Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 10:29

Des groupes financiers cotés au CAC 40 ont déjà fait main basse sur un grand nombre de cliniques de l’Hexagone. 

 

Sont aussi dans leur ligne de mire : les Centres Médicaux Mutualistes des Bouches du Rhône.

 

Ces Centres de Santé, créés par des militants ouvriers et des médecins de gauche dans les années 1960, proposent des structures de soins que l’on peut légitimement qualifier  de « structures médicales d’avant-garde ».

A titre d’exemple, voici comment fonctionne le Centre Médical où je travaille :

 

1-    Nous sommes six médecins généralistes. Nous recevons sur rendez-vous + vacation d’urgence, de 08h à 19h, sans interruption.

2-    De 19h à 24h, nous assurons une garde de nuit avec les autres médecins de la ville.

3-    A l’intérieur de la même structure, nous disposons d'un service de radiologie + échographie, ouvert de 8h à 17h. Cela veut dire que si je reçois un joueur de Hand-Ball qui s’est démis l’épaule, je peux, dans les dix minutes, demander une radio + écho. Elles seront interprétées dans la foulée et je pourrai prendre les décisions qui s’imposent.

4-    Notre radiologue assure une vacation hebdomadaire scanner + IRM  à l’hôpital régional tout proche.

5-    Travaillent aussi avec nous, à temps partiel, deux ORL, deux Ophtalmos, un Rhumatologue, trois Cardiologues, un Psychiatre, deux Dermatologues, deux Pneumologues, un Gastro-entérologue, un écho-dopplériste et un médecin électrophysiologiste, spécialiste des électromyogrammes.

6-    Ainsi que 6 chirurgiens dentistes et une orthodentiste

7-    Nous avions aussi un Laboratoire d’analyses biologiques… qui a déjà été croqué… Nous continuons quand même à prélever tous les matins et à envoyer les tubes dans un labo de la structure mutualiste.

8-    Cadres, secrétaires, assistantes dentaires, manips radio, infirmière… complètent l’équipe.

 

Tableau trop idyllique pour une structure de soins?

 

Peut-être...

 

En tout cas, je connais bien ce Centre Médical, j’y travaille depuis trente ans.

Nous suivons, bon an mal an, de 20 à 30.000 patients.

 

Nous sommes une douzaine de Centres Médicaux similaires dans les Bouches du Rhône : Miramas, La Ciotat, Martigues, Port de Bouc, Port Saint Louis du Rhône, Aix en Provence, Gardanne, Marseille... Arles, Aubagne et Istres (Centres dentaires)…

 

Or, ces Centres sont en danger.

La menace est lourde.

 

Car la santé est une manne financière pour les assurances (plus que les voitures). Elle peut beaucoup rapporter, beaucoup !

A condition de ne pas être malade, cela va de soi. Si vous êtes malade - diabétique par exemple -  aucune assurance ne vous prendra en charge. Elles giclent les adhérents trop chers !

... comme aux USA.

En cette fin 2011, banques, assurances, groupes financiers... se bousculent pour prendre leur part du gâteau.

 

Oui, ils se bousculent!

 

Dans cette optique spéculative, les Centres de Santé Mutualiste… eh bien... ils dérangent. 

M’enfin… cela veut dire quoi, ces médecins qui soignent sans faire de profit !!!!!

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Par Ramon BASAGANA
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 19:02

 

 

Frioul 1

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Marseille.

Mais aussi pour les amoureux du Vieux-Port...

 

… une super visite en ballon

 

 

     Bonne visite !

 

Attendre que ça charge.

Cliquer pour fermer et passer en mode plein écran.

Puis, avec la souris, déplacer la caméra sous tous les angles,

rotation complète, haut, bas ...
 

Cliquer sur les 7 ballons dirigeables pour changer de caméra

avec les 7 Points-de vue décrits ci-dessous.

Le Vieux-Port, Notre-Dame de La Garde, La Canebière,

comme jamais vous ne les avez visités.

 

http://www.marseille-tourisme.com/fr/a-marseille/marseille-vue-du-ciel/ 

 

Par Ramon BASAGANA
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 18:18

images-3

photo grece antique.net

 

Je me souviens d’un article dans Mariane, du 9 mars 2010, dans lequel Emmanuel Lévy titrait :

 

« La dette de la Grèce s’est vendu comme du petit pain » !

 

La Grèce était pointée comme un mauvais payeur.

Pourtant, les fonds d’investissement s’était rués comme des morts de faim pour souscrire à un emprunt qui, à l’époque, s’élevait à 5 milliards d’euros.

 

Pourquoi cette ruée vers les Cyclades ?

