Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 16:42

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La médecine moderne s’intéresse de plus en plus aux facteurs de risque environnementaux.

Effet de mode, nécessité ?

Les avocats se jetent dans la brèche, les politiques créent le principe de précaution, des partis politiques enfourchent les risques environnementaux comme cheval de bataille…

Notre association – l'APCME : golfe de Fos et pourtours de l’Etang de Berre –  travaille sur les risques environnementaux depuis le début des années 1980.

Un travail de pionniers. 
Du moins, le croyions-nous.

Car quelqu’un nous a précédés, un Italien.

Quelqu’un qui n’a rien à voir avec les commissions européennes, la mouvance verte… la mouvance rouge… puisqu’il a commencé ses travaux en... 1690.

Bernardino Ramazzini !

Curieux, ce Ramazzini !

Il naquit à Carpi, près de Modène, le 4 octobre 1633. Il étudia la philosophie et la médecine, qu'il exerça un peu partout en Italie, puis occupa la chaire de Théorie médicale à l’Université de Modène (1682).

Son cheval de bataille ?  La santé au travail.

Il écrivit un traité : "De morbis artificum diatriba", publié à Modène en 1700.

L’idée de ce livre germa quand un égoutier vint faire des travaux chez lui. Ramazzini remarqua que cet homme travaillait en grande hâte, très vite, à la limite de la précipitation ; il l’interrogea alors sur la cause de cette diligence. L’égoutier répondit que rester trop longtemps dans un tel lieu pouvait rendre aveugle.
Ramazzini sourit : il ne voyait pas comment le fait de nettoyer les égouts pouvait « rendre aveugle » !

Mais Ramazzini était un scientifique. Piqué de curiosité, il se mit à enquêter sur ce cas et découvrit que les égoutiers présentaient tous de sévères lésions aux yeux et que nombre d’entre eux, après des années de ce travail, devenaient aveugles.

Il relia très vite la pathologie occulaire aux substances acides (vapeurs d’ammoniacales) présentes dans les égouts ».

Ce fut une révélation.

Une nouvelle approche médicale était née. Ramazzini comprit que pour s’occuper correctement de la santé des travailleurs, il fallait se rendre sur les lieux de travail, interroger, visiter les fabriques…

C’était une façon de voir révolutionnaire et il dut faire face à au scepticisme, voire aux sarcasmes des autres médecins. Ils n’appréciaient guère l’idée d’une médecine aux « mains sales ».

Personne ne le suivit lorsqu’il soutint que pour se familiariser avec les odeurs dans le lieu de travail, il fallait commencer par visiter les latrines.

Il élabora un panel de 50 postes de travail en mentionnant les produits dangereux : poussières minérales, poussières végétales, vapeurs de mercure…, décrivit la chaleur, le froid, l’humidité comme facteurs de risque de maladie chez les souffleurs de verre, les fabricants de briques, les lavandières…

Il s’interrogea aussi sur la pollution. Par exemple celle provoquée par un laboratoire chimique qui déversait des vapeurs de vitriol dans l’atmosphère…

C’était en 1700 !

Sur le plan de la méthode, Ramazzini voulut compléter la méthodologie d’Hippocrate par une question :

« … & quam artem exerceat » :

Une question que peu de médecins savent encore poser en 2010 :

« Qu’est-ce que vous faites, comme métier ? »

 

 

 

 

 

 

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 19:55

 

Quelle est la place de l'activité physique dans la lutte contre le cancer ?

 

 

La question mérite d’être posée.

 

On sait que notre organisme possède des cellules tueuses naturelles (Natural Killer cells).

Des sortes de « Serial Killer Cells ».

Ces SKC jouent un rôle important dans la lutte contre les cellules cancéreuses et dans le domaine immunitaire.

Or, ces Cellules Tueuses voient leur activité citotoxique ( c’est-à-dire toxique contre les cellules cancéreuses) augmenter après une activité physique modérée par rapport à une activité sédentaire.

 

Afin d'y voir un peu plus clair, une équipe finlandaise a suivi 2.560 personnes pendant 16 ans.

 

Grâce à des outils théoriques complexes, ces Finlandais ont montré :

 

a)    Qu’une simple augmentation de 1,2 de l’activité physique moyenne diminue le taux de mortalité par cancer pulmonaire et gastro-intestinal. Et ce, même après correction des pourcentages en fonction de l’âge, de la consommation d’alcool et de tabac, de l’indice de masse corporelle et de l’ingestion de graisses ou de fibres.

b)    Que le risque de décès par cancer est réduit de 37 % chez les hommes qui pratiquent une activité physique intense ( par rapport à ceux qui pratiquent une activité physique basse).

c)    Que cet effet protecteur semble passer aussi par une action sur l'insuline. Celle-ci, en effet, est un facteur connu de prolifération cellulaire. Or, dans les 24 à 36 heures qui suivent une activité physique, le taux d’insuline baisse, donc celui de la prolifération cellulaire… donc, celui des cellules cancéreuses!

 
CONCLUSION: A nos raquettes, pelles, pioches, baskets... et même la pétanque ! 

