 5 à 10% des cas, une paralysie des muscles respiratoires, qui entraîne une détresse respiratoire et nécessite une intubation et une assistance respiratoire.

 

Pas fameux, comme perspective !

 

Je sais, sauf que :

 

Passée la période aiguë, l’évolution est habituellement régressive vers la guérison.

Et que dans la grande majorité des cas, l’affection est bénigne.

Ce n’est qu’exceptionnellement, qu’elle laisse des séquelles, dont des paralysies.

 

A quoi est dû ce Syndrome de Guillain- Barré ?

Je retiens au moins 4 circonstances :

 

a)    Une maladie infectieuse, notamment virale,

b)    Une complication de VACCINATION,

c)    Une complication d’une maladie de Hodgkin (je n’ai pas de renseignement absolu, mais, de mon point de vue, ceux qui présentent une maladie de Hodgkin – ce n’est qu’une position personnelle – ne doivent pas se faire vacciner contre la grippe A.

e)    Des désordres immunitaires. Lesquels ? « That’s the question ».  

 

Que fait-on, devant un syndrome de Guillain-Barré ?

 

Dans tous les cas, la forme aiguë est une urgence médicale qui nécessite une surveillance constante et un traitement en milieu hospitalier.

 

Quant à la forme bénigne, elle nécessite, dans tous les cas, une prise en charge spécialisée.

 

Ceci étant, comme je l’ai dit plus haut, la récupération est habituelle.

 

NOTE : Selon le bulletin de suivi de pharmacovigilance des vaccins, couvrant la période 21 octobre-10 novembre: sur 100.000 vaccins, 91 signalements d’effets secondaires ont été rapportés, dont 4 cas graves. Parmi eux, deux syndromes de Guillain-Barré.

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  • : Je suis médecin, marié, deux filles. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles

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