Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 11:09

 

Fèves-coquelicot

 

Par ces temps de morosité budgétaire, écologique... j’ai fait comme tant d’amoureux de la nature qui ont la chance d'avoir un bout de jardin : j’ai planté des légumes.

En l’occurrence des fèves.

Blottis entre les plants, j’ai déniché ces coquelicots.

 

Des fleurs rouges, symbole de lutte,

Des pétales fines comme la soie,

Des graines généreuses.

 

J’ai souvenir d’une vieille chanson espagnole : La Dolores de Calatayud

 

Elle commence par ces vers :

 

El trigo entre todas la flores

ha elegido à la amapola

Y yo elijo a mi Dolores,

Dolores, Lolita, Lola.

 

(Le blé, parmi toutes les fleurs,

A choisi le coquelicot,

Et moi, je choisis ma Dolorès,

Dolorès, Lolila, Lola.)

 

Curieux langage, que celui du coquelicot: raffinement, abondance, générosité... amour.

 

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Par Ramon BASAGANA
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 19:58


 reute820

 (photo Reute 820)

La crise ?

 

Quelle crise ?

 

Selon une étude de l’INSEE, quelques dizaines de milliers de ménages –  sobrement qualifiés par l'INSEE de « personnes à très hauts revenus »  – , ont enregistré, entre 2004 et 2007,  une très forte augmentation de leur patrimoine.

 

Qui sont ces citoyens au-dessus du lot ?

-   Ils représentent 1% de la population française.

-   Ils déclarent au minimum 177.200 euros par ménage avec deux enfants ( A titre de comparaison, un ménage composé d’un père soudeur + mère instit + deux enfants, déclare environ 38.600 euros).

-   Le haut du panier de ce 1% (1‰ de la population française) déclare, par unité de consommation, 1.200.000 euros par an.

 

A quoi correspondent leurs revenus ?

-   Ce 1% de la population française empoche 5,5% des revenus d’activité + 32% des revenus du patrimoine + 48% des revenus exceptionnels déclarés (dividendes, plus-values)

-   Les autres 99% des Français ( à savoir vous et moi), touchent essentiellement les revenus de leur   activité.

 

 

Les revenus de ces citoyens « à très haut revenu », ont-ils progressé ?

-   Oui.

-   Selon l’INSEE, ils ont augmenté de 9,1 %.

-   Concrètement, les revenus de leur patrimoine ont augmenté de 46% et ceux de leurs revenus exceptionnels (essentiellement les actions) ont augmenté de 55%.

 

Les revenus des citoyens ordinaires (vous et moi) ont-ils augmenté ?

-   Non

-   Selon l’INSEE, entre 2004 et 2007, la part de revenu détenue par les neuf premiers déciles (90% des Français), ont diminué de 0,9%.

 

CONCLUSION 

 

Conformément aux lois de l’arithmétique basique, il faut s’attendre à ce que, au cours des 10 années à venir :

1.   L’espérance de revenu des enfants de 99% des citoyens ordinaires (vous et moi) soit revue à la baisse.

2.   L’espérance de revenu des enfants issus des 1% des Français riches soit revue à la hausse.

 

EPILOGUE:

  1.  Le nombre des pauvres va certainement augmenter. En 2007 ils étaient 8 millions à vivre sous le seuil de pauvreté, soit 13,4% de la population française. A combien s'élèveront-ils en 2017?

2.  Dans les années 70, Coluche avait failli se présenter aux élections présidentielles. Oui, vraiment !

2.   Si par miracle, la machine à remonter le temps nous le retrouvait, ... Cela donnerait quoi?

 

photo-restos-cur-L-4 

SOURCE : Revue VIVA, mai 2010



* L’unité de consommation (UC) correspond à un adulte seul. Dans une famille, le second adulte est compté pour 0,5 UC, chaque enfant pour 0,3 UC. Les Revenus et le patrimoine des ménages, collection «  Insee Références  », avril 2010, 16,50 €.

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Société
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 08:38

 

En Chine, se faire, « gouachiser » consiste à se faire racler le dos et autres parties du corps avec une petite palette en bois ou en corne.

Cela permettrait de soigner un tas de trucs et, surtout, de faire disparaître des centimètres de tour de taille, de hanches, de jambes, la culotte de cheval…

 

huoliao

 

Elodie, dans son excellent blog "Elodie en Chine", décrit une technique du « guasha » un peu particulière qu'elle intitule: "Le feu aux fesses". 