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(illustration sportenphoto.org, webmaster Philippe Denis)


Source : 01/03/10
(JIM)
Dr Dominique-Jean Bouilliez
Par Ramon BASAGANA
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 11:22

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(Joseph STIGLITZ - Capture d'écran - VIMEO - Internet)

J. Stiglitz est l’ancien conseiller économique de Bill Clinton.

 

Il a parlé, lors de son passage à Paris, du virus de la cupidité.
Et dénoncé « la stupidité des marchés financiers ».

Louable démarche, surtout venant d’un prix Nobel d’économie (2001)!
Mais les marchés financiers se fichent bien pas mal des dénonciations, opprobres et autres anathèmes. 

Joseph STIGLITZ  pense que l'économie mondiale est en panne:

« Depuis deux ans, nous tournons en rond. Nous en restons à la surface des choses, aux bonus, aux traders. On a compensé par des emprunts ce qui ne va pas aux salaires. Ce qui a permis de maintenir la croissance et de rendre euphorique les marchés. »

Mais les marchés financiers se fichent de l'avis de Monsieur STIGLITZ  comme de la couleur des préservatifs chez les gardes suisses. 

 Il apporte ces informations  :

a)        40% des personnes qui sont au chômage aux Etats-Unis le sont durant plus de 6 mois,

b)        50% sont de jeunes afro-américains qui ne trouvent jamais de premier emploi.

c)         Le salaire médian aux Etats Unis ont baissé de plus de 4% entre 2000 et 2008.

d)        L’Etat américain a injecté plus de 180 milliards d’aides publiques dans les tubes de l’assureur américain AIG : cela équivaut à un quart de siècle d’aides à l’Afrique.

Ce qu'il ne dit pas, c'est que les « salaires » des grandes fortunes mondiales ont augmenté  de 400% !

Eh oui! tandis que le contribuable lambda voit son salaire baisser de 4%, les top-fortunes de la planète multiplient leurs revenus par 4 (non pas 4%, mais 400%) !!!

Joseph STIGLITZ affirme que pour sortir de la crise, il faut avant tout résoudre la question de l’endettement public.
Et de proposer trois solutions :

a) L’inflation (sauf que les créanciers seront contre le fait de perdre de l’argent. Donc, la solution n’est pas bonne).

b) La restructuration de la dette privée et publique (mais il semblerait que les banques s’y opposent car « ce serait reconnaître leurs mauvais placements ». Donc, la solution n’est pas bonne non plus).

c) Reste le « tripatouillage », c’est à dire ne pas s’attaquer aux problèmes systémiques et se contenter de relancer la croissance par l’emploi. « Faites du business et fermez votre g… » C’est  la solution qui devrait être choisie…

Je ne sais pas si J.STIGLITZ a raison. Probablement que oui, puisque c’est un économiste de renom…

Ce que je retiens, c’est qu’il y a un rapport de force entre d’une part les contribuables lambda, aussi nombreux et bruyants que les ouvrières d’une ruche – mais sans le pouvoir,

Et d'autre part  les top-fortunes, discrètes, silencieuses, aussi clairsemées dans le paysage planétaire que les edelweiss sur nos montagnes – mais détentrices du véritable pouvoir…

et aussi redoutables que les frelons tueurs. 

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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation - Communauté : Médecine
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 19:40
Article paru dans "La Marseillaise" du jeudi 21 janvier 2010.




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Par Ramon BASAGANA - Publié dans : Spéculation
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 21:26




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(Photo Reuters - Internet )
 

 

United Health Care –  l'une des plus importantes compagnies d'assurance des Etats-Unis – , commence à envoyer aux médecins des rapports personnalisés évaluant la qualité de leurs traitements des cancers.
 

A priori, rien à dire : le bon sens – et l’humilité – imposent au médecin de se soumettre à des protocoles d’évaluation de sa pratique.

Là où le bât blesse, c’est que le UnitedHealthCare commence par surveiller la prescription des médicaments les plus onéreux… Avec cette conclusion :

 "… certains sont prescrits de façon inappropriée".

Bien entendu, « de façon inappropriée » = « trop chers »

 

Ma conclusion en tant que médecin ?

 

Nous devons être extrêmement vigilants.

Vigilants face à la logique assurantielle qui guette notre système de santé. Si nous ne faisons pas attention, ce sont les Banques, les Sociétés d’Assurances, et non les Mutuelles, qui vont occuper le terrain…

Une objection souvent contrée par cette réplique: 

« M'en fous : la banque me rembourse mieux que la Mutuelle ! » 

 

Oui, bien sûr… Jusqu’au jour où l'adhérant (vous, moi...) ne sera plus rentable (trop vieux, trop malade…)

 
Je délire?
 

Je commence à entendre cette autre phrase, débitée sans état d'âme: 

 

« ça sert à quoi de lui mettre un pacemaker (pile pour le cœur) ? Il a 90 ans ! »

 Source: The Wall Street Journal - 8 février 2010 et Univadis 10 février 2010

Par Ramon BASAGANA - Publié dans : MEDECINE - Communauté : Médecine
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  • : Je suis médecin, marié, deux filles. Passionné par la médecine. A l'affût des détresses évitables. J'aime écrire, lire dans "la mémoire des pierres", sonder le présent, décrypter l'avenir. ... Et livrer mes trouvailles

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