Aide internationale à un pays en difficulté ?

Que nenni !

Il s’agissait plutôt d’un formidable hold up pratiqué par les marchés financiers.

 

Un hold up légal, sans kalachnikovs.

 

Les marchés financiers n’avaient que fiche des Cyclopes fabricants de Feta, des pêcheurs d’éponges de Kalymnos ou des ménagères de Thesalonique. Tout ce qui les intéressait, c’était la formidable opportunité de gagner de l’argent que leur offrait la dette grecque.

 

Eh oui, un complot.

 

Soyons quand même honnêtes : complot, mais sans mafia!

Les Al Capone de Wall Street n’ont rien à voir avec ceux de Chicago.

Point de Colt: des I-phone, des Blackberry.

Point d’ « Incorruptibles » pour leur courir après, mais des déjeuners en cravate avec les eurodéputés ou les autorités régulatrices de l’euro. 

 

Comment ont-ils procédé ?

 

Temps n° 1 :

Ils ont parié sur la baisse du prix des obligations émises par le Trésor grec. Donc, ils ont acheté en masse ces obligations.

 

Temps n°2 :

Ils ont acheté des « credits default swap » (CDS). Ce sont des produits financiers qui assurent contre le défaut de paiement d’un Etat.

 

Temps n° 3 :

Ils ont fait le pari que la valeur de ces CDS allait augmenter.

Il suffisait pour cela de provoquer un cyclone financier :

selon une règle de trois bien connue des Al Capone de Wall Street, la panique fait grimper la valeur des CDS.

 

Temps n° 4 :

Revendre ces CDS plus cher qu’ils ne les avaient achetés et… empocher la différence.

 

Simple comme bonjour.

 

Moyennant quoi, les tiroirs-caisses de Wall Street se remplissaient

et ceux de Kalymnos se vidaient

(N’est-ce pas Archimède, qui avait décrit le principe des vases communicants ? ).

 

Prochaine étape l’Espagne.

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 19:14

 

UN PETIT DESSIN

VAUT MIEUX QU'UN LONG DISCOURS !  

 

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QUELQUES ANNÉES PLUS TARD...      

 

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      Il ne faut pas s'étonner du résultat après ça !

 

(Reçu du Dr ZARADE)


Par Ramon BASAGANA
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 20:38

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Francisco GOYA, 2 de Mayo

Musée du Prado - Madrid

 

J’ai appris aujourd’hui, mais est-ce une rumeur ?

Que l’Espagne vient d’emprunter 3,5 milliards d’€ à 6,975% sur 10 ans.

Un taux considéré par les analystes comme assassin

(à titre de comparaison, la France emprunte à 3,50% et l’Allemagne à 1,50%)

 

Pourquoi un pareil taux ?

Parce que les marchés financiers obéissent à une très curieuse logique du prêt :

 

Ils estiment que l’Espagne étant peu solvable, ils ont droit à une prime de risque. Pour eux, ce 6,975% est le surcoût que doit payer l’Espagne pour avoir eu la mauvaise idée de se trouver dans le besoin.

 

Bien entendu, 6,975% de 3,5 milliards de dollars, sur 10 ans, c’est beaucoup d’argent. Si quelqu’un sait le faire, j'aimerai bien savoir combien rapporte 6,975% de 3,5 milliards sur 10 ans… !?

 

Quoi qu’il en soit, les marchés financiers ont trouvé le moyen de gagner « beaucoup d’argent » à peu de frais :

Pourquoi prêter à 3% lorsque l’emprunteur est pris à la gorge, qu’il a besoin d’argent, et donc qu’il empruntera à coup sûr ?

 

Si je peux prêter à 7% au lieu de 3%, pourquoi m'en priver ?

 

Car cette « prime de risque » couvre un risque fondamentalement nul :

L’Espagne va payer, quoi qu’il arrive.

 

Prime de risque ?

 

De qui se moque-t-on ? De quel risque parlent les organismes financiers ? Ils savent parfaitement que l’Europe est derrière.

 

Ils savent aussi qu’il y a des élections en Espagne, et que c’est le moment de jouer du coude.

Et de miser sur une nouvelle augmentation de cette fameuse « prime de risque espagnole ! »

 

Au Moyen Age, ce type de transactions portait un nom: « usure »

Et ceux qui la pratiquaient étaient qualifiés « d’usuriers ».

Ils gagnaient beaucoup d’argent.

Certains finirent sur le bûcher.

 

 

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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  • Ramon BASAGANA
  • Le blog de Ramon BASAGANA
  • Homme
  • 15/01/1944
  • sud de la France
  • littérature Chine Espagne médecine Catalogne
  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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