 

Un récit d'une étonnante fraîcheur, que je n'ai pu m'empêcher de reproduire. 


Le voici: 


« Il y a quelque temps, une amie habitant sur Suzhou m’avait parlé de ses séances de Guasha 刮痧 (et montré ses bleus aussi) me ventant ses effets amincissants. Estelle en avait aussi déjà parlé sur son blog il y a quelque temps : http://estelleenchine.over-blog.com/article-3239498.html alors, il ne m’en a pas fallu plus pour capter toute mon attention et me donner envie d’essayer !

  

J’ai donc trouvé un salon de beauté pas mal, non loin de chez moi pour me faire torturer avec amour. Le prix est un poil élevé (mais bon, on est à Zhangjiagang : ici on n’ a pas trop le choix, et puis pour une première fois je n’avais pas trop envie de tester ça dans une mini boutique pas forcément tip top). Enfin, non seulement il faut souffrir pour être belle, mais en plus il faut raquer un max !…

 

Le truc  pour se faire « gouachiser », en plus d’avoir un peu mal, c’est qu’il faut enlever ses vêtements… Et si aujourd’hui je n’ai fait ça que sur le dos et sur le ventre, les filles qui se faisaient « gouachiser » les fesses étaient bien toute nues. Alors, heureusement qu’on est qu’entre filles hein !

 

Bref, vous allez me dire quel est le lien entre mon titre : « avoir le feu aux fesses », et le guasha ?

 

 

Et bien dans le menu de guasha, on a non seulement du guasha, des ventouses chinoises, mais aussi l’ « enflammage de serviette » (火疗 huoliao = traitement par le feu). Ce dernier consiste à vous mettre une serviette sur l’endroit à traiter, badigeonner la serviette d’un liquide inflammable, et « foutre » le feu au tout :D.

Un espèce de film protecteur et une lotion font tout de même l’intermédiaire entre la serviette enflammée et votre peau. Dès l’instant que ça commence à devenir vraiment chaud, il faut prévenir la Fuwuyuan qui viendra à votre rescousse pour éteindre les flammes et par la suite vous fera un massage brûlant ».

Au tout début, on m’a fait ça sur le dos, alors je n’ai pas su tout de suite ce qui m’arrivait héhé… En tout cas ça ne fait pas vraiment mal. Et finalement je trouve ça assez marrant : surtout quand il s’agit de regarder brûler les fesses de sa voisine.


Voir: 

ELODIE EN CHINE


 

NOTE:

En France, les séances de guasha ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale.

 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 17:33

Va paraître aux éditions du Puits de Roulle un conte pour enfants inédit :

 

Le régime de Replète la Sorcière

De

Emma Messana

Illustrations de Clovis Perrin.

 

Couverture

 

Je ne l’ai pas encore lu, mais il s’annonce « super ».

Les auteurs semblent avoir déniché un drôle de chaudron…

Des bribes de mixture transpirent dans leur blog…

A suivre.

 

Pour plus de renseignements, voir

http://emmacollages.over-blog.com/

 link

ou encore : emmaconte@club.fr

 

Par Ramon BASAGANA
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 17:38

 

 

Les politiques s’étriquent depuis quelques jours sur fond d’interdiction de burqa. Les uns sont pour, les autres contre.

En fait, les uns sont contre parce que les autres sont pour, et ceux qui sont pour seraient contre, s’ils pressentaient que les autres vont être pour

Le tintamarre habituel à l’approche des pré-échéances électorales.

Dans le fond, les uns comme les autres se fichent de la burqa comme du premier string de Bernadette (pas Chirac, l’autre, Soubirou, celle qui a vu la Vierge). 

 

La seule voix cohérente dans cette cacophonie printanière est celle de Fadhéla Amara.

Sa position n’a pas bougé d’un iota.

Dans une vie antérieure, lorsqu’elle était présidente de « Ni putes ni soumises », elle s’était dressée haut et fort contre le port du voile et de la burqa. Aujourd’hui, sa position est inchangée. Elle l’affirme sans ambages : 

« Le voile intégral, c’est la mort sociale des femmes…            

Vous ne verrez jamais ces femmes devenir pilotes d’avion, ni institutrices, ni médecins…

Elles sont inscrites dans la mort sociale, elles n’existent pas… »                              

(France Inter, 23.04.2010)

 

Exagère-t-elle ?

 

Il y a quelque vingt ans, j’ai vu naître une jolie petite brune aux yeux bleus. Je l’ai vaccinée, pesée, mesurée, j’ai rempli son carnet de santé ; j’ai soigné ses petits et grands maux, ses rhinopharyngites, ses entorses lorsqu’elle jouait au hand, ses maux de ventre …

Je l’ai vue grandir.

Elle a passé son Bac, réussi des concours, empoché de prestigieux diplômes, des vrais, de ceux qui font pâlir d’envie les parents de France et de Navarre.                                                

Et puis, elle s’est lancée dans la vie active. 

Pas pour longtemps…

Un jour, sur les bords du Rhône, du côté des festivals, elle a rencontré un monsieur barbu. Oh ! pas Karl Marx, ni Raspoutine… non, un barbu aux cheveux courts, treillis, rangers… Quelques semaines plus tard, elle « prenait la burqa ».

Je dis "prenait", car, après tout, on dit bien de Bernadette Soubirou qu’elle « prit le voile » (pour les non initiés, c’était à Nevers, le 7 juillet 1866).

Le couple s’est installé en Avignon.

 

J’ai revu cette « petite » – ou plutôt je l’ai « entendue » – deux ans plus tard. Elle m’a emmené son bébé de 10 mois qui était malade. Elle est venue couverte de pied en cap – non pas comme le permet généreusement le niqab, qui laisse perfidement une fente pour les yeux et de la place pour un brin d’eyeliner, mais « nantie » d’un voile intégral, un vrai! Rien n’y manquait, même pas les gants !

Pour un médecin, soigner le bébé d’une maman que l’on a connue bébé, c’est un rayon de soleil.

Ce jour-là, le soleil était en R.T.T. : je n’ai vu que des nuages sombres.

J’ai quand même entendu sa voix… que je reconnus... derrière laquelle j’imaginais un visage.

Le barbu aux rangers était présent, mais il n’a pas ouvert la bouche. Il me toisait.

J’ai examiné le bébé, je l’ai pesé…

J’ai montré la balance à la maman : « Quand tu étais petite, c’est là, que j’ai calculé ta courbe de poids. » J’ai deviné qu’elle souriait.

Ils sont partis : lui devant, elle derrière avec son bébé.

Je ne les ai plus revus.

Que penser ? 

J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je retombe sur la même case :

« Elle avait bien le droit de s’habiller comme elle voulait…

... et de ne montrer de son corps que ce qu’elle avait envie de montrer ! »

Dans le fond, un string, un drap sur la tête… où est le problème ?

A l’emplacement près, n'est-ce pas du pareil au même?

Dans le temps, les Sœurs de saint Vincent de Paul portaient bien une cornette sur la tête, ventre-Dieu! Je m’en souviens, elle dépassait de la foule dans les gares et faisait la joie des photographes !

 

Mais ma patiente n’a rien à voir avec les Sœurs de saint Vincent de Paul.

Elle est retournée dans la citée des papes retrouver les voies impénétrables de Dieu.

Près d’un pont qui ne mène nulle part.

images

 (Photo provence-tours-marseille.com)

Pour être sincère, la seule question qui m’est venue à l’esprit, lorsque le couple a quitté mon cabinet, était celle-ci : « Si la petite veut reprendre son métier, est-ce que son mari sera d’accord ? »

Réponse ?

A ce jour, que je sache, elle ne travaille toujours pas.

Elle ne conduit pas non plus.

Bien que, au moins sur ce point, c'est peut-être mieux ainsi : par les temps qui courent la maréchaussée ne semble pas vouloir plaisanter avec le PV!

Que dire ?

Rien.

Toute attitude critique entraînerait, de la part du monsieur au treillis et aux rangers cette réplique désormais imparable : « Nous sommes au pays des droits de l’homme ! »

Personnellement, j’aime bien écrire homme avec un grand H.

 

 

 

Note :

 

Sainte Bernadette – pas celle de Corrèze, l’autre – a vécu au XIX° siècle. Il est à peu près certain qu’à cette époque, et notamment dans son couvent de Nevers, le « string » ne faisait pas partie du trousseau des novices. Peut-être tolérait-on les culottes Petit-Bateau ?

 

Avignon, printemps 2010 : une galiote remonte le Rhône, près d’un pont qui ne mène à nulle part… à contre-courant.


 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Société
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  • Je suis médecin, marié. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles!

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